L’eau

Posté le 27/03/19

Face à la réduction du débit des cours d’eau, aux sécheresses estivales de plus en plus fréquentes et à l’augmentation de la population, l’eau potable est plus que jamais une ressource à préserver. Économiser l’eau c’est réaliser des économies financières et préserver la ressource.

Le saviez-vous ?

  • 150 Litres : c’est la consommation d’eau moyenne par jour d’un Français.
    La quantité d’eau consommée chaque jour par les habitants de la Métropole de Lyon représente l’équivalent de 82 piscines olympiques !
  • Une famille de 2 adultes et 2 enfants consomme annuellement 120 m3 d’eau… soit l’équivalent d’une piscine.
Répartition de nos consommations domestiques

Nous pouvons réduire les consommations de la plupart des usages de l’eau en associant deux actions :

  • L’installation d’équipements performants : réducteurs de débits sur les robinets ; chasse d’eau et douchettes éco ; lave-vaisselle et lave-linge performants…
  • Un travail sur les comportements : privilégier les douches courtes aux grands bains ; couper l’eau quand on se savonne ou quand on se brosse les dents ; réparer les fuites rapidement…
  • Pour aller plus loin : en maison individuelle, l’installation d’une cuve de récupération d’eau pluviale permet de pouvoir arroser le jardin sans utiliser de l’eau potable ; pour le lavage de la voiture, il vaut mieux privilégier les stations de lavage qui sont équipées pour traiter les eaux usées.

Quelques repères sur l'eau dans notre quotidien

  • 1 m3 = 1 000 litres
  • Consommation moyenne des ménages en France : entre 35 et 50 m3 par personne et par an, soit 95 à 150 litres d’eau par jour.
  • Prix de l’eau moyen : 3,50€ le m3 avec abonnement.
  • Une consommation de 150 m3/an, foyer de 3 personnes, entraîne une facture de l’ordre de 525 €, abonnement compris.
  • Consommation d’eau chaude sanitaire : environ 30 litres par jour et par personne.
  • La salle de bain et les toilettes représentent le plus gros poste de consommation d’eau du logement, environ 60%.

De nombreuses solutions existent pour faire des économies d’eau, elles peuvent être réalisées facilement et permettent d’économiser sur les factures d’eau et d’énergie !

Quelques bonnes pratiques

  • Utiliser l’eau avec sobriété et à bon escient.
  • Préférer la douche au bain, prendre des douches avec coupure et limiter la durée des douches à 4 minutes. Il existe des sabliers pour vous aider.
  • Couper l’eau autant que possible : pendant le lavage des mains, le brossage des dents, le rasage, en lavant la vaisselle.
  • Utiliser un verre pour se rincer les dents et un bac pour rincer la vaisselle.
  • Remplir complètement le lave-linge et le lave-vaisselle avant usage. L’acquisition d’un lave-vaisselle et d’un lave-linge économiques en énergie et en eau (classe A++) doit être envisagée.
  • Récupérer l’eau de la douche en attendant l’arrivée de l’eau chaude, de lavage des légumes, … Cette eau peut servir à arroser les plantes, le jardin, nettoyer les sols, tirer la chasse d’eau, se faire un bain de pied, …

Des liens utiles :

Réduire la pression

La pression du réseau d’eau peut varier de 1,5 à 6 bars, une pression « normale » se situe à 3 bars. 
Une trop forte pression dans les canalisations provoque des coups de « bélier » ce qui abîme prématurément les pompes des machines à laver et augmente le débit d’eau aux robinets. L’installation d’un réducteur de pression permet d’y remédier.

Astuce : Votre pression est trop élevée (> 4 bars) si vous remplissez un seau de 10 litres en moins de 35 secondes – Coût : 50€ de matériel + 50€ de pose

Utiliser le bon matériel

Pour les toilettes

  • Chasse d’eau interrompable : ce système permet de stopper la chasse d’eau en fonction du besoin : soit en appuyant une deuxième fois pour un bouton poussoir ou en relâchant la tirette – Coût : entre 30 et 40€ ; soit à l’aide d’un poids installé sur le système de chasse d’eau – Coût : entre 4 et 8€
  • Chasse d’eau double commande : le système de chasse d’eau double flux (3 ou 6 litres) permet de vider partiellement ou entièrement le réservoir de la chasse d’eau en fonction des besoins. Attention : si vous adaptez ce système à un réservoir d’une capacité de 9 litres, il aura un fonctionnement de 4,5 ou 9 litres – Coût : autour de 35€ (éviter les matériels bas de gamme) / Coût réservoir de chasse d’eau (matériel + pose) : entre 100 et 150€
  • Plaquette / bouteille : le principe est d’occuper de l’espace dans le réservoir afin de diminuer le volume d’eau disponible ; différentes solutions existent : le sac WC : économies pour une diminution de 2 litres par chasse : 8 m3 pour une famille de 4 personnes, soit 20€/an – Coût : entre 3€ et 7€ ; la plaquette WC : économies : 2 à 3 litres d’eau par chasse – Coût : 10€
  • Les toilettes sèches : les toilettes sèches ne requièrent aucune utilisation d’eau. Plusieurs technologies existent (à compost / à séparation etc.) pouvant convenir aux différentes contraintes d’usage ou de bâtiment. Elles conviennent mieux aux ménages disposant d’une zone de compostage (jardin par ex.) mais il n’existe pas d’interdiction formelle et générale concernant leur utilisation en zone urbaine ou en habitat collectif. Vous pouvez les construire vous-même ou les acheter telles quelles.

Pour la douche

Le débit d’une pomme de douche classique est de 12 à 20 litres/minute sous une pression de 3 bars. Un bain consomme entre 120 et 200 litres. Une douche de 4 minutes sans interruption consomme de 50 à 80 litres d’eau, soit un coût de l’ordre de 250 à 300€/an sur la facture d’une famille de 4 personnes.

  • Une pomme de douche économe permet de réduire le débit d’eau en procurant le même confort d’utilisation. Débit conseillé : 8 litres/minute – Coût : entre 15 et 25€
  • Réducteur de débit : il se positionne entre le robinet et le flexible. Débit conseillé : 8 litres/minute – Coût : entre 7 et 10€
  • Mitigeur et Mitigeur thermostatique : le mitigeur permet un réglage plus rapide et plus précis de la température de l’eau et donc, de réaliser des économies d’eau et d’énergie. En effet, il évite de régler séparément l’eau froide et l’eau chaude comme le font les mélangeurs. Le mitigeur thermostatique permet de prérégler la température désirée de l’eau chaude – Coût : de 50 à 150€

Pour le lavabo et l’évier

Sous une pression standard de 3 bars, un robinet débite au minimum 12 litres/minute et peut aller jusqu’à 30 litres/minute en cas de pression trop importante.

  • Réducteur de débit : appelés aussi mousseurs, ils permettent de diminuer le débit à la sortie de votre robinet. Débits conseillés pour le lavabo de la salle de bains : 2,5 litres/minute en cas de stockage par cumulus ; 5 litres/minute pour une chaudière instantanée afin d’assurer son déclenchement. Débit conseillé pour l’évier de la cuisine : 5 l/min – Coût : entre 4 et 9€
    Conseils :
    un réducteur dit « autorégulé » assure la même réduction de débit même si la pression de votre système est supérieure à 3 bars.
  • Mitigeur : le mitigeur permet un réglage plus rapide de la température désirée et donc de faire des économies d’eau et d’énergie.
    Conseils : choisir un mitigeur dont la forme et le diamètre du robinet sont compatibles avec l’installation d’un réducteur de débit – Coût : entre 60 et 100€

La plupart de ces matériels d’économie d’eau sont disponibles dans les magasins de bricolage et sur internet.

À la chasse aux fuites !

Les fuites d’eau sont responsables d’une surconsommation que vous pouvez payer cher :

  • Un robinet qui goutte peut gaspiller 120 litres par jour, soit environ 150 €/an,
  • Une chasse d’eau qui fuit gaspille entre 140 et 600 litres par jour, soit un coût de 180 à 770 €/an.

Pour repérer une fuite d’eau, relevez les chiffres sur fonds noir et blanc de votre compteur le soir et le matin suivant sans avoir utilisé d’eau pendant une période d’absence (nuit, week-end, vacances). Si vous constatez une augmentation entre les deux relevés, c’est qu’il y a une fuite.

Astuce : mettre du colorant alimentaire dans le réservoir des toilettes, si la couleur se diffuse dans la cuvette, c’est qu’il y a une fuite d’eau. Identifier d’où vient la fuite pour la réparer, faire éventuellement appel à un plombier. Des joints en bon état permettent d’éviter les fuites d’eau, vérifiez-les régulièrement.

Et pourquoi pas l'eau de pluie ?

Utiliser de l’eau de pluie pour certains usages

La récupération de l’eau de pluie et son usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments est réglementée par l’arrêté du 21 août 2008. Dans le cadre de cet arrêté, les seuls usages autorisés sont :

  • Usages extérieurs (arrosage, lavage des véhicules, etc.) ;
  • Alimentation des chasses d’eau de WC et lavage des sols ;
  • À titre expérimental, lavage du linge, sous réserve d’un traitement adapté de l’eau de pluie ;
  • Usages professionnels et industriels, à l’exception de ceux requérant l’usage d’une eau potable.

La Métropole de Lyon ne recommande pas ces usages des eaux pluviales. L’infiltration dans le sol et l’arrosage sont à privilégier. 

Stocker l’eau de pluie : quelle cuve pour quelle quantité ?

Évaluer ses besoins en fonction des utilisations envisagées (lavage extérieur, jardin…) permet de dimensionner au mieux son système de récupération d’eau.

Estimer vos besoins et votre potentiel de récupération : Fiche « récupération de l’eau de pluie ».

Le logiciel « Parapluie » évalue et compare différentes solutions afin d’optimiser les dimensions des ouvrages et donc de faire des économies : https://www.parapluie-hydro.com/

Différents types de cuves existent :

  • Les cuves extérieures : installées près de la descente de gouttière, ces cuves de faible capacité sont destinées à un usage extérieur. Elles sont vidangées en hiver pour éviter le gel et doivent être équipées d’un couvercle verrouillable pour protéger l’eau des UV et par souci de sécurité (risque de noyade). La gamme va de la simple bassine à des cuves plus esthétiques.
  • Les cuves enterrées : elles sont en général destinées aux stockages importants à usage domestique. Outre l’absence d’impact visuel, l’intérêt de cette solution est que l’eau est conservée à l’abri de la lumière et à la température du sol. Cela évite le développement bactérien et le risque de gel. Elles doivent être placées à proximité de la maison, en général entre 2 et 10m et être équipées d’une trappe de visite.
    Quelles aides financières ?

Quelles aides financières ?

Des collectivités dont certaines pionnières en matière de récupération d’eau pluviale proposent des subventions financières pour encourager la démarche. Certaines communes du Rhône et de la Métropole proposent des aides financières pur ce type de solutions, comme Genay qui subventionne à hauteur de 300€ l’installation d’une cuve de récupération d’eau de pluie. Pour plus d’information concernant ces aides communales, prenez contact avec nos conseillers.

Et les toilettes sèches ?

De l’eau potable dans nos toilettes !!
20 % de l’eau potable utilisée dans les ménages français l’est dans les toilettes. Si l’utilisation d’eau de pluie pour les sanitaires s’avère complexe, l’installation de toilettes sèches est une solution intéressante.

Les toilettes sèches ne requièrent aucune utilisation d’eau. Plusieurs systèmes existent (à compost / à séparation, etc.) pouvant convenir aux différentes contraintes d’usage ou de bâtiment. Elles conviennent aux ménages disposant d’une zone de compostage (jardin par exemple). Vous pouvez les construire vous-même ou les acheter telles quelles.

Dans certaines zones non raccordées au tout à l’égout, des municipalités peuvent faire le choix des toilettes sèches. Dans le Grand Lyon, le Parc de Parilly est pourvu d’une toilette sèche depuis 2011.

Information sur les toilettes sèches : www.toilettesdumonde.org/

Suivre ses consommations d'eau

Un suivi régulier de vos consommations d’eau permet d’anticiper le montant de votre prochaine facture et de vérifier les mètres cubes économisés suite aux actions que vous mettez en place.

  • Le compteur d’eau
 : votre compteur peut se situer à l’extérieur du logement (le plus souvent quand on habite une maison) ou à l’intérieur (en général dans les toilettes ou la salle de bain).
  • Le suivi manuel : (avec ce tableau)
 Relevez les chiffres sur fond noir (m3) (une relève mensuelle est suffisante). Vous pouvez ensuite noter vos relevés dans le tableau ci-dessous. Ne remplissez le tableau qu’avec vos relevés et allez ensuite sur l’onglet « consommations »
  • Le suivi automatique (ou télé relève) : De plus en plus de compteurs d’eau permettent de faire de la télé-relève automatique (compteurs communicants). Ainsi, les mesures sont facilitées (de nombreux compteurs d’eau sont difficiles d’accès) et la facture est directement établie en fonction des consommations réelles (il n’y a donc plus d’estimation de consommation). Dans ce cas, votre consommation est accessible sur le site internet de votre distributeur d’eau via un espace client sécurisé.

Liens utiles pour suivre vos consommations d’eau

  • Pour suivre vos consommations d’eau et d’énergie : www.ecolometre.com/
  • Pour faire des simulations de consommation d’eau : www.oieau.org/consommation/
  • Guide pratique de télérelevé des compteur d’Eau du Grand Lyon à télécharger ici
  • Pour tester et mesurer vos consommations chez vous : empruntez la « b’watt », notre mallette d’outils de mesures pour mieux comprendre vos consommations d’eau et d’énergie chez vous.

 

 

Chauffage et Eau Chaude Sanitaire (ECS)

Posté le 11/07/18

C’est souvent lorsque la facture de chauffage devient trop lourde, ou que la chaudière tombe en panne que l’on s’interroge sur le changement du système de chauffage. Mais que faire ? Réaliser des travaux d’isolation, changer d’énergie, ou remplacer le chauffage à l’identique ?

Améliorer l’isolation de son logement est bien sûr l’étape préalable indispensable pour réduire ses consommations de chauffage et d’énergie. Ensuite, en fonction de votre approche et de votre projet, plusieurs questions peuvent se poser pour choisir votre système de chauffage.

Quelle énergie pour mon chauffage ?

Pour faire le meilleur choix, il est important d’avoir une réflexion globale, qui prend en compte le montant d’investissement, le coût de fonctionnement (combustible) et le coût d’entretien. Notre fiche sur le choix d’un système de chauffage aborde tous les éléments essentiels pour vous décider d’un point de vue technique, économique et environnemental.

De plus, l’étiquette DPE ou le niveau de consommation finale visé peuvent influer sur le type d’énergie que l’on souhaite, ou plutôt que l’on ne souhaite pas utiliser pour se chauffer. En effet, si l’on prend le cas de l’électricité, une « pénalité » lui est accordée dans tous les calculs thermiques, qui traduit les « pertes en ligne » de ce vecteur énergétique entre ce qui est prélevé dans la nature (énergie primaire) et ce qui est utilisé et payé par le consommateur (énergie finale). Ainsi, il faut multiplier par 2,58 les kilowattheures consommés pour avoir le niveau de consommation qui apparaîtra sur l’étiquette DPE. Les autres énergies n’ont pas cette pénalité.

Chauffage central ou appareil indépendant ?

Pour chauffer son logement, il est possible d’avoir recours à un système de chauffage central ou à un ou des appareils indépendants. La taille du logement, sa configuration et son niveau d’isolation influent sur le choix.

Le chauffage central

Le chauffage central est composé d’une production de chaleur (chaudière bois, gaz, fioul ou pompe à chaleur) et d’un réseau de distribution de la chaleur produite. Le chauffage central assure une bonne répartition de la chaleur dans le logement, la chaleur est diffusée là où on le souhaite (par les radiateurs, planchers chauffants, insufflation d’air chaud plus rarement). Les chaudières à condensation sont très fréquemment proposées et offrent des rendements intéressants. Pour en savoir plus : notre fiche sur les chaudières condensation.

Les appareils indépendants de chauffage

Les appareils indépendants dégagent la chaleur là ou elle est créée. C’est le cas des poêles (bois, gaz, granulés) mais aussi des radiateurs électriques. Par conséquent, ils auront tendance à créer des zones plus froides lorsque l’on s’éloigne. En revanche, les appareils indépendants reviennent souvent moins chers que l’installation de chauffage central. Ils sont à privilégier dans les logements plus petits, avec des volumes plutôt ouverts, ou alors en complément d’un chauffage central.
Avec l’arrivée des logements très performants énergétiquement, pour des maisons jusqu’à 120 ou 130 m², le chauffage central ne se justifie plus forcément.

Le cas du chauffage en appartement

Pour le cas spécifique des appartements, le chauffage peut être collectif (une chaudière pour tous les appartements) ou individuel (chauffage central dans l’appartement ou appareil indépendant de chauffage) qui peut être central ou indépendant. En téléchargeant notre fiche sur le chauffage en appartement, vous trouverez des conseils pour vous aider à faire votre choix.
Pour les immeubles en chauffage collectif, les réflexions se font à l’échelle collective (copropriété). N’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus.

Comment produire l’eau chaude sanitaire ?

Le choix d’un système de chauffage a une influence directe sur la production d’eau chaude sanitaire (ECS). L’ECS peut être produite par une chaudière, ou par un appareil dédié. Les appareils dédiés les plus courants sont : le cumulus électrique, le chauffe bain gaz, le chauffe-eau solaire individuel (CESI) et le chauffe-eau thermodynamique (CET).
Dans un bâtiment basse consommation, l’eau chaude sanitaire peut consommer autant d’énergie que le chauffage. Pour atteindre le niveau d’exigence de la réglementation thermique 2012 ou celui du label BBC EFFINERGIE, le recours à un système de production d’ECS très efficace ou utilisant une source d’énergie renouvelable devient incontournable.
N’hésitez pas à consulter un conseiller pour plus d’informations.

Quelle efficacité peut-on attendre de son système ?

L’efficacité d’un système de chauffage dépend de son rendement de production de chaleur, de son rendement de distribution et de son rendement de régulation.

Le rendement de production

Le rendement de production varie en fonction des systèmes et ne sera pas le même si l’on fait installer une chaudière basse température ou à condensation, une PAC ou un poêle à bois.

Le rendement de distribution

Le rendement de distribution dépend quant à lui de l’efficacité de la distribution de chaleur. Ainsi, on préférera une chaudière installée dans le volume chauffé plutôt qu’installée dans le garage avec des canalisations non isolées.

Le rendement de régulation

« Chauffer ce qu’il faut quand il faut ». Certains appareils bénéficient de systèmes de régulation ou de programmation ; ils permettent d’optimiser la mise en route du chauffage suivant des plages horaires et en fonction d’une température de consigne. Pour les appareils qui n’en sont pas équipés, c’est l’utilisateur qui devra être vigilant pour chauffer au plus juste. Avec ou sans programmation, vous trouverez plus d’informations sur les bons réflexes à avoir pour économiser l’énergie dans notre rubrique « agir et choisir durable ».

Hydroélectricité

Posté le 27/06/18

L’hydroélectricité utilise l’énergie des flux d’eau pour produire de l’électricité : fleuves, rivières, chutes d’eau, courants marins, etc. C’est la première source d’énergie renouvelable en France.

Comment fonctionne une installation hydro-électrique ?

Une installation hydroélectrique comporte deux éléments principaux :

  1. une roue, appelée turbine, qui transforme l’énergie cinétique de l’eau en énergie mécanique ;
  2. une génératrice qui transforme l’énergie mécanique issue de la turbine en énergie électrique.
    L’eau est amenée par une conduite forcée ou un canal provenant d’une retenue ou d’un piquage sur une canalisation existante. La force de l’eau actionne la turbine qui entraîne soit directement des machines (meules, scies, etc.) pour une exploitation mécanique, soit un générateur électrique. L’eau est ensuite restituée à son milieu par un canal de restitution.
Schéma d’une centrale hydraulique – Source : Ténergie

La puissance électrique d’une installation hydraulique est déterminée à partir :

  • du débit d’eau ;
  • de la hauteur de chute.

Ces deux éléments sont donc à mesurer précisément pour analyser le potentiel d’un site.

La règle de calcul simplifié utilisée est la suivante : P = 7 x Q x H

P : puissance maximale brute en kilowatts (kW)

Q : débit maximum en m3/s
H : hauteur nette de chute en m (hauteur entre le point de la prise d’eau et le niveau le plus bas de l’eau rendue à la rivière)

7 est un coefficient tenant compte de l’accélération de la pesanteur (9,81 N/m²) et des divers rendements des machines.
Attention : plus la chute d’eau est basse, plus le débit d’eau nécessaire est important. Or plus le débit d’eau est grand plus la machine à installer est grosse, donc chère. Par conséquent un projet hydraulique est réalisable si la hauteur de chute est supérieure à 2 ou 3 mètres.

Les différentes turbines

Le type de turbine à utiliser dépend des caractéristiques du site : hauteur de chute, débit et variabilité du débit. Hormis les roues à aubes, que l’on utilise pour la rénovation de patrimoine, on distingue ainsi trois grandes catégories de turbines modernes : les turbines à action, les turbines à réaction, et les vis hydrodynamiques.

Stockage d’énergie

La plupart des petites installations hydroélectriques fonctionnent « au fil de l’eau », c’est-à-dire sans stockage : elles ne modifient pas le régime des eaux et vivent au rythme des saisons, des pluies et de la fonte des neiges.
À l’inverse une grande centrale hydroélectrique stocke l’eau dans un réservoir : le barrage hydraulique.
Il est cependant possible pour une petite centrale hydraulique de réaliser un stockage d’énergie grâce à une retenue d’eau, un étang par exemple.

Impact sur la vie aquatique

Lorsque cela est nécessaire (selon les espèces de poissons vivant dans le cours d’eau et selon si le cours d’eau est une voie de migration), les poissons des cours d’eau franchissent l’installation hydraulique grâce à une passe spécialement aménagée et appelée échelle à poissons.

Échelle à poissons – Source : Wikipédia

Par ailleurs un débit réservé minimal garantissant un bon développement des animaux aquatiques est dorénavant établi : ce débit minimal ne doit pas être inférieur à 1/10ème du débit annuel du cours d’eau.

Utilisation de l’électricité produite

Autoconsommation de l’électricité sur le site de production

L’énergie électrique récupérée peut, par exemple, permettre l’alimentation d’unités de production d’eau potable ou de centrales de traitement des eaux usées.
Pour un usage domestique, l’électricité produite peut éventuellement être stockée dans des batteries d’accumulation, si des besoins importants sont concentrés sur une courte durée.

Injection sur le réseau public de distribution

La production électrique peut être injectée sur le réseau et vendue à EDF (ou la régie).
Au niveau de l’interface avec le réseau, deux options de branchement sont possibles :

  • l’injection de la totalité de la production sur le réseau : dans ce cas, l’intégralité de la production est vendue au tarif réglementé. Un point de branchement spécifique à la production est alors créé par Enedis (ou la régie).
  • l’injection des excédents (ou surplus) de la production sur le réseau : dans ce cas, la production électrique consommée sur place par les appareils en cours de fonctionnement (appelée autoconsommation) n’est pas comptabilisée par le compteur de production, mais vient réduire le décompte de la consommation. Seul le surplus de la production par rapport aux consommations instantanées est vendu.

Le raccordement au réseau public de distribution impose quelques démarches administratives particulières, à savoir :

  • la déclaration du système au niveau du ministère avant sa mise en service ;
  • la contractualisation avec Enedis (ou la régie) d’un raccordement et d’un accès au réseau via la signature d’un contrat de raccordement ;
  • l’assurance responsabilité civile du système de production.

Raccordement au réseau en site sécurisé

Pour certains sites raccordés particuliers au réseau, il est souhaité que le système puisse apporter un secours d’alimentation en cas de défaut réseau : c’est le cas des sites installés en bout de ligne ou dans les zones non interconnectées (DOM par exemple).

Réaliser un projet hydro-électrique : suivez les étapes !

Étape 1 : Calculer le potentiel du site

Pour cela, mesurer ou estimer la hauteur de chute et le débit d’eau.

Étape 2 : Vérifier que vous avez l’autorisation d’exploiter l’eau

Pour de nouvelles installations, une autorisation d’exploiter la ressource hydraulique doit être demandée auprès du service chargé de la police des eaux (DREAL). En pratique, cette demande d’autorisation est longue et fastidieuse, c’est pourquoi il est préférable de détenir une autorisation illimitée, appelée droit d’eau, notamment si le projet est de petite taille.
Le droit d’eau est acquis lorsqu’il est possible de fournir ou prouver :

  • un acte de vente de bien national avec mention du droit d’usage de l’eau à perpétuité.
  • la justification d’existence de la prise d’eau avant l’abolition des droits féodaux (4 août 1789).
 Un outil utile : la carte de Cassini.
  • l’existence d’une autorisation d’exploiter avant le 19 octobre 1919 : si la puissance de l’installation est inférieure à 150 kW, l’autorisation est perpétuelle.
  • vérifiez que la rivière n’est pas classée.
  • si vous voulez prélever entre 2 et 5 % du débit de la rivière, réalisez une simple déclaration de prise d’eau auprès de la Préfecture.
  • pour un prélèvement plus important (> à 5%), réalisez une demande d’autorisation. L’instruction de la demande peut prendre plusieurs années.

Étape 3 : Déposer le permis de construire

À votre mairie, si le bâtiment contenant les machines est à rénover ou à construire.

Étape 4 : Contacter fournisseurs et/ou bureaux d’études

Pour faire dimensionner et chiffrer votre projet.

Étape 5 : Contacter les financeurs potentiels

Pour connaître leur politiques d’aide et la procédure d’attribution.

Étape 6 : Réaliser la demande de raccordement au réseau

Auprès de Enedis (ou de la régie).

Étape 7 : Réaliser les démarches administratives nécessaires à la mise en place du contrat d’obligation d’achat

  • demande de certificat ouvrant droit à l’obligation à la DREAL ;
  • demande de contrat d’achat auprès de EDF (ou de la régie).

Étape 8 : Envoyer la facture acquittée à vos financeurs pour obtenir le versement des subventions une fois les travaux achevés

→ Votre projet n’est pas dans le département du Rhône ?
Contactez votre Espace Info-Énergie pour connaître les démarches à faire chez vous. Ses coordonnées sont disponibles sur le site www.faire.fr ou au 0 808 800 700 (prix d’un appel local).

Coûts et financements

Investissement

Les coûts d’investissement d’un projet hydraulique sont très variables et dépendent en particulier de la puissance à installer, des contraintes environnementales, des contraintes du site, du type de matériel, etc..
A titre d’ordre de grandeur, le budget à prévoir pour des installations de puissance supérieure à 100 kW est compris entre 400 et 2 100 € /kW, alors qu’il peut atteindre jusqu’à 6 100 € /kW pour des installations de puissance inférieure à 30 kW.Le coût des études préalables est très variables, de 5 000 € à 50 000 €, même pour les très petites puissances.

Les coûts d’une telle installation comprennent les coûts de :

  • études et demandes d’autorisation ;
  • génie civil ;
  • matériel hydrogénérateur : c’est l’ensemble turbine-génératrice ;
  • appareillage électrique : transformateur, armoire d’automatisme, armoire de puissance, coffret de protection et condensateur ;
  • raccordement au réseau.

Un marché de l’occasion existe pour l’ensemble turbine-génératrice, ces matériels étant robustes et ayant une durée de vie de plusieurs dizaines d’années.

Subventions et aides financières

Pour les installations des particuliers propriétaires occupants : bénéficiez d’un crédit d’impôt de 30%.

Pour l’électrification de votre résidence principale, d’un bâtiment à usage professionnel ou à vocation touristique : bénéficiez des aides du programme d’électrification national (le FACE) si :

  • le coût de l’électrification par énergie hydraulique est inférieur à celui du raccordement au réseau : un devis de raccordement est donc à faire réaliser par Enedis ;
  • votre mairie vous accorde l’autorisation d’électrifier le site : c’est donc elle que vous devez contacter en premier ;
  • vous acceptez la participation financière qui vous est proposée.

Bon à savoir :

  • un minimum de 5 % de l’assiette finançable reste à votre charge ;
  • le maître d’ouvrage de votre installation est soit votre syndicat d’électrification, soit EDF ;
  • après financement, le système est concédé à EDF qui en assure l’entretien et l’exploitation et passe avec vous un contrat qui stipule les conditions de fourniture de l’électricité.

Vente de l’électricité produite

Pour favoriser le développement de l’électricité renouvelable, le gouvernement a mis en place un système d’obligation d’achat. Pour les systèmes hydroélectriques raccordés au réseau, cela se traduit par l’obligation donnée à EDF (ou à la régie) d’acheter la production que vous injectez sur le réseau à un tarif réglementé (c’est-à-dire imposé par la loi).
Peut bénéficier d’un contrat aux tarifs réglementés, une installation dont les organes fondamentaux (générateurs) n’ont jamais produit d’électricité à des fins d’autoconsommation ou dans le cadre d’un contrat commercial.
Pour les installations ayant déjà été mises en service, l’accès aux tarifs dépend d’un investissement dans des travaux de rénovation minimale.
Afin de bénéficier du tarif d’achat « neuf », vous devez :

  • demander à votre DREAL un certificat attestant que vous pouvez bénéficier de l’obligation d’achat ;
  • signer avec EDF (ou la régie) un contrat d’obligation d’achat.

Notez que si EDF (ou la régie) est obligé d’acheter votre production si vous le lui demandez, de votre côté vous n’êtes pas obligé de lui vendre votre électricité. Vous pouvez en effet vendre votre production à un autre acheteur volontaire et éligible. Si tel est votre choix, la difficulté est alors de trouver un acheteur qui vous propose un tarif intéressant comparé au tarif réglementé.

Adresses utiles

Syndicats de producteurs hydrauliques

Électricité Autonome de France (EAF)
La Boursidière
BP 48
92357 Le Plessis Robinson
www.federation-eaf.org

Fédération française des Amis des Moulins (FFAM)
Secrétariat
André Garrigues
Rouffiac 48000 St Bauzile
www.moulinsdefrance.org

France Hydro Électricité
66 rue de la Boétie
75008 Paris
www.france-hydro-electricite.fr

 

 

Éolien

Posté le 27/06/18

Une éolienne est une machine permettant de convertir l’énergie cinétique du vent en énergie électrique. Pour mener à bien un projet éolien dans de bonnes conditions, plusieurs points sont à étudier et certaines démarches doivent être effectuées.

Comment ça fonctionne ?

Le principe

Le principe de fonctionnement est simple : le vent fait tourner des pales, fixées sur un rotor installé au sommet d’un mât vertical. Le générateur est alors mis en mouvement et transforme l’énergie mécanique en énergie électrique. La production d’électricité éolienne présente de nombreux atouts. Il s’agit d’une source d’énergie renouvelable non polluante utilisant une ressource locale. Ainsi, elle contribue à la lutte contre l’effet de serre et à l’indépendance énergétique du pays. Enfin, les sites d’implantation sont facilement réutilisables à la suite du démantèlement des installations.

Les différents éoliennes

Axe horizontal

L’axe de leur rotor est parallèle au sol. Ce type d’éoliennes est généralement muni d’une hélice à trois pales assurant un bon rendement théorique, plus rarement de deux, voire d’une seule.
 Le système de l’hélice présente en effet le meilleur coefficient de puissance. Actuellement, ce sont celles qui donnent les meilleures garanties sur les plans technique et économique.
 Elles nécessitent un dispositif d’orientation de la nacelle pour suivre la direction du vent. Certaines captent le vent de face (au vent), d’autres de dos (sous le vent).

Axe vertical

L’axe de leur rotor est perpendiculaire au sol. Ces éoliennes captent le vent quelle que soit sa direction et ne nécessitent donc aucun dispositif d’orientation. En théorie, elles s’adaptent donc mieux aux zones de vent irrégulier générant des turbulences. Mais le savoir-faire et le retour d’expérience sont moindres sur ce type de machines. En effet, elles n’ont pas bénéficié de l’expertise acquise sur les éoliennes industrielles exclusivement constituées de machines à axes horizontaux.
Les éoliennes verticales ont un rendement moitié moindre que les éoliennes horizontales. Elles permettent de produire de l’énergie dans les zones avec des turbulences (zones urbaines par exemple) et d’être un peu plus silencieuses mais leur durée de vie reste faible dans ces régimes de vent.

Les différents types du support

Autoportante

Ce type d’éolienne est plus cher, demande des fondations plus importantes et nécessite une grue de levage pour l’installation. Néanmoins, leur emprise au sol est réduite.

Haubannée

Des câbles ancrés dans le sol à distance du pied du support. Elles sont moins chères et plus faciles à mettre en œuvre que les mâts autoportants mais occupent plus de surface au sol. Certaines sont munies de charnières à leur base leur permettant de basculer au sol en position horizontale ce qui facilite la maintenance.

Sur le toit d’un bâtiment

Installer une éolienne sur une toiture d’habitation (en pignon) permet de s’affranchir d’une mise en œuvre complexe (mâts, haubans, fondation…) mais n’est pas sans créer des problèmes :

  • vent moins régulier et moins fort donc production faible ;
  • vent turbulent du fait des obstacles (toit, cheminée…) donc usure prématurée de l’équipement ;
  • vibrations de l’éolienne transmise à la structure du bâtiment par le mât donc risque de dégradation du bâti et gêne acoustique.

Éolien en site isolé

Dans le cas d’un site isolé, l’installation doit permettre de couvrir les besoins durant toutes les périodes de l’année (dont celles sans vent), en ayant recours à un stockage de l’électricité dans des batteries et/ou à des installations mixtes éolien/solaire ou éolien/groupe électrogène. Les batteries ont une durée de vie variable selon leur qualité et leur technologie. Elles doivent être installées dans un local ventilé et doivent être entretenues régulièrement. Elles ne restituent que 70 à 80 % de l’énergie injectée et restent des éléments particulièrement polluants.

Petit éolien et grand éolien

La production d’électricité éolienne est assurée par des éoliennes ou aérogénérateurs. Selon la puissance des machines, on distingue le micro-éolien (puissance inférieure à 1 kW), le petit éolien (de 1 à 36 kW), le moyen éolien jusqu’à une puissance de 250 kW et le grand éolien pour les puissances supérieures.

Quantité d'énergie produite par une éolienne

La quantité d’énergie produite par une éolienne dépend de :

  • la vitesse du vent ;
  • la surface balayée par les pâles ;
  • la densité de l’air (un site d’altitude, même venté, n’est pas forcément bon car la densité de l’air diminuant avec l’altitude, la puissance disponible diminue également).

Ainsi, la puissance maximale d’une éolienne est donnée par la formule suivante :
 limite de Betz : P = 0,5 ρ.S.V3 soit P = 0.363 S. V3
Avec P : puissance, S : Surface balayée par les pales, V : Vitesse du vent

Les performances d’une éolienne dépendent de la vitesse du vent, de la hauteur du support, de la régularité du vent, des turbulences, de la densité de l’air. 
Ainsi, on considère généralement qu’un vent de 7 m/s (25 km/h) moyen annuel mesuré à 10 m de haut est un minimum et que les systèmes éoliens atteignent leur fonctionnement optimal autour de 14 m/s. La répartition annuelle du vent est aussi un élément important à prendre en compte. En conclusion, des vents réguliers de 5 à 10 m/s sont nécessaires pour une petite éolienne.

Une attention particulière doit être apportée à la direction principale du vent dans le choix du lieu d’implantation de l’éolienne.
Il faut faire attention aux obstacles (relief, arbres, bâtiments…) qui engendrent des turbulences pouvant mettre à l’épreuve les pales des éoliennes et réduisent leurs performances (et leur durée de vie). 
Il est donc préférable d’éviter la proximité de tout obstacle.

En zone arborée, élever l’éolienne d’au moins 6 m au dessus de la cime. Dans les zones accidentées, présentant un relief marqué, les variations du vent peuvent être significatives à quelques mètres près ! De plus, le sol ralentit le vent. La vitesse du vent augmente en s’éloignant du sol. Une éolienne placée sur un support élevé produira plus qu’une éolienne placée sur un support plus petit, donc les performances seront meilleures et d’où un retour sur investissement plus rapide. Donc mieux vaut une éolienne moins puissante placée plus haut qu’une éolienne puissante placée trop bas.
Idéalement, une éolienne devrait être installée à au moins 24 m, ou 30 m au-dessus de tout obstacle présent dans un rayon de 100 m !

Comment devenir producteur ?

Étape 1 : étude du potentiel éolien

Si une éolienne peut fonctionner dans de nombreux endroits, il est recommandé de faire une étude de potentiel éolien du site. Pour cela, le mieux est de procéder à l’installation d’un mât de mesure, puis d’effectuer une corrélation des données obtenues avec une station météorologique proche afin d’obtenir un profil des vents annuels à différentes hauteurs.

Il est également possible d’utiliser des cartes de potentiel éolien. Cependant, pour un site précis, leur interprétation est délicate. En effet, les données fournies restent approximatives car mesurées dans des conditions spécifiques. Il est possible de se les procurer auprès de Météo France (service payant).

La mesure sur site se justifie pour des éoliennes de puissance supérieure à 10 kW. Le coût d’une campagne de mesures de 3 mois est d’environ 1 200 €.

Étape 2 : dimensionnement et choix du système éolien

La taille du système, en kW, et les conditions de vente permettent de définir l’énergie susceptible d’être produite sur un site.
La qualité du matériel présenté (fabrication, fiabilité, garanties techniques), les références (nombre d’installations réalisées, expérience du fabricant) sont des garanties indispensables à votre projet.
Il est indispensable de demander à l’installateur de voir une installation avec un matériel similaire avant de se décider.

Le SEPEN (Site Expérimental pour le Petit Éolien de Narbonne) effectue notamment des campagnes de mesures sur certains matériels et publie les résultats. Il est ainsi possible d’obtenir des données fiables sur le fonctionnement des machines testées.

Étape 3 : autorisation et procédures

Le permis de construire demandé auprès de la mairie de la commune où sera implantée l’éolienne est obligatoire si la distance entre le sol et l’axe du rotor dépasse 12 mètres de haut. 
Selon le code de l’urbanisme, si la hauteur du mât est inférieure à 12 mètres de haut, ni la déclaration de travaux, ni la demande de permis de construire ne sont nécessaires. Il est cependant recommandé de faire une déclaration de travaux auprès de la mairie avant d’engager tout frais pour vous assurer de la compatibilité de votre projet avec le PLU (Plan Local de l’Urbanisme) du site.

Si la hauteur du mât dépasse 12 mètres, il y a obligation de faire une déclaration de travaux et il est souvent préférable d’avoir un permis de construire.
Dans tous les cas, il est conseillé de se renseigner préalablement auprès de la mairie du site. Une note de calcul validée par un organisme de contrôle et justifiant la stabilité du support peut s’avérer nécessaire. Les distributeurs et fabricants peuvent la fournir. Si la hauteur du mât est comprise entre 12 et 50 mètres, le dossier de permis de construire doit comprendre une notice d’impact. Au-delà de 50 mètres de hauteur, il faut une étude d’impact ainsi qu’une enquête publique.

Attention aux nuisances : l’encombrement et l’emplacement d’une éolienne peuvent avoir une incidence forte sur le paysage et gêner le voisinage. 
Quelle que soit la vitesse du vent une éolienne fera du bruit. Le niveau sonore varie selon le modèle d’éolienne et la vitesse du vent. Généralement, une petite éolienne située à une trentaine de mètres est inaudible à l’intérieur d’une habitation.
Les professionnels de l’éolien recommandent une surface minimale de 2 000 m2 pour des éoliennes jusqu’à 3 kW et de 4 000 m2 ou plus pour des éoliennes plus puissantes. Ces critères permettent de réduire sans les éliminer les problèmes de voisinage. Il vaut mieux, de toute façon, réfléchir à la façon dont vont réagir les voisins à un projet éolien. Rencontrer tous les voisins dans un rayon de 150 m autour du terrain avant d’acheter une éolienne est recommandé.

Étape 4 : raccordement au réseau

La demande de raccordement se fait auprès d’Enedis.
 S’il est possible de demander le raccordement d’une éolienne jusqu’à 36 kW, techniquement, il est limité à 6 kW en monophasé. Au delà, il faudra passer en triphasé.

Le raccordement au réseau public de distribution impose quelques démarches administratives particulières, à savoir :

  • la déclaration ou demande d’autorisation d’exploiter pièces à fournir détaillées dans le décret du 07/09/2000

  • la contractualisation avec Enedis (ou une régie) d’un raccordement et d’un accès au réseau : vous signez alors un Contrat de Raccordement et d’Exploitation (CRAE). Des charges annuelles d’accès au réseau vous seront facturées par Enedis (ou la régie) en échange de la mise à disposition du réseau ;
  • l’assurance Responsabilité Civile du système de production ;
  • si le site est en Zones de Développement de l’Éolien (ZDE), pour bénéficier de l’obligation d’achat, il faut faire une demande de certificat auprès de la DREAL. Par la suite, la signature avec EDF d’un contrat d’achat permettra de bénéficier de la vente de l’électricité au tarif réglementé et facturer l’électricité produite chaque année.

Autoconsommation

Dès que l’éolienne produit, elle diminue d’autant la consommation sur le compteur EDF, les factures sont diminuées. Si l’éolienne produit plus que les besoins, l’électricité en excès est injectée sur le réseau, voire vendue au distributeur d’électricité. La plupart du temps, l’électricité utilisée provient à la fois de l’éolienne et du réseau. La répartition se fait de manière imperceptible et ne demande aucune intervention.

Injection de la totalité de la production de l’éolienne sur le réseau

La consommation de l’énergie électrique venant du réseau se fait via un autre compteur. EDF accorde le droit d’accès à leur réseau sous réserves du respect de quelques règles techniques. Un compteur spécifique à l’éolienne est installé et permet le comptage de la production.

Éléments de coût

Grand éolien

Pour le grand éolien terrestre le coût est d’environ 1 200€ par kW installé. Cette somme comprend les frais d’études de matériels de raccordement, d’installation de mise en service et de démantèlement. Les coûts d’exploitation, d’entretien et de maintenance représentent 3 % par an du coût d’investissement total.

La rentabilité d’un tel investissement dépend des prix de revient et de vente du kWh. 
Le prix de revient devrait baisser dans les années qui viennent. 
Pour connaître les derniers arrêtés tarifaires, consultez la page officielle des tarifs d’achats.

La création d’une Zone de Développement Éolien (ZDE) se fait à la demande de la commune ou de la communauté de commune et est instruite par la préfecture. Cette procédure réclame de 6 mois à 1 an.

Petit éolien

Les coûts vont être variables selon le type d’installation (puissance, choix du support…)
 À titre d’exemple, une éolienne de 5 kW installée en raccordement au réseau coûte environ 25 000 €. L’investissement est estimé en moyenne entre 4 000 et 6 000 € par kW installé, ceci comprend le matériel, la pose, la mise en service et le raccordement par un professionnel.

Les charges annuelles s’élèvent à environ 100 € par kW installé (estimation). 
L’éolienne doit être accessible pour les opérations de maintenance (au moins 1 fois/an). Il s’agit d’une visite préventive annuelle essentiellement pour graisser les roulements et serrer les boulons. 
L’usure d’une éolienne a été comparée à l’utilisation d’une voiture à raison de 200 000 km/an. Il est donc recommandé, lors du choix du système éolien, de bien comparer les durées de garantie et les durées de vie des équipements. 
La durée de vie d’une éolienne est de 20 à 30 ans, mais avec une bonne maintenance, il est possible d’espérer faire durer la machine plus longtemps.

La rentabilité d’un tel système repose notamment sur le tarif d’achat.
Pour obtenir le tarif d’achat garanti, il est impératif que l’éolienne soit implantée dans une ZDE définie par votre commune ou communauté de communes.

Vous êtes hors ZDE ? Le décrêt n° 2016-691 du 28 mai 2016 fixe les conditions d’achat de l’électricité produite par les installations d’une puissance inférieure ou égale à 36 kVA (dans le cadre de l’obligation d’achat). Le contrat d’achat est conclu pour une durée de 15 ans à compter de la mise en service de l’installation.

Certains fournisseurs d’énergie proposent des tarifs d’achat différents sous certaines conditions : 
Enercoop, CNR, Windeo, Weole… Consultez-les pour connaître les modalités d’achat.

Foire aux questions

L’éolien est-il source de problème ?

L’éolien est souvent pointé du doigt comme étant la source de troubles sanitaires notamment dus à l’effet stroboscopique induit par le mouvement des pâles et aux champs magnétiques. Des études ont été menées.

  • Concernant les effets dus à l’ombre portée : le risque de crises d’épilepsie suite à ce phénomène est parfois invoqué à tort. En effet, une réaction du corps humain ne peut apparaître que si la vitesse de clignotement est supérieure à 2,5 Hertz ce qui correspondrait pour une éolienne à 3 pales à une vitesse de rotation de 50 tours par minute. Les éoliennes actuelles tournent à une vitesse de 9 à 19 tours par minute soit bien en-deçà de ces fréquences. Le phénomène d’ombre stroboscopique peut être perçu par un observateur statique, par exemple à l’intérieur d’une habitation, cet effet devient rapidement non perceptible pour un observateur en mouvement, par exemple à l’intérieur d’un véhicule.
  • Concernant les champs électromagnétiques : Dans le cas des parcs éoliens, les champs électromagnétiques sont principalement liés au poste de livraison et aux câbles souterrains. Les câbles à champ radial, communément utilisés dans les parcs éoliens, émettent des champs électromagnétiques, qui sont très faibles voire négligeables dès que l’on s’en éloigne. Télécharger le guide l’étude d’impact sur l’environnement des parcs éolien


Les éoliennes sont-elles génératrices de bruit ?

À 100 m, il n’est que de 45 dB. À titre de comparaison, le bruit émanant d’une fenêtre sur rue est de 60 dB, le bruit régnant dans un salon est de 40 dB.
Une étude de l’Afsset a été menée en 2006. Elle conclut qu’ « il apparaît que les émissions sonores des éoliennes ne sont pas suffisantes pour générer des conséquences sanitaires directes en ce qui concerne les effets auditifs. » Cette étude conclut également que les infrasons émis par les éoliennes n’ont aucun impact sur la santé.

Un infrason est un son dont la fréquence est inférieure à 20 Hz. Il est donc trop grave pour être perçu par l’oreille humaine (sa fréquence est trop basse). Télécharger l’étude de l’Afsset

Les éoliennes gâchent-elles le paysage ?

Il s’agit là d’un avis tout à fait subjectif. Cependant, pour alimenter la réflexion et mettre en perspective cette question, il est possible de souligner quelques points :

  • Aujourd’hui, les pollutions et impacts associés à la production électrique sont souvent oubliés car éloignés.
  • On accepte dans nos paysages la présence d’émetteurs pour la téléphonie (5 000 à 10 000), de lignes électriques à haute-tension et de leurs pylônes (plus de 100 000 km), de châteaux d’eau (plusieurs milliers), d’autoroutes (plusieurs milliers de kilomètres), de silos à grains qui atteignent souvent plus de 80 m de haut. Les éoliennes ne constituent-elles pas, au même titre que ces équipements, des ouvrages construits par l’homme ?
  • Les éoliennes de dernière génération sont des structures de grande dimension atteignant plus de 100 mètres de haut, elles ne peuvent donc pas être cachées ou dissimulées. L’impact visuel suscite souvent des controverses. Il est souvent ressenti comme une dégradation du cadre de vie.

Un effort tout particulier est apporté à la prise en compte de l’intégration des parcs éoliens dans le paysage. Des paysagistes professionnels attachent une importance toute particulière à une conception soignée, préservant le patrimoine existant et les particularités du paysage d’origine.

L’implantation des éoliennes est aujourd’hui très encadrée ; les règles d’urbanisme et les servitudes techniques sont nombreuses et contraignantes. Le permis de construire délivré par le Préfet inclut l’avis de tous les services de l’état concernés, la conformité avec le Plan d’Occupation des Sols ou le Plan Local d’Urbanisme, l’avis du commissaire-enquêteur et enfin, l’avis de la Commission Départementale des Sites, Perspectives et Paysages. De plus, les attentes des riverains sont largement prises en compte lors de l’enquête publique.

Adresses utiles

Pompe à chaleur

Posté le 27/06/18

La pompe à chaleur (PAC) est un appareil prélevant de la chaleur à un milieu, pour en fournir à un autre milieu à une température plus élevée, ce qui permet de produire du chauffage et/ou de l’eau chaude sanitaire. Il existe plusieurs types de PAC, qui puisent la chaleur soit dans l’air (pompes aérothermiques), soit dans le sol ou l’eau des nappes phréatiques (pompes géothermiques).

La performance énergétique d’une PAC dépend à la fois du terrain, du climat et de la technologie choisie : l’Espace INFO-ÉNERGIE vous aide à évaluer ces variables et vous accompagne dans vos démarches techniques et financières.

Comment fonctionne une pompe à chaleur ?

Il existe différents types de pompes à chaleur avec des performances énergétiques différentes selon la technologie utilisée.
Le principe d’une pompe à chaleur (PAC) est celui d’un « réfrigérateur inversé ». Schématiquement, la pompe à chaleur prélève des calories sur une source extérieure (l’air extérieur, le sol, la nappe phréatique…) qu’elle restitue ensuite à une source intérieure (circuit de chauffage, eau chaude, air intérieur).

Pour plus de détails sur le fonctionnement des pompes à chaleur, vous pouvez consulter cette fiche technique.

Quelle est la performance d'une pompe à chaleur ?

Plusieurs caractéristiques peuvent traduire la performance d’une PAC :

Le coefficient de performance ou COP

Bien qu’une partie de la chaleur soit prélevée dans l’environnement, la pompe à chaleur utilise généralement un compresseur consommant de l’électricité. Le coefficient de performance (COP) correspond au rapport : énergie restituée / énergie électrique consommée (par le compresseur). Exemple : avec un COP de 3, une PAC qui consomme 1 kWh d’électricité produit 3 kWh de chaleur pour le chauffage et l’eau chaude.

Mais le COP n’est pas fixe : il va varier avec les températures de la source de chaleur (ex : air extérieur) et celle de chauffage. Plus il y aura de différence entre les deux, moins le COP sera bon : d’où l’importance du choix de la PAC mais aussi des émetteurs de chaleur de la maison. De plus, le COP annoncé est un COP théorique. Il s’agit d’une donnée de laboratoire qui mesure le niveau de performance de la machine, dans des conditions d’essai spécifiques. Les installateurs annoncent couramment des coefficients de performance (COP) de 3,5 ou 4. Il s’agit du COP instantané, mesuré dans des conditions optimales de laboratoire. Il est prévu pour de basses températures de chauffage de l’ordre de 35°C (plancher chauffant) et des températures extérieures d’environ 7°C. En pratique, pour les conditions climatiques du Rhône, le COP réel d’une PAC géothermique est de l’ordre de 2,5 à 3 et celui d’une PAC sur air se situe autour de 2.

A noter : L’EER (Energy Efficiency Ratio ou coefficient d’efficacité frigorifique) traduit l’efficacité d’une pompe à chaleur quand elle produit du froid. Le SEER est l’EER sur toute une saison de refroidissement, prenant en compte plus de paramètre (voir SCOP). Ce coefficient est donc plus proche de l’efficacité réelle du système que l’EER.

L’efficacité énergétique saisonnière (ETAS)

« ]Depuis septembre 2015, une directive européenne impose aux fabricants de fournir l’étiquette énergétique des systèmes de production de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Sur cette étiquette est indiquée l’efficacité énergétique saisonnière (ETAS) du système, qui est en réalité le SCOP corrigé (d’au maximum -8%) avec surtout une prise en compte de l’énergie primaire.

L’énergie finale est celle consommée (et payée) au niveau de l’utilisateur : par exemple du combustible (fioul/gaz/bois pour une chaudière), de l’électricité pour les usages domestiques, ou encore des carburants à la pompe pour un véhicule. L’énergie primaire correspond à la quantité d’énergie contenue dans les ressources naturelles qu’il faut utiliser pour produire ce que l’utilisateur consomme. Entre les deux, il y a des pertes lors de la production, du stockage et du transport de l’énergie, qui peuvent être importantes. En France, pour 1 kWh consommé par un utilisateur, 2,58 kWh ont dû être consommé en amont, provenant de différentes sources (nucléaire, fossile, renouvelable etc.).

Le calcul de l’ETAS est basé sur le coefficient européen, qui est de 2,5 kWh à la base pour 1 kWh consommé par le particulier.

Les PAC pour la production de chauffage

Il existe différents types de pompes à chaleur pour la production de chauffage et/ou d’eau chaude sanitaire. Vérifiez bien que le système choisi est adapté à votre terrain et à votre climat.

L'aérothermie : PAC air/air - PARC air/eau

Elles prélèvent les calories dans l’air extérieur et les restituent dans l’air du logement via des unités intérieures (que l’on appelle souvent “climatisation”) ou sur l’eau d’un réseau de chauffage pour alimenter ensuite des planchers chauffants, radiateurs, ventilo-convecteurs…
 Plus la température extérieure est faible, moins il y a de calories à récupérer sur l’air extérieur. Les performances de la PAC peuvent donc se dégrader car elle devra consommer plus d’électricité pour maintenir une température intérieure constante. Ainsi dans le Rhône, le rendement annuel d’une PAC sur air est généralement inférieur au COP annoncé, qui est calculé à une température extérieure de + 7°C.

Dans le cas d’un PAC air / eau, les émetteurs auront aussi une grande importance sur la performance du système de chauffage : voir notre fiche sur les pompes à chaleur.

La géothermie : PAC eau glycolée/eau

Elles prélèvent les calories dans le sol (à plus ou moins grande profondeur) via un réseau d’eau glycolée (pour ne pas qu’elle gèle) et les restituent dans le logement grâce à des émetteurs à eau (radiateurs, plancher chauffant).
 Il existe deux types de PAC géothermiques :

  1. Le système avec capteurs horizontaux : le réseau d’eau glycolée est replié en boucles distantes d’au moins 40 cm, pour éviter un prélèvement trop important de la chaleur dans le sol (sinon, risque de gel permanent du sol). La surface de capteurs nécessaire est estimée à 1,5 à 2 fois la surface habitable à chauffer. Pour une maison de 150 m², les capteurs occuperont entre 225 et 300 m² du jardin (surface engazonnée sans arbre).
  2. Le système avec capteurs verticaux : Deux sondes de 50 m de profondeur conviennent pour chauffer une maison de 120 m² habitables. Les systèmes à capteurs verticaux sont plus performants que ceux avec des capteurs horizontaux, car en profondeur, le sol est à une température plus élevée.

Un forage vertical est plus onéreux qu’un capteur horizontal mais il entraîne moins de contraintes dans la gestion du terrain et sa performance est plus constante. Par contre, il requiert plus de technicité lors de la mise en œuvre et le nombre de foreurs qualifiés pour les réaliser en France est réduit. Il faut, de plus, respecter certaines démarches administratives concernant la protection du sous-sol. 
La faisabilité et l’intérêt de ces systèmes dépendent fortement de la nature géologique du sol. Le sol ne doit pas être trop rocheux, trop argileux ou de type remblai, un sol sableux est idéal. 
Les capteurs horizontaux sont souvent posés à 60 ou 80 cm de profondeur, voir moins. En cas d’hiver très rigoureux, dans les régions froides et/ou d’altitude, le sol peut parfois être gelé à cette profondeur : dans ce cas, la PAC consomme beaucoup mais chauffe peu ! Il est donc préférable d’enterrer les capteurs à un minimum de 80 cm de profondeur pour qu’ils soient hors-gel.

Le captage sur eau de nappe ou l'aquathermie : PAC eau/eau

Le principe consiste à puiser les calories dans l’eau que ce soit celle d’une nappe phréatique, voire d’une source, d’un lac ou d’une rivière si la température le permet (on parle alors d’aquathermie).

Pour le captage sur eau de nappe,la très faible variation de température des nappes d’eau souterraines permet à ces pompes à chaleur d’offrir des performances élevées indépendamment de la saison. Les COP peuvent aller jusqu’à 5 ou 6. Une installation de captage sur nappe optimisée nécessite la réalisation de deux puits : un d’alimentation et un de rejet afin de restituer intégralement les volumes d’eau puisés et ainsi ne pas détériorer la ressource en eau. Le rejet est réalisé 10 mètres en aval du forage de puisage dans le sens de l’écoulement de la nappe afin de ne pas risquer un « bouclage » et s’assurer d’une eau constamment renouvelée. Ce type d’installation nécessite une attention particulière sur les points suivants :

  1. le débit : il faut s’assurer de l’existence d’un débit suffisant tout au long de l’année. Afin de faire fonctionner une PAC pour une habitation (puissance calorifique de 8 à 26 kW), il faut un débit de 2 à 7 m3/h. Pour que le système fonctionne, il faut que le débit soit garanti toute l’année ;
  2. la qualité de l’eau : pour des eaux ayant une température moyenne inférieure à 13°C (c’est le cas quand il ne s’agit pas de récupération de chaleur), il ne faut pas que l’eau dépasse les valeurs limites suivantes : FER < 0,2 mg/l et MANGANESE < 0,1 mg/l, ceci dans le but d’éviter les dépôts d’ocre. Dans tous les cas, il faut s’assurer que l’échangeur envisagé n’induit pas d’autres contraintes au niveau de la composition de l’eau.

Le respect de ces contraintes est fondamental pour assurer la pérennité de l’installation. Il existe différentes possibilités d’installation présentant un investissement et des spécificités techniques. Ainsi, une PAC sur eau de source est un système performant et peu coûteux à l’usage. De même, une PAC fonctionnant sur le captage de la nappe phréatique est un système performant. Cependant, son intérêt est limité par le coût du forage. De plus, l’utilisation de la nappe phréatique est soumise à autorisation. Par contre, l’intérêt d’une PAC fonctionnant sur l’eau d’une rivière ou d’un lac doit être étudié au cas par cas. En effet, l’eau d’une rivière ou d’un lac peut devenir très froide en hiver.

Les pompes à chaleur sur air extrait

Principe de la VMC double flux – Source : ADEME

La pompe à chaleur sur air extrait ou VMC double flux thermodynamique couple une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux et une PAC. Elle assure à la fois le renouvellement de l’air du logement et son préchauffage : la PAC récupère la chaleur de l’air extrait par la VMC dans les pièces de service (cuisine, salle de bains et WC) et préchauffe ainsi l’air neuf soufflé dans les pièces à vivre (séjour, chambres) et/ou assure le chauffage de l’eau chaude sanitaire. Ce type de matériel a une puissance de chauffage variant de 1,5 à 3 kW.
Dans la mesure où la source d’énergie, l’air extrait, est réduite, ce type d’appareil ne pourra assurer l’ensemble du chauffage que pour des maisons parfaitement isolées, ayant de très faibles besoins (moins de 30 kWh/m2/an), ou comme complément de chauffage.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter la page 4 de notre fiche sur les pompes à chaleur.

Les PAC pour la production d’eau chaude sanitaire

Le chauffe-eau thermodynamique (CET)

Le chauffe-eau thermodynamique est un chauffe-eau à accumulation pour la production d’eau chaude sanitaire basé sur la technologie d’une pompe à chaleur aérothermique. C’est-à-dire qu’il récupère l’énergie dans l’air.
Le CET, selon la configuration de son installation, va puiser les calories de l’air de provenances différentes :

  • l’air ambiant du logement, d’une cave ou d’un garage ventilé,
  • l’air extérieur,
  • l’air extrait par la ventilation du logement.

Pour mieux connaître les critères de choix d’un CET et son principe de fonctionnement, il est possible de se référer à notre fiche sur les pompes à chaleur à la page 3 et 4.
Attention, il ne faut pas surdimensionner le volume du ballon au risque de voir sa performance chuter. Ces appareils peuvent présenter des COP moyens allant de 2 à 3,5 selon la provenance de l’air d’où sont extraites les calories.

Un projet de PAC ? Les étapes à suivre !

Vous envisagez d’installer une pompe à chaleur ? Nous avons listé dans cette fiche les points qui nous semblent importants à étudier sur le devis et/ou avec votre installateur : Points de vigilance PAC.
Le document ci-après peut vous aider à choisir entre différents devis : Devis type PAC.

Étape 1 : S'informer

Contactez-nous et/ou procédez à une étude thermique (et géologique pour la géothermie) afin de déterminer la pertinence d’installer ou non une pompe à chaleur.

Étape 2 : Contactez plusieurs installateurs locaux

Pour avoir des devis adaptés à vos besoins. Privilégiez un installateur ayant un agrément. Depuis le début de l’année 2010, Qualit’EnR délivre une appellation « QUALIPAC ». Celle-ci impose à l’entreprise de s’engager à accepter le contrôle de certaines de ses installations et à disposer de personnel ayant suivi un cursus de formation. Il ne faut pas hésiter à demander des références y compris à rendre visite à des clients déjà équipés.
Dans le cas d’un projet de géothermie verticale, sur eau de nappe ou en aquathermie, procédez aux différentes démarches administratives et règlementaires.

Étape 3 : Sélectionnez le devis correspondant le mieux à votre projet

Le devis retenu doit comporter des mentions obligatoires : la somme globale à payer, le décompte détaillé des prestations et des produits utilisés, le nom et l’adresse de l’entreprise, la durée de validité de l’offre et l’indication du caractère gratuit ou payant du devis. Il est possible d’ajouter sur le devis d’autres mentions non obligatoires comme : les modalités de règlement avec un échéancier précis des paiements et la date limite prévue pour la fin des travaux, la date de début des travaux, d’éventuelles pénalités de retard…

Étape 4 : Réaliser les dossiers de subventions

Réalisez les demandes de subventions, avec l’aide de votre installateur et / ou de votre Espace Info-Énergie qui vous aidera à remplir tous les documents nécessaires.
Attention : certaines subventions nécessitent de monter le dossier bien avant le début des travaux et la signature du devis avec l’entreprise.
Pour plus de renseignement ou assistance au montage des dossiers de financement, contactez l’Espace INFO-ÉNERGIE Rhône-Métropole de Lyon. Votre projet n’est pas dans le département du Rhône ? Contactez votre Espace INFO-ÉNERGIE au 0810 060 050 pour connaître les démarches dans votre région.

Étape 5 : Souscrivez un contrat de maintenance

La visite de maintenance annuelle garantit un bon fonctionnement de l’installation.

Coûts et financements

Investissement

Ces évaluations s’entendent hors coût des émetteurs (radiateurs ou plancher chauffant) pour une maison de 100 m2 bien isolée (niveau RT2005).

SYSTÈME COÛTS
PAC air/air 5 000 €
PAC air/eau 12 000 €
Géothermie horizontale 14 000 €
Géothermie verticale 25 000 €
Géothermie sur nappe 13 000 €
Chauffe-eau thermodynamique  3 000 €
PAC 3 en 1 (double flux thermodynamique)* 12 000 €

 

 

*La double-flux thermodynamique ne peut assurer 100% des besoins de chauffage que pour les maisons très économes en énergie (maison basse consommation ou passive).

À noter : Ne pas oublier la visite de maintenance annuelle garantissant un bon fonctionnement de l’installation et sa pérennité. Comptez environ 150 € par an.

Sachez également qu’en général, les devis n’incluent pas le coût du terrassement et de la remise en état du terrain. N’oubliez pas d’ajouter ces coûts afin d’avoir le coût global d’investissement de l’installation.
Dans tous les cas, les coûts d’installation d’une PAC, quel que soit son type, peuvent varier selon les spécificités de l’habitation. Par exemple en géothermie verticale, selon la facilité pour forer : comptez en moyenne 100 €HT/m (tubage compris) et 2 000 € d’équipement.

Aides financières

Il existe différents dispositifs d’aides financières pouvant aider à l’installation de pompe à chaleur. Vous trouverez le détail des conditions d’attribution dans cette rubrique.
Pour plus de renseignements ou assistance au montage des dossiers de financement, contactez l’Espace INFO-ÉNERGIE Rhône-Métropole de Lyon.

Adresses utiles

Les professionnels de la pompe à chaleur

Une liste des installateurs agrées Qualipac ou Qualiforage est disponible sur le site de Qualit’ENR.

Sites web

  • Listes et certificats de performances d’un grand nombre de pompe à chaleur certifiées NF sur le site de Certita.
  • L’AFPAC – Association Française pour les Pompes À Chaleur est un regroupement de professionnels qui a pour mission de promouvoir le développement des pompes à chaleur en France.
  • Le groupement promotionnel suisse pour les pompes à chaleur a un site internet intéressant.
  • Pour estimer le COP des pompes à chaleur, les données valables sont celles obtenues par des organismes certificateurs comme Promotelec et Eurovent
  • Un site très complet réalisé par le BRGM (Bureau de Recherches Géologiques et Minières) et l’ADEME.

Ouvrages

  • L’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie) a édité un guide sur l’installation des pompes à chaleur.
  • Le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) a réalisé un guide des pompes à chaleur géothermiques.
  • Que choisir n° 436 d’avril 2006. Pompes à chaleur : le principe du frigo inversé. Cet article peut-être commandé sur UFC Que choisir.
  • Géothermie, pompes à chaleur. Le pour et le contre d’un dossier brûlant. – La Maison écologique – n°17 – octobre novembre 2003 Cet article peut être commandé sur la maison écologique.
  • Les pompes à chaleur géothermiques : chauffage écologique ou gaspillage d’électricité – AJENA Contact n° 38 – janvier 99
  • Que penser des pompes à chaleur ? – Les quatre saisons du jardinage n°146 – mai juin 2004 à commander sur terre vivante.

Foire aux questions

Eléments techniques

Les PAC sont-elles des énergies renouvelables ?

Une PAC avec un COP de 3 est présentée comme produisant 3 kWh de chaleur renouvelables pour 1 kWh d’électricité. La part de renouvelables semble donc majoritaire. Mais l’électricité est une énergie finale, qui est déjà transformée et sa production a généré beaucoup de pertes… Le rendement de la production et de la distribution de l’électricité étant d’environ 38 % en moyenne en France, il aura fallu environ 2,58 kWh de combustibles (uranium, hydraulique, gaz, charbon) pour produire le kWh que consomme la PAC. Au final, une PAC avec un COP moyen annuel de 3 utilise donc environ 2,58 kWh de combustibles non renouvelables pour produire 3 kWh de chaleur. A noter également, les PAC consomment beaucoup d’électricité lors des pointes de consommation hivernales, moment où les centrales nucléaires, mais aussi les centrales au charbon ou au fioul lourd sont fortement mobilisées. Pour que la PAC soit renouvelable, il faudrait que la part de renouvelables augmente dans l’électricité consommée et que le COP soit nettement supérieur à 3, deux choses tout à fait possibles dans l’avenir.
 À l’heure actuelle, il semble plus adapté de considérer la PAC comme un chauffage électrique performant.

Quelle est la différence entre la géothermie et les pompes à chaleur ?

Énergie géothermique : « une énergie emmagasinée sous forme de chaleur sous la surface de la terre solide ». Les « zones à fort gradient géothermique » sont des zones où la chaleur du centre de la terre remonte assez près de la surface, ce qui permet d’accéder à de l’eau chaude ou de la vapeur avec un forage de quelques dizaines ou quelques centaines de mètres. En dehors de ces zones remarquables (bassin parisien notamment), la chaleur des premières dizaines de mètres du sol n’est pas due à la chaleur profonde de la terre, mais au rayonnement solaire. La PAC sur sol avec capteur horizontal est donc qualifiée de « géothermique » de manière abusive : il s’agit en réalité d’un « chauffage solaire différé utilisant l’électricité ».
Les pompes à chaleur géothermiques sont-elles écologiques ? (plié-déplié)
Dans l’habitat individuel, on parle beaucoup en ce moment de ce système en le présentant comme un chauffage « naturel, écologique, économique et propre » : ces qualificatifs ne sont pas tous justifiés. Il s’agit en réalité d’un mode de chauffage électrique amélioré ou optimisé. Comme expliqué précédemment, la PAC consomme nettement moins d’électricité qu’un chauffage électrique classique (à convecteurs, radiants, systèmes d’accumulation, etc). Elle lui est bien sûr préférable. Par rapport à une chaudière, la PAC consomme à peu près autant d’énergies fossiles ou fissiles qu’un chauffage gaz, propane ou fioul. La PAC émet nettement moins de CO2 que les chaudières, mais produit plus de déchets nucléaires. Les PAC seront donc vraiment écologiques quand leur rendement réel sera nettement supérieur à 3, et qu’elles consommeront une électricité majoritairement renouvelable.

Une PAC réversible est-elle intéressante ?

L’option « rafraîchissement » peut être une « fausse bonne idée » : dans une maison bien conçue, sous notre climat, il n’y a pas besoin de rafraîchissement, ni de climatisation. D’autre part, il est dommage de consommer l’économie réalisée l’hiver pour la climatisation ou le rafraîchissement.

La PAC en relève de chaudière est-elle une bonne idée ?

Dans ce cas-là, la chaudière pré-existante prend le relais de la PAC lorsqu’il fait trop froid et que le rendement de la PAC se détériore. L’idée peut apparaître séduisante. Cependant, en essayant de chiffrer les gains potentiels, il s’avère que les gains, tant financiers qu’environnementaux, ne sont pas au rendez-vous. En effet, pour une maison isolée (niveau RT 2005), l’économie annuelle attendue sera d’environ 450 €. Pour un investissement, crédit d’impôt déduit, d’environ 10 000 €, on obtient un temps de retour sur investissement d’environ 22 ans. De plus, en conservant ces deux systèmes de chauffage, l’occupant doit entretenir deux appareils de production thermique, il continue le cas échéant de payer des frais de location de cuve de fioul ou propane et voit généralement ses frais d’abonnement d’électricité augmenter du fait d’une augmentation de la puissance souscrite. L’économie d’énergie primaire est très faible voire inexistante.

Comment mesurer la performance de ma PAC ?

La performance d’une PAC peut être évaluée à partir de son SCOP, autrement dit COP moyen annuel. Ce dernier est le rapport entre la chaleur délivrée par la machine et sa consommation électrique. Pour contrôler les performances de la machine et évaluer son SCOP il est donc nécessaire de mettre en place un sous comptage électrique (une trentaine d’euros) et un compteur de chaleur en sortie ce PAC (environ 200 €).

J’ai fait installer une PAC et ses performances ne sont pas en accord avec ce qu’il m’avait été annoncé, que faire ?

Avant de vous engager dans la voie contentieuse, dans un premier temps, il faut reprendre contact avec l’entreprise pour faire fonctionner la garantie légale de conformité. Cette garantie d’une durée de 2 ans (articles L211-4 à 14 du code de la consommation) présente un caractère obligatoire comme la garantie des vices cachés (sans limite dans le temps – articles 1641 à 1649 du code civil). Si ce contact n’est pas suivi d’effets, vous pouvez contacter la DGCCRF (Direction Régionale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) (Immeuble Aurealys, 192 avenue Thiers – 69457 Lyon cedex 6). Vous pouvez également solliciter l’assistance juridique comprise parfois dans les contrats d’assurance habitation. À ce jour, il n’existe pas d’organisme médiateur pour les litiges concernant les dysfonctionnements liés aux PAC.

Réglementation et démarches administratives

J’ai acheté une PAC, puis-je annuler cette vente et dans quelles conditions ?

Tout va dépendre des conditions dans lesquelles s’est effectuée cette vente. S’il y a eu démarchage à domicile. Ce sont les articles Ll21-21 à Ll21-33 du code de la consommation qui s’appliquent. Toutes les ventes conclues au domicile des consommateurs sont concernés, y compris si le professionnel intervient sur leur demande, mais également en magasin si le consommateur a été personnellement sollicité pour venir retirer un cadeau par exemple. Dans ce cas, le consommateur dispose d’un délai de 7 jours pour se rétracter. Durant ce délai, le professionnel ne peut accepter aucune contrepartie financière, ni aucun engagement, ni effectuer une quelconque prestation. Si la vente a eu lieu lors d’une foire et salon, cette réglementation ne s’applique pas. Il en découle que, contrairement à une idée reçue, une vente signée à cette occasion est ferme et définitive, sauf en cas d’achat à crédit. Toutefois, si lors de la visite au domicile du client, il s’avère indispensable de modifier de façon substantielle le bon de commande ou son prix, le professionnel devra rédiger un nouveau bon de commande afin de respecter les dispositions en matière de démarchage à domicile.

Quelles sont les contraintes réglementaires à respecter et les démarches administratives à effectuer pour l’installation d’une PAC ?

Les contraintes réglementaires à respecter et les démarches administratives à effectuer dépendent du système installé. La géothermie verticale et l’aquathermie nécessitent une déclaration de sondage. Cette dernière s’effectue auprès de la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes (04 78 62 50 50) ou directement sur le site http://www.forages-domestiques.gouv.fr/ . Ceci s’applique à tous les forages de plus de 10 m de profondeur (Code Minier art. 131), quel que soit leur usage (eau potable, géothermie, etc…). Une démarche supplémentaire est nécessaire pour l’aquathermie. La déclaration de forage doit être déposée en mairie pour utiliser l’eau de la nappe.

J’ai fait installer une PAC air et mes voisins se plaignent de nuisances sonores, quelle est la réglementation ?

Le niveau de bruit (pression acoustique) engendré par l’appareil extérieur ne doit pas provoquer, au niveau de la limite de propriété, une émergence supérieure de 5 [dB(A)] le jour et de 3 [dB(A)] la nuit, au bruit ambiant mesuré appareil éteint.

PAC et patrimoine bâti, quelle réglementation ?

Si votre projet est situé dans le périmètre (500 mètres) de protection d’un immeuble classé ou inscrit, l’Architecte des Bâtiments de France sera consulté lors du dépôt de votre déclaration de travaux auprès de votre mairie. Celui-ci émettra un avis conforme (positif ou non), s’il y a co-visibilité ou bien un simple avis consultatif s’il n’y a pas co-visibilité, dans ce dernier cas, le maire peut éventuellement passer outre cet avis.
A noter qu’il existe des « caches » pour les unités extérieures, qui sont juste des caissons en bois laissant bien passer l’air (sinon il y a un risque de diminuer les performances de la PAC).

Autres

Où consulter des exemples d’installations de PAC ?

Des fiches techniques de projets sont disponibles sur la carte des logements performants du Rhône. Un filtre permet de sélectionner les fiches spécifiques à votre projet.

Quelles aides financières pour l’installation d’une PAC ?

Il existe plusieurs systèmes d’aides financières pour les particuliers : pour les connaître, cliquez ici.

Vous avez un projet collectif ?
Si vous avez un projet collectif ou tertiaire, contactez :

  • Pour un projet dans le Rhône, l’association HESPUL au 04 37 47 80 90.
  • Pour un projet sur la Métropole de Lyon, l’ALEC Lyon au 04 37 48 22 42.

Solaire thermique

Posté le 27/06/18

Les panneaux solaires thermiques produisent de l’eau chaude grâce au rayonnement solaire. Cette eau chaude peut être utilisée pour les besoins de chauffage et/ou d’eau chaude sanitaire (ECS) d’un bâtiment. Un système utilisant l’énergie solaire thermique fournit de l’énergie gratuite pendant 20 ans minimum.

Que ce soit pour des besoins d’eau chaude sanitaire ou de chauffage, pour le chauffage d’une piscine, l’Espace INFO-ÉNERGIE vous accompagne dans vos démarches techniques et financières.
Pour visualiser des exemples d’installations, consultez  la carte des logements performants du Rhône.

Fonctionnement des différents systèmes

Le chauffe-eau solaire individuel (CESI)

L’objectif d’un chauffe-eau solaire est de diminuer les charges énergétiques dues à la production d’Eau Chaude Sanitaire (ECS) grâce à l’énergie solaire.

Comment ça marche ?

  • Capter l’énergie solaire à l’aide du capteur solaire thermique (1)
  • Transporter la chaleur
 : c’est le rôle du circuit primaire (2). Étanche et calorifugé, il contient de l’eau additionnée d’antigel (eau glycolée). Ce liquide s’échauffe en passant dans les tubes du capteur et se dirige vers un ballon de stockage.
  • Restituer la chaleur : la chaleur est restituée à l’eau chaude sanitaire par l’intermédiaire d’un échangeur thermique (3). Le liquide primaire, refroidi, repart vers le capteur (4) où il est chauffé à nouveau tant que l’ensoleillement reste efficace.
  • Stocker l’eau chaude : le ballon solaire (5) est une cuve métallique bien isolée. Il constitue la réserve d’eau sanitaire. L’eau chaude soutirée est remplacée immédiatement par la même quantité d’eau froide du réseau, réchauffée à son tour par le liquide du circuit primaire.
  • Faire circuler le liquide primaire : une petite pompe électrique, le circulateur, met en mouvement le liquide caloporteur quand il est plus chaud que l’eau sanitaire du ballon. Son fonctionnement est commandé par un dispositif de régulation analysant les différences de températures : si la sonde du bas de ballon est plus chaude que celle du capteur, la régulation coupe le circulateur. Sinon, le circulateur est remis en route et le liquide primaire réchauffe l’eau sanitaire du ballon.
  • Pallier l’insuffisance d’ensoleillement
 : partout en métropole, on doit faire face à des périodes défavorables (hiver, mi-saison, longue période de mauvais temps). L’énergie solaire ne peut alors assurer la totalité de la production d’eau chaude. Aussi, l’installation est équipée d’un dispositif d’appoint qui prend le relais en cas de besoin, et reconstitue le stock d’eau chaude. Il peut s’agir :
    • d’une résistance (appoint électrique), souvent placée à mi-hauteur du ballon solaire ;
    • d’un serpentin (6) (appoint hydraulique) raccordé à une chaudière (7) (gaz, fioul, bois) située en aval du ballon ;
    • un second ballon pourvu d’un réchauffeur électrique peut également servir d’appoint.

Conception d’une installation

Positionnement des capteurs : si le choix de l’orientation et de l’inclinaison est parfois guidé par des préférences architecturales, idéalement, sous nos latitudes, un capteur doit être positionné plein sud et incliné à 45°. Il est toutefois possible de s’écarter de ce point optimal (orientation + ou – 45°, inclinaison + ou – 15°) sans que les performances de l’installation n’en soient trop affectées.
Sur un bâtiment neuf, il est souvent possible de les intégrer dans la toiture du bâtiment.
Sur un bâtiment ancien, si la toiture n’est pas correctement orientée, la pose sur châssis est envisageable. Celui-ci peut également être installé sur un bâtiment annexe (garage, abris bois, etc.). Dans tous les cas, les capteurs doivent rester accessibles au cas où une intervention s’avérerait nécessaire (remplacement de la sonde, purge bouchée…).

Dimensionnement de l’installation

Dans les conditions d’ensoleillement du Rhône, il faut compter environ 1m2 de capteurs par personne présente dans le foyer, pour couvrir entre 50% et 70% des besoins en eau chaude sanitaire sur une année. Il est important de dimensionner son installation de solaire thermique au plus proche de ses besoins, un surdimensionnement se révélera ….. ?
Mesurer la performance de son installation
Étant donné qu’il y a un appoint électrique, la disponibilité en eau chaude est constante. Cependant, il est difficile de savoir si cette eau chaude provient du système solaire thermique ou de l’appoint électrique. Il est donc important de suivre la performance de son système solaire thermique, soit en installant un compteur de chaleur, soit en utilisant le système de télésuivi de l’INES (Institut National de l’Énergie Solaire) qui permet de vérifier, mois par mois, le bon fonctionnement de son installation et de détecter toute anomalie.

Le système solaire combiné (SSC)

Le Système Solaire Combiné (SSC) produit de l’eau chaude sanitaire et du chauffage.

Intégration en toiture de panneaux solaires thermiques – Source : Wikipédia

 

Principe du SSC à hydroaccumulation – Source : ADEME

Il se compose de :

  • Capteurs solaires, qui transforment l’énergie du soleil en chaleur. Afin de capter suffisamment d’énergie en hiver il est nécessaire de dimensionner le système en fonction des besoins de chauffage et d’eau chaude.
  • Ballon de stockage, qui accueille l’eau chauffée par le système, elle est ensuite utilisée pour le chauffage du bâtiment.
  • Émetteurs basse température, radiateurs ou planchers chauffants, dans lesquels circule le fluide caloporteur chauffé par les capteurs.
  • Appoint : Ce système permet de couvrir la totalité des besoins en eau chaude sanitaire en été et, en hiver, de couvrir de 30 à 50 % des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Comme pour le chauffe-eau solaire il est donc toujours nécessaire d’avoir recours à un appoint.

Un système à part : le plancher solaire direct

Principe du SCC solaire direct – Source : ADEME

La différence fondamentale avec les autres Systèmes Solaires Combinés Individuels (SSCI) réside dans le fait qu’il n’y a pas de stockage de chaleur dans un ballon tampon pour le chauffage. C’est la dalle qui va stocker la chaleur captée par les capteurs solaires.
Ce système permet d’augmenter le rendement des capteurs, qui peuvent fournir de l’énergie pour le chauffage même par une froide journée d’hiver ensoleillée. En hiver, la majeure partie de l’énergie solaire est dirigée dans la dalle. À la mi-saison, une partie va dans la dalle et le reste dans l’eau chaude. En été, toute l’énergie solaire sert à produire de l’eau chaude sanitaire. L’installation du PSD est plus particulièrement réservée aux constructions neuves, pour faciliter son installation.

Le chauffe-eau solaire collectif

Capteurs plans collectifs

Dans quels cas est-il pertinent d’installer un chauffe-eau solaire collectif ?

v x
Bâtisse de 2 à 4 logements Bâtiment avec faibles consommations d’eau chaude (bureaux)
Immeuble de logements Établissement scolaire ou sportif non-utilisé l’été
Sanitaires de camping
Restaurant, hôtel
Gîte rural
Maison de retraite, hôpital
Gymnase, piscine, stade

Le pré-dimmensionnement d’un projet

Une des principales règles à respecter pour assurer la pertinence technico-économique d’un projet est de ne pas sur-dimensionner la surface de panneaux solaires par rapport aux besoins.
Connaître ses besoins :

  • dans l’existant : estimation à partir des relevés de consommations existantes ;
  • dans le neuf : simulation à partir de ratios. Dans ce dernier cas, la valeur du ratio dépend bien entendu de la nature du projet :
Typologie Consommations
Logement 33 L à 55°C / jour / pers.
Camping 12 L à 55°C / jour ouvert / pers.
Hôtel 4 saisons 78 L à 55°C / jour / pers.

Exemples de ratios de consommation d’eau chaude – Source : ASDER

Le volume de stockage

Le volume de stockage est généralement déterminé pour avoir une autonomie d’une journée.

La surface des capteurs

La surface de capteur dépend principalement de la taille du stockage et des conditions d’ensoleillement du site. De manière générale en Rhône-Alpes, la surface retenue avoisine les 1 m2 de capteur pour 50 litres de stockage.

Suivi d’une installation collective

Pour des projets collectifs il est de plus en plus recommandé, voire obligatoire dans certains cas, de réaliser un suivi de son installation. L’INES (Institut National de l’Énergie Solaire) propose gratuitement aux maîtres d’ouvrage un télésuivi via Internet pour les installations en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Systèmes mixtes thermiques/photovoltaïques

ll existe des capteurs dits « hybrides » photovoltaïques/thermiques, utilisant de l’eau ou de l’air pour transporter la chaleur du capteur jusqu’au logement. Ainsi le système produit à la fois de l’électricité et de l’eau chaude/du chauffage par air chaud.
Télécharger notre fiche technique sur les systèmes aérovoltaïques/hybrides.

Les différents types de capteurs

Le capteur vitré

Ou appelés capteurs plans. C’est la technologie la plus courante en France métropolitaine, elle permet de produire de l’eau chaude à des températures moyennes de 60°C.

Capteurs vitrés en toiture

Fonctionnement

La composition d’un capteur solaire est très simple, il est uniquement constitué :

  • d’un corps noir qui absorbe le rayonnement solaire (ex : un panneau en aluminium teinté) ;
  • d’un fluide caloporteur (principalement de l’eau mélangée à un antigel type gyclol alimentaire) ;
  • d’un isolant thermique (laine minérale) ;
  • d’une couverture transparente qui assure l’effet de serre (vitrage) ;
  • d’un cadre (en aluminium) ;
    C’est le capteur le plus répandu et le mieux adapté pour répondre à ces besoins (chauffage ou ECS) en utilisant de l’énergie solaire.

Composition d’un capteur solaire – Source HESPUL

Le capteur sous-vide

Pour l’eau chaude et le chauffage en zone froide, les surfaces réduites ou une orientation imparfaite, les applications à haute température.

Capteur sous-vide

Fonctionnement

Il est le même que celui du capteur plan à liquide vitré, mais le vide créé à l’intérieur des tubes permet de réduire conséquemment les déperditions en chaleur. Ce capteur atteint ainsi des températures plus élevées (60 à 100°C en moyenne).

Le capteur non vitré, dit capteur moquette

Pour une piscine, des douches solaires.

Capteurs moquettes

Fonctionnement

Pour chauffer des piscines d’été individuelles ou collectives, ces capteurs représentent un investissement idéal en Rhône-Alpes car à moindre coût, ils répondent parfaitement à des besoins spécifiques saisonniers.

Ce capteur consiste en un réseau de tubes noirs en matière plastique, accolés les uns aux autres.
Le rendement du capteur moquette est très bon pour produire des températures proches de la température de l’air ambiant (20 à 30°C).

Pour un fonctionnement sur des périodes plus longues, y compris en hiver il est également envisageable de coupler les capteurs moquettes à une Pompe à Chaleur. Les capteurs servent alors de source d’énergie pour la pompe à chaleur, lui permettant d’accroître sensiblement ses performances (Coefficient de Performance/COP réel moyen > 3,5).

Le capteur à air

Pour le chauffage d’air dans les bâtiments.

Fonctionnement

Capteurs solaires thermiques à air

Les capteurs à air sont constitués d’une double ou triple paroi emprisonnant de l’air et orientée vers le soleil. L’air emprisonné est chauffé par le soleil et remonte par convection ou par une ventilation mécanique. Une aération permet à l’air frais d’être puisé en bas, tandis que l’air chaud en haut est incorporé au circuit de ventilation du bâtiment.

Vous avez un projet de solaire thermique ?

Mettre en place un chauffage solaire dans l'existant

Sur une maison ancienne, généralement mal isolée et qui posséderait déjà un système de chauffage par radiateurs à haute température (classiques), la solution du Système Solaire Combiné (SSC) n’est pas conseillée. Dans ce cas-là il est préférable de réfléchir à une autre solution. Vous pouvez contacter votre Espace INFO-ÉNERGIE pour connaître toutes les alternatives possibles.
En revanche dans le cadre d’une rénovation globale, la solution solaire pour le chauffage est envisageable, dès lors que l’on respecte des deux règles :

  • Isoler “bien” : dans un premier temps il est nécessaire d’isoler au maximum sa maison en éradiquant autant que possible les “fuites thermiques”.
  • Chauffer “doux” : comme nous l’avons expliqué ci-dessus, il est nécessaire d’utiliser des émetteurs basse température pour avoir un Système Solaire Combiné efficace et rentable. Il est donc possible, après une isolation performante, de mettre en place un système de plancher chauffant, des radiateurs basse température, ou d’utiliser les radiateurs installés initialement qui sont devenus trop puissants : “ils sont surdimensionnés”.

Quelques pistes pour une installation réussie

  • Étudier l’inclinaison des panneaux : idéalement 60°, à faire valider par un pro.
  • Prendre en compte la présence de masques proches (ombre d’immeuble, cheminée, arbre) qui peuvent avoir un impact significatif sur les performances de l’installation. Cela peut justifier un positionnement moins bien orienté car moins soumis aux ombrages.
  • Anticiper les phénomènes de surchauffe l’été : inclinaison, capteurs auto-vidangeables, éléments de circuit à bien dimensionner, etc.
  • Dimensionner l’installation au plus près des besoins pour avoir une bonne productivité
  • Choisir un spécialiste référencé QUALISOL COMBI 

Pour vous aider à comparer les différents devis obtenus, vous pouvez consulter ce document.

Choisir son appoint

Certains systèmes permettent de couvrir la totalité des besoins en eau chaude sanitaire en été et, en hiver, de couvrir de 30 à 50 % des besoins de chauffage et d’eau chaude sanitaire. Il est donc toujours nécessaire d’avoir recours à un appoint, qui sera différent en neuf ou en rénovation : raccord sur une chaudière existante, résistance électrique ou système indépendant, comme un poêle.
Contactez votre ESPACE INFO-ÉNERGIE pour connaître l’appoint qui sera le plus adapté à votre projet.

Pour aller plus loin

Guide ADEME : le chauffage et l’eau chaude solaire

Solaire thermique : les points de vigilance pour une installation réussie

Le point sur les systèmes solaires aérovoltaïques et hybrides

Adresses utiles

Les professionnels du solaire

  • Pour trouver un installateur certifié qualit-enr près de chez soi
  • Liste d’installateurs spécialisés dans le solaire : Technosolar
  • Liste d’installateurs engagés, recensés par le site Outilssolaires

Les sites ressources

  • Institut National de l’Énergie Solaire : INES
  • Pour suivre les performances de son système : Télésuiweb de l’INES pour les chauffe-eau solaires individuels et collectifs
.
  • Pour vous aider à trouver un matériel certifié adapté à vos besoins ou contraintes : Ô solaire
  • Site d’information sur les énergies renouvelables : outilssolaires

  • Réseau apper-solaire d’auto-constructeurs spécialisés dans le solaire thermique. Il vous permet de tout savoir pour fabriquer vous-même votre chauffe-eau/chauffage solaire.
  • Baromètre des énergies renouvelables : statistiques annuelles sur l’évolution du marché.

Foire aux questions

Faisabilité technique

Quelles différences y-a-t-il entre les panneaux solaires thermiques et les panneaux solaires photovoltaïques ?

Les panneaux solaires thermiques utilisent directement la chaleur du soleil tandis que les panneaux photovoltaïques convertissent la lumière en énergie électrique.

y a t-il assez de soleil partout en France pour avoir une installation rentable ?

OUI ! Disponible sur tout le territoire métropolitain, le rayonnement solaire reçu en France est suffisant pour qu’une installation soit rentable à Strasbourg comme à Marseille.

Puis-je couvrir la totalité de mes besoins en eau chaude sanitaire avec un CESI (Chauffe-Eau Solaire Individuel) ?

NON ! Un CESI nécessite toujours un appoint afin de pallier aux pics de consommations et au manque de production lors des semaines peu ensoleillées. Plus l’on cherchera à couvrir une partie importante des besoins, plus la rentabilité économique du projet sera faible, augmentant également les risques de surchauffe du système. Le bon compromis économique se situe en général aux environs de 50 % de couverture des besoins.

Puis-je chauffer ma maison avec des capteurs solaires ?

Partiellement. Il est en effet possible de couvrir une partie des besoins, jusqu’à 50 % environ. Au-delà, la rentabilité économique du projet n’est plus assurée et le risque de surchauffe du système en été peut dégrader la fiabilité / durée de vie de l’installation.

Pourquoi ne pas plutôt utiliser l’électricité solaire (panneaux photovoltaïques) pour chauffer ma maison ?

Dégrader de l’énergie électrique solaire en chaleur est une aberration économique (non rentable) ! Le rendement d’une installation solaire photovoltaïque est environ 4 fois plus faible que celle d’une installation thermique. Pour produire la moitié des besoins de chauffage d’une maison, il faudrait environ 100 m² de panneaux solaires photovoltaïques (soit 80 000 € d’investissement). Pour tout ce qui concerne le chauffage de la maison, il est largement préférable d’investir dans un système de chauffage performant (chaudière bois, chaudière condensation…) et d’ajouter des panneaux solaires THERMIQUES pour réduire les consommations de combustible.

Puis-je installer mes capteurs n’importe où ?

NON ! Dans le cas où le bâtiment est situé dans le périmètre des 500 m d’un site classé, monument historique ou secteur sauvegardé où qu’il y a covisibilité entre le monument et les panneaux, il faut contacter le Service Départemental de l’Architecture et du Patrimoine. L’Architecte des Bâtiments de France peut alors émettre un avis favorable ou défavorable pour l’installation des panneaux.

Ne faut-il pas plus d’énergie pour construire un chauffe-eau solaire qu’il n’en produit sur sa durée de vie ?

NON ! L’énergie grise (énergie qui a été nécessaire à la fabrication du système) des panneaux solaires thermiques est très faible. On estime généralement qu’un panneau met moins d’un an à produire l’énergie qui aura été nécessaire à sa fabrication.

Entretien

Faut-il nettoyer ses capteurs solaires ?

Ce n’est pas nécessaire, la pluie s’en charge !

Y a-t-il besoin d’un entretien particulier ?

NON, il n’y a pas d’obligation d’entretien sur le système solaire (CESI ou SSC), mais il est conseillé de le faire à minima tous les 2 ans, à condition de vérifier régulièrement la régulation et la pression.
En fonction du type d’appoint (chaudière au fioul, au gaz, au bois, appoint électrique…), un entretien annuel est par contre nécessaire et même obligatoire : ramonage, vérification de la chaudière, détartrage…

Le recyclage des panneaux pose-t-il problème ?

NON ! Les panneaux solaires thermiques sont essentiellement constitués de verre, d’acier, d’aluminium et de cuivre et sont donc intégralement recyclables.

Faisabilité économique

Est-il rentable d’installer un chauffe-eau solaire ?

OUI, sous réserve que l’installation soit correctement dimensionnée, ce qui n’est pas toujours le cas. Une installation surdimensionnée aura tendance à être trop coûteuse par rapport aux économies qu’elle engendre. Les temps de retour sur investissement varient de 10 à 20 ans suivant l’énergie substituée.

Quel est le coût d’une installation ?

Pour donner un ordre d’idée, le coût d’une installation complète (capteurs, ballons de stockage, régulation, raccordements électriques et hydrauliques, … ) se situe entre 1200 et 1500€/m2 de capteurs installés (TTC). 
Les installations de chauffage solaire présentent des coûts au m2 légèrement plus faibles, aux alentours de 1 200 €/m2 de capteur installé (TTC)
Ces coûts tendent à diminuer pour les installations comprenant des surfaces importantes notamment pour les systèmes de chauffes-eau collectifs (1 000 €/m² pour des réalisations > 20 m²).

Ai-je droit à des aides pour réaliser mon installation ?

OUI, il existe plusieurs systèmes d’aides financières pour les particuliers : pour les connaître, cliquez ici.

Quelle est la durée de vie d’une installation solaire thermique ?

Généralement plus de 20 ans, si l’installation est correctement dimensionnée et suivie avec un entretien annuel réalisé par un professionnel.

Autre

Où voir des exemples d’installation de panneaux solaires thermiques ?

Des fiches techniques de projets sont disponibles sur la carte des logements performants du Rhône. Un filtre permet de sélectionner des fiches spécifiques à votre projet.

 

 

 

 

 

 

 

Solaire photovoltaïque

Posté le 27/06/18

Les panneaux solaires photovoltaïques (PV) produisent de l’électricité à partir du rayonnement solaire. Ils offrent de multiples avantages :

  • La production de cette électricité renouvelable est propre.
  • La lumière du soleil étant disponible partout, l’énergie photovoltaïque est exploitable aussi bien en montagne dans un village isolé que dans le centre d’une grande ville.

  • L’électricité photovoltaïque est produite au plus près de son lieu de consommation, de manière décentralisée, directement chez l’utilisateur.
  • Les systèmes photovoltaïques sont extrêmement fiables : aucune pièce mécanique n’est en mouvement, les matériaux employés (verre, aluminium) résistent aux pires conditions climatiques, notamment à la grêle. La durée de vie d’un capteur photovoltaïque est ainsi de plusieurs dizaines d’années.

  • L’énergie photovoltaïque est totalement modulable et répond à un large éventail de besoins.

Comment ça fonctionne ?

Comment est-ce que la lumière est transformée en électricité ? Quelles sont les utilisations du photovoltaïque ? Quels sont les composants d’un système photovoltaïque et quelle production peut-on en attendre ?
Toutes les réponses ci-dessous.

De la lumière à l'électricité : l'effet photovoltaïque

L’effet photovoltaïque est un phénomène physique propre à certains matériaux appelés semi-conducteurs qui produisent de l’électricité lorsqu’ils sont exposés à la lumière.

Le plus connu d’entre eux est le silicium cristallin qui est utilisé aujourd’hui par 90% des panneaux produits dans le monde, mais il existe de nombreuses autres technologies déjà industrialisées comme les couches minces, à base de photovoltaïque organique ou en phase de recherche. Plus d’info…

Fonctionnement d’une cellule photovoltaïque

Lorsque les “grains de lumière” (les photons) heurtent une surface mince de ces matériaux, ils transfèrent leur énergie aux électrons de la matière. Ceux-ci se mettent alors en mouvement dans une direction particulière, créant ainsi un courant électrique qui est recueilli par des fils métalliques très fins. Ce courant peut être ajouté à celui provenant d’autres dispositifs semblables de façon à atteindre la puissance désirée pour un usage donné : ainsi, plusieurs cellules photovoltaïques forment un module (ou capteur) et plusieurs modules forment un champ photovoltaïque. Attention : c’est la lumière qui produit de l’électricité et non la chaleur !

Pour plus de détails sur les systèmes photovoltaïques et leurs composants, nous vous invitons à consulter le site web spécialisé d’Hespul.

Application du photovoltaïque

Un système photovoltaïque peut servir :

  • soit à alimenter un site isolé, c’est-à-dire un site non relié au réseau public de distribution électrique (chalet en montagne par exemple), pour lui permettre d’avoir accès aux usages les plus basiques de l’électricité, en général : éclairage, réfrigérateur, poste de radio.
  • soit à alimenter un site raccordé au réseau public de distribution, afin que le bilan énergétique de ce site soit amélioré par un apport en énergie renouvelable.

Pour plus d’information sur les applications du photovoltaïque, vous pouvez consulter le site web spécialisé d’Hespul.

Systèmes mixtes thermiques/photovoltaïques

Il existe des capteurs dits « hybrides » photovoltaïques/thermiques, utilisant de l’eau ou de l’air pour transporter la chaleur du capteur jusqu’au logement. Ainsi le système produit à la fois de l’électricité et de l’eau chaude/du chauffage par air chaud.

Télécharger notre fiche technique sur les systèmes aérovoltaïques/hybrides

Les unités du PV

La puissance (ou la capacité de production) d’une installation photovoltaïque s’exprime en Wc ou kWc (Watt-crête ou kiloWatt-crête). C’est une unité qui permet de comparer des panneaux de marques et technologies différentes entre eux, puisque 1Wc, peu importe la surface ou la technologie du panneaux, produira toujours la même quantité d’énergie dans les conditions standardisées : irradiation de 1 000w/m2, température de module de 25°C et coefficient de masse atmosphérique de 1,5. Ces conditions correspondent approximativement au mois de juin en moyenne montagne dans les Alpes.

Pour les panneaux les plus courants, 1 kWc correspond à une surface d’environ 10 m2, mais en fonction de la technologie, elle peut varier de 7 à 20m2 installation photovoltaïque de 3kWc Les panneaux produisent des « kilowattheures » (kWh) qui représentent une quantité d’énergie électrique : ce sont ces kWh que vous achetez à votre fournisseur d’électricité, ce sont aussi eux qui seront vendus à EDF (ou à l’ELD). Pour savoir, quel tarif d’achat s’applique à votre installation, consulter le site Photovoltaique.info. Ainsi, il est important de se baser sur la puissance-crête et non sur la surface des panneaux comme outil de comparaison entre différents systèmes. Plus d’info…

Comment devenir producteur ?

Individuel ou collectif, et en copropriété ?

Avant de vous lancer dans un projet photovoltaïque, qu’il soit individuel ou collectif, la première étape est de contacter votre Espace INFO-ÉNERGIE pour obtenir des conseils sur tous les travaux portant sur l’amélioration thermique du bâtiment ainsi que la pose de matériaux utilisant une source d’énergie renouvelable.

  • Pour mener à bien un projet photovoltaïque pour une maison, vous pouvez télécharger un guide pratique mis à disposition sur le site de l’ADEME à disposition des particuliers.
  • Dans le cadre d’une copropriété, nous vous invitons à télécharger la fiche dédiée ou visiter le site photovoltaique.info./
  • Si vous avez un projet collectif citoyen, cette page vous donnera toutes les infos clés.

La production attendue

Plusieurs facteurs peuvent impacter la production d’un site photovoltaïque :

  • La localisation géographique
 : la production électrique d’un site photovoltaïque peut être déterminée par les données météorologiques d’ensoleillement annuel du site. La carte ci-après donne la production électrique moyenne attendue dans les conditions optimales d’implantation pour un système photovoltaïque d’une puissance de 1 kWc avec des modules polycristallins standards, en fonction de la localisation géographique de l’installation.

Pour estimer son potentiel de production, des cadastres sont à votre disposition :
> si vous habitez dans la Métropole de Lyon
> si vous habitez dans la Communauté d’agglomération de l’Ouest Rhodanien (COR)
> partout ailleurs en France

  • L’implantation du système
 : c’est-à-dire son orientation et son inclinaison. En France, les panneaux doivent idéalement être exposés plein sud et être inclinés à 30 degrés par rapport à l’horizontale pour produire un maximum d’énergie sur l’année.

Cependant, des écarts de plus ou moins 45° par rapport au sud (c’est-à-dire de sud-est à sud-ouest) et une inclinaison de 20 à 60° par rapport à l’horizontale sont acceptables et n’engendrent pas de baisse de production importante.

Le tableau ci-dessous donne le facteur de correction à appliquer à la production attendue du système en fonction de son orientation et de son inclinaison.

  • Les ombrages éventuels
 : un ombrage sur les capteurs peut avoir des origines diverses : arbre, bâtiment ou relief naturel installé plus au sud que le système photovoltaïque. Cet ombrage est aussi appelé un masque. Selon la taille de l’obstacle et surtout sa hauteur, l’impact de l’ombrage (une perte de production) est plus ou moins important, c’est pourquoi il vaut mieux le quantifier avant d’investir. Si vous pensez que votre site va subir un ou plusieurs ombrages, vous devez réaliser un relevé de masque en utilisant, par exemple, la méthode mise à disposition dans nos publications sur le site photovoltaique.info.

La faisabilité économique

Choisir son modèle économique

Pour connaître les coûts d’investissement et de fonctionnement d’une installation photovoltaïque, ainsi que les recettes issues de la vente d’électricité, vous pouvez consulter le site photovoltaique.info.

Nous vous invitons à utiliser l’outil « évaluer mon devis », qui vous permettra de comparer la valeur économique d’une installation PV en vente totale de l’électricité, en vente en surplus ou en autoconsommation totale, à partir de l’adresse du système et du montant du devis.

Rentabilité d’un projet photovoltaïque

De nombreux facteurs peuvent conduire à des temps de retour sur investissement très différents d’un système à un autre ; nos simulations donnent des valeurs entre 7 et 20 ans. Les différences de TVA et de tarif d’achat ont un impact très important, ainsi que les coûts initiaux. Vous pouvez estimer le temps de retour de votre projet en considérant les facteurs suivants :

  • les coûts
    > le coût de l’installation (fourniture, pose et raccordement) ;
    > le taux de TVA (10 % ou 20 %) ;
    > la part du capital apporté (ce qui détermine la taille de l’emprunt et les intérêts à rembourser ;
    > le taux d’intérêt d’un éventuel emprunt (Taux Effectif Global) ;
    > les frais de fonctionnement (utilisation du réseau, maintenance éventuelle, renouvellement d’équipements) ;
    > la taille de votre système et votre taux d’imposition.
  • les recettes / entrants
    > les aides financières (de plus en plus rares) ;
    > la vente des kWh.
  • la reproductibilité (latitude, orientation, inclinaison, masques, etc.)
    > en moyenne, en France, 1 kWc installé produit 1000 kWh/an.
    > le type de produit installé (intégration au bâti ou intégration simplifiée).

Les démarches administratives

Assurance, permis de construire, demande de raccordement, contrat d’achat…Vous trouverez un ensemble d’informations sur cette page afin de bien comprendre les démarches administratives à engager.

Choisir un installateur

Contactez un ou plusieurs installateurs pour avoir des devis adaptés à vos besoins. Nous vous invitons à bien étudier les propositions commerciales. Il y a des points clés pour la réalisation des projets. Vous pouvez consulter un guide d’aide à la décision pour choisir votre installateur en cliquant ici.

Quelques idées reçues

Le photovoltaïque ne fonctionne que dans le Sud, et qu’en été.

Pour produire la même quantité d’énergie entre le sud du Portugal et le nord de l’Allemagne il faudra quasiment 2 fois plus de surface de panneaux photovoltaïques en Allemagne.
Un projet photovoltaïque sera plus rentable dans le sud que dans le nord à cause des différences d’ensoleillement mais il fonctionnera aussi bien dans les deux cas.

Il faut recouvrir la France de panneaux, pour couvrir notre consommation énergétique.

D’après la loi de Transition Énergétique Pour la Croissance Verte (TEPCV), il faudrait couvrir 17 % des toitures et 0,6 % des surfaces aux sols polluées ou impropre à l’agriculture pour répondre aux exigences de la loi en terme de production photovoltaïque. 
Il ne faut pas penser au photovoltaïque comme LA technologie mais comme une technologie qui fait partie d’un mix électrique.
 Chacun sait qu’il n’y a pas de soleil la nuit et qu’il y a des semaines sans vent à certaines périodes de l’année : c’est bien pour cela que personne n’imagine qu’une filière renouvelable puisse à elle seule satisfaire tous les besoins à tout instant.

Une étude allemande « Kombikraftwerk » a modélisé le réseau électrique allemand uniquement alimenté par des sources d’énergies renouvelables. Cette étude a montré que le foisonnement des productions et la variété de source de production permet d’alimenter le réseau électrique allemand sans coupure quelle que soit la météo ou l’heure de la journée.

Les panneaux sont fabriqués en Chine, ils ne font pas fonctionner l’économie française.

Oui, la majeur partie des modules photovoltaïques provient d’Asie. La fabrication de cellules et de modules est relativement peu développée en France, comme pour toutes les autres filières : textile, high tech, …
Seulement 14 entreprises françaises fabriquent des modules et des cellules et n’ont que 2 % du marché mondial.

Mais au-delà de la fabrication du matériel c’est l’ensemble des métiers de la filière qu’il faut prendre en compte dont par exemple les installateurs, les entreprises de maintenance, à qui le photovoltaïque permet un gisement d’emplois très importants.

Les panneaux photovoltaïques sont polluants.

Les Analyses de Cycle de Vie (ACV) réalisées à ce jour démontrent que pour des panneaux cristallins, la fabrication et le démantèlement sont négligeables par rapport à l’énergie économisée au cours la durée de vie des panneaux. Cette durée de vie est supérieure à 20-30 ans et la production du panneau est garantie sur 25 ans.

Au bout de 3 ans en moyenne, le panneau aura produit l’énergie nécessaire à sa fabrication. Les émissions de carbone liées au cycle de vie sont comprises entre 40 et 80 g/kWh, là où les émissions de carbone d’une centrale gaz sont à 430 g/kWh et d’une centrale nucléaire sont comprises entre 9 et 70 g/kWh (source université de Stanford).

La partie la plus polluante correspond au raffinage du silicium, liée à une consommation d’électricité importante. Dès lors que l’on a une production électrique sans CO2 (nucléaire ou renouvelable) les émissions de CO2 liées à la fabrication deviennent quasi nulles.

Pour conclure, un panneau photovoltaïque produit dix fois plus d’énergie qu’il en a fallu pour le construire et ce quasiment sans déchet.

Les panneaux photovoltaïques ne se recyclent pas.

Les panneaux en fin de vie peuvent d’ores et déjà être recyclés par l’association PVcycle, dont les points de collecte en Auvergne-Rhône-Alpes sont disponibles sur leur site. Le prix de retraitement est intégré au prix d’achat. Un système photovoltaïque est recyclable à 90%.

Adresses utiles

Les professionnels du solaire

Des listes d’installateurs sont disponibles :

Le site ressource

Le Centre de ressources sur le photovoltaïque, créé et mis à jour par l’association Hespul.

Autres

Où voir des exemples d’installation de panneaux solaire photovoltaïques ?
Pour voir des exemples d’installations photovoltaïques, vous pouvez consulter notre carte des sites exemplaires dans le Rhône.

Pour évaluer l’opportunité photovoltaïque d’une toiture, téléchargez la fiche dédiée.

Vous avez un projet collectif ?
Si vous avez un projet collectif comme un groupement d’habitat, un gîte, des chambres d’hôte, contactez :

  • Pour un projet dans le Rhône, l’association HESPUL au 04 37 47 80 90
  • Pour un projet sur la Métropole de Lyon, l’ALEC Lyon au 04 37 48 22 42

 

Bois-énergie

Posté le 27/06/18

Le bois peut être utilisé sous différentes formes pour alimenter une chaudière ou un poêle, qui produira par la suite du chauffage et dans certains cas de l’eau chaude sanitaire (ECS).

Le prix du bois énergie est à l’heure actuelle l’un des plus bas du marché de l’énergie. On constate que sur les 20 dernières années, le prix des énergies a connu d’importantes variations, mais a en moyenne fortement augmenté.

Les énergies fossiles sont en voie d’amenuisement et sont distribuées sur des marchés internationaux. Leur prix connait donc de fortes variations et a tendance à augmenter plus rapidement (environ +5% / an en moyenne) que celui des énergies produites à partir de ressources renouvelables produites nationalement ou localement, telles que le bois (environ +3 % / an).

Économiquement, il est souvent plus avantageux d’investir dans une solution de chauffage basée sur une énergie peu onéreuse et moins susceptible de se renchérir dans le futur, même si l’investissement de départ est plus élevé.

Bien choisir son bois

Le bois bûche

500 000 ans d’histoire et toujours d’actualité !
La forme de bois-énergie la plus utilisée. En France il couvre 20 % des besoins de chauffage dans l’habitat et près d’un foyer sur deux l’utilise !

Caractéristiques

Une bûche est un rondin ou un quartier de 25, 33, 50 ou 100 cm de long. 
Les bois à forte densité comme le chêne, le hêtre, le frêne sont des bois à combustion lente car à fort contenu énergétique. Les bois tendres tels que le bouleau, le platane, le peuplier, brulent plus rapidement, comme les bois résineux car ils ont un contenu énergétique plus faible.

L’humidité est toutefois le principal facteur de performance du combustible. Un combustible humide dégradera très nettement les performances de l’installation et génèrera plus de polluant (particules imbrûlées).

Test de combustion (chêne) dans un insert :

TAUX d’HUMIDITÉ 10% 30% 49%
Rendement 78% 30% 47%
Émissions de CO en % 0,22 1,3 1,9

L’utilisation de bois moyennement sec, voire humide :

  • fait fonctionner l’appareil avec un mauvais rendement, entrainant une augmentation de la consommation de bois ;
  • génère des polluants atmosphériques ;
  • encrasse plus rapidement l’appareil et le conduit de fumée.

Il est donc impératif de bien veiller à l’humidité de son combustible. Un bois non sec sera plus lourd, moins grisé. Deux bûches sèches doivent produire un son clair lorsqu’on les cogne l’une contre l’autre.

Acheter son bois bûche

La bonne quantité
Le stère est une unité trompeuse : le « stère de référence » correspond à 1 m3 de bois empilé, confectionné exclusivement avec des bûches de 1m de longueur, toutes empilées parallèlement et rangées avec soin.
Si la taille des bûches est inférieure à 1m, le volume de bois apparent diminue car les vides sont mieux occupés. Ainsi votre « stère » ne correspond plus à 1 m3, mais à 0,8 m3 pour des bûches en 50 cm et 0,7 m3 pour des bûches en 33 cm. Pourtant, vous disposez toujours de la même quantité de bois. 
Attention le bois est généralement livré en vrac, non empilé, laissant plus d’interstices, le volume apparent pourra être alors bien plus élevé.

La bonne humidité
Certains fournisseurs disposent d’humidimètres, permettant d’évaluer le taux d’humidité d’une livraison.

TYPE HUMIDITÉ UTILISATION
Bois sec < 20% Prêt à l’emploi
Bois mi-sec 20-35% Stockage d’environ 1 an
Bois humide > 35% Stockage 2 ans
  • 1 stère de bois, 30 % d’humidité, acheté 60€, contient 1600 kWh/stère = 0,037 €/kWh
  • 1 stère de bois, 20 % d’humidité, acheté 70€, contient 2000 kWh/stère= 0,035 €/kWh

Dans cet exemple, le stère de bois sec acheté 70€ peut donc s’avérer plus rentable que le bois semi-sec acheté 60€.

Le bon séchage
Pour obtenir un bon séchage de votre bois, veillez à :

  • stocker sous abri bien ventilé (éviter les abris intérieurs, caves, garages) ;
  • ne pas recouvrir d’une bâche étanche retombant jusqu’au sol et qui pourrait poser des problèmes d’évacuation de la rosée.

Les labels de qualité
Les consommateurs peuvent parfois s’appuyer sur des labels qui permettent bien souvent d’obtenir un minimum de garanties sur la qualité du combustible et sur l’offre commercial : contrôle de l’humidité, respect des quantités, transparence de l’information etc.
En Rhône-Alpes, deux labels existent : Rhône Alpes Bois Bûche et NF bois de chauffage

Le bois déchiqueté

Également appelés “plaquettes”, ces fragments de bois de la taille d’un morceau de sucre sont obtenus par broyage de produits issus de l’activité forestière et paysagère (branches, houppiers, rémanents…) ou industrielle (palettes non souillées…).

Afin d’assurer un bon fonctionnement avec des chaudières automatiques, il faut impérativement un combustible adapté, c’est à dire bien sec (humidité<25%) avec une granulométrie constante (en moyenne : 3x2x1 cm).

Le séchage du bois peut s’effectuer avant ou après le broyage : soit par séchage de 1 à 2 ans en perches, puis broyage du bois sec ; soit par broyage du bois vert et séchage en tas pendant 3 à 6 mois sous abri aéré (au printemps pour l’hiver).

Ce combustible local et économique nécessite beaucoup de place pour le stockage. Il convient donc à des bâtiments collectifs ou individuels et peut être auto-produit en louant un broyeur.

La qualité du combustible bois qui sera utilisé est déterminante pour le bon fonctionnement de votre chaudière bois.

Qualité de la plaquette

Il n’existe pas encore à ce jour de norme française certifiant la qualité du combustible bois déchiqueté. En revanche en Auvergne-Rhône-Alpes, la certification chaleur bois qualité + engage les fournisseurs certifiés à produire un combustible propice aux chaufferies automatiques et respectant un cahier des charges précis.

Comment se passe la livraison ?

Le déchargement du camion peut être réalisé de différentes manières :

  • par bennage dans les cas les plus courant, ce qui nécessite des conditions particulièrement favorables en termes d’implantation du silo et d’accès routier (le camion doit pouvoir benner au-dessus ou juste à côté du silo) ;
  • par soufflage : certains fournisseurs de la région se sont équipés de camions souffleurs, permettant d’alimenter facilement des silos de plein pied, avec un accès routier difficile. Le coût de livraison est alors un peu plus cher, mais cela peut permettre de réaliser d’importantes économies sur le silo.

Les granulés de bois

Ils sont produits à partir de sciures et de copeaux propres provenant des entreprises transformatrices du bois (scierie, menuiserie…), séchés puis comprimés sous haute pression. La résine présente dans le bois garantit l’homogénéité et la résistance des granulés. Sous l’effet de la pression et de la chaleur, la résine permet d’agglomérer les particules de bois assurant la cohésion du granulé, aucun additif n’étant nécessaire. L’énergie « grise » mise en œuvre pour sa fabrication reste relativement faible en comparaison d’autres combustibles.

Ces petits bâtons cylindriques ont un diamètre de 6 mm et une longueur de 1 à 3 cm. La forte densité et la faible quantité d’eau (8-10 %) des granulés leur confèrent une teneur énergétique élevée.

L’homogénéité des granulés permet d’obtenir une combustion très constante avec un minimum d’émissions nocives. Leur densité et leur fluidité en font un combustible parfaitement adapté aux maisons individuelles, dans des poêles spécifiques ou des chaudières automatiques.

Qualité du granulé

La qualité du granulé est un critère important pour le bon fonctionnement d’une chaudière automatique au ’bois. La certification du combustible permet d’apporter des garanties sur la qualité du combustible : humidité, dimensions, résistance, pouvoir calorifique… Parmi ces certifications les plus connues sont Din+ (certification Allemande) et NF granulés bois (standard, performance ou industrielle).

Comment se passe la livraison ?

Le granulé peut s’acheter :

  • en sac à l’unité de 15 kg pour les poêles de faible consommation ;
  • en sac de 15 kg sur palette d’environ 1 t ;
  • en big-bag d’une tonne ;
  • en vrac, auquel cas la livraison s’effectue par camion souffleur, de capacité variant de 3 à 20 tonnes.

Il existe deux types d’appareils utilisant l’énergie bois : les appareils utilisés en chauffage central et reliés à des émetteurs (radiateur, plancher chauffant) et les appareils indépendants.
Vous trouverez ici des conseils pour bien choisir et bien utiliser son appareil de chauffage au bois.

Les appareils pour le chauffage central

Les chaudières à granulés

Les chaudières automatiques à granulés, raccordées au système de chauffage par radiateur ou plancher chauffant, offrent le même degré de confort qu’une chaudière classique moderne. Elles permettent également de produire de l’eau chaude sanitaire (ECS).

La principale différence et contrainte est le stockage, souvent beaucoup plus volumineux. 
Le combustible est transporté automatiquement jusqu’au brûleur, puis s’enflamme grâce à un allumage électrique. Une régulation de l’amenée du combustible et de l’air primaire et secondaire permet d’adapter la puissance, d’obtenir une combustion complète et donc d’optimiser les rendements : plus de 90 %. Cela induit une consommation modérée de bois, une très faible production de cendres, ainsi qu’une usure et un encrassement du corps de chauffe réduits.

Entretien

Le décendrage s’effectue automatiquement, il reste à vider le bac à cendres quelques fois pendant l’hiver. Un entretien annuel réalisé par un professionnel spécialisé est désormais obligatoire quel que soit le type de chaudière (Décret n°2009-649 du 9 juin 2009). Le prix est variable suivant les entreprises mais se situe aux alentours de 150€.
Vous trouverez des informations complémentaires dans notre guide : Le chauffage automatique au bois.

Les chaudières à bois bûche

Les chaudières à bûches sont la solution idéale lorsque l’on possède son propre bois et que l’on est prêt à investir du temps pour du travail manuel afin de se chauffer. Les appareils modernes dit « turbo » et à « flamme inversée » permettent d’atteindre des rendements supérieurs à 80%. Les chaudières sont raccordées à des circuits de chauffage central classiques et couplées à un ballon tampon (ou d’hydro-accumulation) utilisé également pour la production d’eau chaude sanitaire via un échangeur. Confort et autonomie sont ainsi optimisés.

Vous trouverez des informations complémentaires dans notre guide : Le chauffage au bois bûche.

Les chaudières à bois déchiqueté

Schéma bois – Hargassner

Ce type de chaudière se destine plutôt aux gros consommateurs : grands bâtiments mal isolés type corps de ferme, bâtiments publics, logements collectifs, gîtes etc. Le combustible est en effet abondant et peu onéreux, rendant ce mode de chauffage très économique. En revanche, l’investissement est plus lourd, l’encombrement plus important et l’entretien conséquent. Les livraisons s’effectuent en règle générale par camion benne, soit directement dans un silo enterré via une trappe, soit au sol puis avec reprise pour un silo de plein pied. Certains fournisseurs proposent également une livraison par camion souffleur comme pour le granulé. Le silo maçonné de forme carrée est accolé à la chaufferie qu’il alimente par vis sans fin. 
Sa contenance de 25 à 100 m3 nécessite généralement plusieurs livraisons annuelles.

Entretien

Un entretien annuel réalisé par un professionnel spécialisé est désormais obligatoire quel que soit le type de chaudière (Décret n°2009-649 du 9 juin 2009).

Les appareils indépendants

Les poêles à bûches

Simple à installer et avec un combustible peu coûteux, le poêle à bois bûches connaît depuis plusieurs années un véritable succès sur le marché des appareils de chauffage.
Il s’installe le plus souvent dans la pièce de vie principale de la maison. Pour une maison existante, la présence d’un conduit de fumée n’est pas indispensable, en effet, une évacuation au travers murs est possible grâce à l’installation d’un système « ventouse ».
Il peut néanmoins présenter quelques inconvénients :

  • Chargement manuel
  • Faible autonomie
  • Production de chaleur en dent de scie

Les poêles à inertie (ou « poêles de masse » ou « cœur chaud »), permettent de chauffer confortablement une maison toute la saison.

Placés au centre de celle-ci, dès la construction ou non, ils rayonnent lentement offrant un excellent degré de confort. Les poêles de masse de bonne conception atteignent des rendements avoisinant les 85 %. Ils coûtent entre 5 et 15 000€ mais évitent l’investissement d’un système de chauffage central. Il est également possible d’envisager l’autoconstruction de son poêle de masse.

Entretien

Comme tout appareil de chauffage au bois, les poêles à bois bûches nécessitent un minimum d’entretien.

  • Nettoyage de la chambre de combustion : 1 à 2 fois par semaine
  • Décendrage : 1 à 2 fois par mois
  • Nettoyage complet de l’appareil et du conduit de fumée par un professionnel qualifié : 1 à 2 fois par an

Vous trouverez des informations complémentaires dans notre guide : Le chauffage au bois bûche

Les poêles à granulés

Le poêle à granulés connaît depuis plusieurs années un véritable succès sur le marché des appareils de chauffage.
Semblables aux poêles à bûches classiques, les poêles à granulés offrent de nombreux avantages supplémentaires :

  • Allumage / extinction automatique à partir d’un thermostat
  • Programmation hebdomadaire
  • Allumage commandé à distance (télécommande)
  • Autonomie de 1 à 3 jours
  • Rendements élevés (>80%)
  • Bon rendement y compris à charge partielle (lorsque le poêle tourne au ralenti)
  • Peu de salissures liées au transport du combustible
  • Production d’eau chaude sanitaire possible sur certains modèles
  • Consommation d’électricité modérée (< 2% de la consommation de bois)

Mode de fonctionnement

Tous les poêles à granulés sont équipés d’un petit réservoir de granulés intégré dans le corps du poêle qui alimente le foyer via un système de vis sans fin. La mise en route de la vis sans fin est commandée directement par la régulation du poêle en fonction de la température de consigne et de la température ambiante.

Comme le poêle à bois, il s’installe le plus souvent dans la pièce de vie principale de la maison. Pour une maison existante, la présence d’un conduit de fumée n’est pas indispensable, en effet, une évacuation par les murs est possible grâce à l’installation d’un système ventouse.

La livraison du combustible se fait généralement par sac que l’on vide directement dans le réservoir du poêle. Il y a en moyenne 15 kg par sac, vendu à l’unité ou en palette. Il est également possible d’envisager un stockage plus important en silo, situé à proximité du poêle et muni d’un système d’aspiration.

La diffusion de chaleur est réalisée en règle générale par convection, à l’aide d’un petit ventilateur ou par rayonnement pour les poêles plus massifs. D’autres poêles à granulés, dits « bouilleurs », disposent d’une sortie d’eau permettant de distribuer la chaleur sur un circuit de radiateurs et de produire de l’eau chaude sanitaire. Couplés à un ballon d’hydro-accumulation et à des panneaux solaires thermiques ils constituent une bonne solution pour avoir une production à 100 % renouvelable sur le chauffage et l’eau chaude sanitaire.

Entretien

Comme tout appareil de chauffage au bois, les poêles à granulés nécessitent un minimum d’entretien.

  • Nettoyage de la chambre de combustion : 1 à 2 fois par semaine
  • Décendrage : 1 à 2 fois par mois
  • Nettoyage complet de l’appareil et du conduit de fumée par un professionnel qualifié : 1 à 2 fois par an

Pour vous aider à bien entretenir votre matériel : Guide d’entretien des poêles à granulés – PROPELLET

Poêle à granulés et maison basse consommation

Il est de plus en plus fréquent de voir apparaître les poêles à granulés comme système de chauffage principal des maisons basse consommation. Les besoins thermiques sur les maisons bien isolées permettent d’opter pour des appareils de faible puissance pouvant moduler jusqu’à 2 kW. On obtient ainsi un mode de chauffage complet pour un coût d’investissement très faible car il n’y a pas de circuits de radiateurs à installer. Cela permet à certaines maisons basse consommation de sortir à un coût au m2 équivalent à une construction conventionnelle.

Fiche technique sur les conduits de fumée et les poêles à granulés : Guide fumisterie

Les cheminées et inserts

Les cheminées ou foyers ouverts sont avant tout des équipements d’agrément, que ce soit en matière d’esthétique ou de convivialité. La plupart des foyers ouverts ont cependant des rendements de fonctionnement très faibles entre 10 et 15% . Plus des trois quart de la chaleur produite sert à chauffer l’extérieur !

Améliorer le rendement d’un foyer ouvert

  • L’insert est un foyer en fonte fermé par une porte vitrée qui vient s’encastrer dans une cheminée existante. Il est donc choisi en fonction des dimensions de la cheminée. L’insert dispose d’une ou plusieurs bouches d’entrée d’air réglables permettant de faire varier la quantité d’air destinée à la combustion. Une cheminée pourvu d’un insert permet d’améliorer le rendement de l’appareil de 30 à 70% contre 10 à 15%. Le coût moyen d’un insert : de 500€ à 3 000€ hors pose.
  • Un récupérateur de chaleur permet de récupérer une partie de la chaleur dégagée par la combustion du bois et de la renvoyer par soufflage d’air chaud dans des pièces éloignées comme les chambres. L’amélioration du rendement d’une cheminée ne dépassera pas les 30%, pour un investissement qui peut parfois s’avérer important.

Bien utiliser son appareil de chauffage

Une mauvaise utilisation peut faire chuter le rendement de 50%, augmentant ainsi la consommation et les émissions polluantes.
Quelques conseils pour bien utiliser son appareil :

  • utiliser un combustible sec ;
  • démarrer avec des bûches fines de résineux (pin, mélèze…) qui permettent de monter rapidement en température et ouvrir les entrées d’air au maximum pendant 10 minutes ;
  • une fois que la combustion est amorcée, réduire les entrées d’air de manière à limiter les pertes de chaleur par excès d’air ;
  • lorsque le foyer est chaud, mettre du bois dur (chêne, hêtre, bouleau) qui assure une combustion plus lente, nécessitant moins d’air secondaire ;
  • préférer 1 seul gros chargement avec un bois dur plutôt que plusieurs petits rechargements ;
  • soyez attentif à l’entretien : une couche de suie de 1,5 mm d’épaisseur engendre 6 % de surconsommation.

Il est possible de réduire considérablement le temps d’allumage et les pollutions générées en utilisant une technique d’allumage simple : l’allumage par le haut. 
Cette technique, dont les performances ont été mesurées, est largement diffusée et connue en suisse.

Vous pouvez consulter le guide des appareils de chauffage au bois indépendants pour plus de détails : les appareils de chauffage au bois indépendants.

Bien choisir son appareil de chauffage

Flamme verte :
Le label flamme verte, est un gage de qualité pour les appareils domestiques de chauffage au bois. Une étiquette apposée sur les appareils permet de les reconnaître facilement. La performance de chaque appareil est évaluée à l’aide d’un système à étoile allant de 5 à 7.

Production d’eau chaude sanitaire

Pour les poêles et chaudières produisant de l’eau chaude sanitaire ou non, un chauffe-eau solaire complète idéalement l’installation et permet d’assurer la production d’eau chaude hors période de chauffe.

Foire aux questions

Combustible

Comment allumer efficacement son poêle à bûches ?
Face aux épisodes de pollution que nous connaissons, il est nécessaire de rappeler l’allumage par le haut pour les poêles à bûches. L’allumage par le haut est une méthode simple et efficace qui permet de réduire les émissions de polluants durant la combustion. Le bois brûle progressivement du haut vers le bas. Par rapport à l’allumage par le bas, cette combustion se déroule plus lentement offrant ainsi un meilleur rendement, une consommation moindre de bois et un encrassement limité de la vitre.

Vidéo tuto

Quel combustible choisir : granulé ou plaquette ?
Le choix du combustible va dépendre du niveau de consommation du bâtiment. Le combustible granulé est plus cher mais la chaudière est plus simple, modulable dans sa puissance (fonctionne à basse puissance) et moins chère à l’achat. Sauf cas particulier, la plaquette n’est pas adaptée à l’habitat individuel. En revanche dans les cas d’habitat groupé utilisant un chauffage collectif, la plaquette commence à devenir intéressante.

Existe-t-il des critères de qualité lors de l’achat de combustible bois ?

  • Granulé : la norme NF granulé biocombustible ainsi que les labels DINplus, ITEBE, ÖNORM, SWISSPELLET garantissent des granulés de bonne qualité.
  • Plaquette : en Auvergne-Rhône-Alpes la norme « Chaleur Bois Qualité + » permet d’avoir des garanties sur le calibrage, l’humidité, le taux de cendre et le service après vente.
  • Bûche : Marque NF bois de chauffage

Le prix du bois ne risque-t-il pas d’augmenter si cette énergie se développe ?
OUI, le prix du bois suivra probablement la tendance à la hausse du prix de l’énergie. Toutefois cette augmentation devrait être faible ou du moins se stabiliser dans le temps pour plusieurs raisons :

  • Le parc actuel d’appareils de chauffage au bois est en train d’être renouvelé grâce aux aides de l’état. Les nouveaux appareils sont plus performants et moins consommateurs de ressources.
  • La filière bois-énergie est en plein essor, la production est amenée à doubler dans les 20 prochaines années.
  • Contrairement aux énergies fossiles qui sont intégralement importées, le bois est une ressource locale. Elle est donc moins soumise au contexte international de fluctuations du prix des énergies.

Un fournisseur établit généralement avec son client un contrat sur 3 ans pour une fourniture de combustible à prix fixe.

Le stère est elle une unité illégale ?
Le décret 75-1200 du 4 décembre 1975 a interdit l’emploi du stère depuis le 1 janvier 1978, renvoyant aux unités du système international : m3 ou kg.

Il faut donc aujourd’hui pour une plus grande clarté du marché utiliser le m3 apparent, la tonne ou le kWh comme le font déjà les autres combustibles bois. Et le travail mené sous l’égide du FCBA pour établir des grilles de correspondances entre dimensions empilées ou en vrac, devra servir à afficher systématiquement des m3, des tonnes ou des kWh, à coté de leur équivalent traditionnel en stère.

Comment est-il possible de distinguer un bon granulé du mauvais granulé ?
Le bon granulé a une surface lisse, dure et peu fissurée. Sa couleur est claire et il dégage une odeur de bois caractéristique. On peut également faire le test du verre d’eau : un granulé de bonne qualité coule lorsqu’il est plongé dans un verre d’eau. Des normes de qualité existent déjà, telles que NF Granulés, DIN+, et donnent des garanties concernant le granulé.

Produire du granulé de bois/de la plaquette forestière nécessite-t-il beaucoup d’énergie « grise » ?
NON, lorsque l’on se met à comparer par rapport à d’autres combustibles. Il faut en effet de l’énergie pour couper le bois, le transporter, le broyer, parfois pour le sécher et l’agglomérer, puis pour le transporter. Tout comme il faut également de l’énergie pour extraire, raffiner, transporter du fioul…

Pour produire 1 kWh d’énergie « utile » suivant l’énergie utilisée les ressources primaires consommées seront

  • fioul : 1,25 kWh de pétrole
  • électricité : 2,58 kWh d’uranium, pétrole, gaz, hydraulique (renouvelable)
  • Granulé : 0,22 kWh de pétrole/gaz + 1 kWh de bois (si le granulé est séché au gaz)
  • Plaquette : 0,14 kWh de pétrole + 1 kWh de bois

L’énergie grise nécessaire à la production du bois-énergie est donc comparable à celle nécessaire aux combustibles fossiles. Ceci est d’autant plus vrai avec l’arrivée de nouveaux combustibles issus de sables bitumineux ou de gaz de schistes.
 Pour que ce bilan reste vrai il est toutefois évident qu’il faudra éviter d’importer du bois-énergie provenant de l’autre bout de l’Europe.

Impact environnemental

Le chauffage au bois contribue-t-il à l’effet de serre ?
NON, dans la mesure où l’exploitation de bois demeure inférieure à l’accroissement forestier.
La combustion du bois émet du CO2 dans des quantités comparables à celles émises lors de sa décomposition en forêt. Cette quantité de CO2 correspond à celle qui a été absorbé par l’arbre lors de sa croissance (photosynthèse). Il existe donc pour toute la biomasse un équilibre naturel émission/absorption du CO2 tant que celle-ci n’est pas surexploitée (ce qui est le cas dans la majorité des pays d’Europe)
. Le Bilan CO2 du bois-énergie est donc neutre.

Le chauffage au bois est-il polluant ?
OUI et NON. Cela dépend de l’appareil utilisé pour le brûler et de la façon dont il est utilisé. Les polluants liés à la combustion de biomasse sont principalement les poussières, le monoxyde de carbone et les composés organiques volatiles (plus particulièrement les HAP : Hydrocarbure Aromatique Polycyclique). Ces émissions ont lieu lorsque la combustion du bois se fait dans de mauvaises conditions : températures insuffisantes, apport d’oxygène trop ou pas assez important, humidité du bois trop importante. Ces conditions s’appliquent particulièrement dans les foyers ouverts (cheminées traditionnelles) où les apports d’air sont mal maîtrisés, les déperditions importantes et où l’utilisateur peut introduire d’autres combustibles que du bois (les déchets plastiques par exemple, qui sont extrêmement polluants lors de leur combustion).

Depuis 20 ans, grâce à des démarches de labellisation et de certification ces rejets ont pu être divisés par 4 pour les inserts et jusqu’à 10 pour les chaudières modernes.

Y a-t-il suffisamment de bois de chauffage en France ?
En France le prélèvement forestier reste largement inférieur à l’accroissement naturel de la forêt. La forêt recouvre aujourd’hui 28% de la surface métropolitaine totale soit 16 millions d’hectares. Depuis le XIXe siècle la forêt française n’a cessé de grandir et aujourd’hui elle dispose d’un taux de croissance de 1.5% par an soit 100 millions de m3 selon l’IFN. A titre de comparaison la récolte totale annuelle moyenne estimée par l’IFN est de 50 millions de m3.
 La ressource bois est encore en France largement sous exploitée. On estime que d’ici 2020, 4 millions de tonnes équivalent pétroles par an supplémentaires pourraient être mobilisables.

La forêt française est elle en croissance ?
OUI, la surface de forêt française a doublé en 1 siècle. Aujourd’hui encore cette surface augmente de 1.5% par an !

La croissance du bois énergie contribue-t-elle à la déforestation ?
NON dans la plupart des cas, 70% des zones sont déboisées afin d’étendre les terres agricoles, pour le bétail, le soja et l’huile de palme principalement. L’augmentation de la consommation mondiale de viande et la production d’agrocarburant sont les principaux responsables de la déforestation. 
Toutefois une part non négligeable du bois extrait des forêts primaires est utilisée comme bois d’œuvre (construction) qui est exporté en France. Une manière de préserver ces zones de la déforestation consiste donc à n’acheter que des bois exotiques issus de forêts certifiées FSC ou à acheter uniquement des bois européens issus de forêts certifiés PEFC.

Quel est l’état de la filière bois en Rhône-Alpes ?
Nous actualisons chaque année un atlas des filières d’approvisionnement en bois déchiqueté et en granulés de bois sur la Région. Accompagné d’un recensement des chaufferies automatiques, l’atlas analyse entre l’offre locale en combustible et la demande, et évalue les axes de développement de ces filières. Plus d’info…

Autre

Ai-je droit à des aides pour mon installation ?
OUI, il existe plusieurs systèmes d’aides financières pour les particuliers : pour les connaître, cliquez ici.

Où voir des exemples d’installation d’appareils au bois ?
Des fiches techniques de projets sont disponibles sur la carte des logements performants du Rhône. Un filtre permet de sélectionner des fiches spécifiques à votre projet.

Vous avez un projet collectif ?
Si vous avez un projet collectif comme un groupement d’habitat, un gîte, des chambres d’hôte, contactez :

  • Pour un projet dans le Rhône, l’association HESPUL au 04 37 47 80 90
  • Pour un projet sur la Métropole de Lyon, l’ALEC Lyon au 04 37 48 22 42

Quelques adresses pour approfondir le sujet

Les professionnels du bois

Les sites ressources

Sites généralistes :

Bien choisir son matériel :

  • Flamme Verte : liste de matériel avec comparatif de rendement. Appareils domestiques uniquement.

Annuaire et site éco-conso

Posté le 13/03/18

Annuaire

Vous voulez consommer plus local et plus responsable dans votre ville ? C’est plus facile en ayant les contacts des commerçants, des producteurs, des acteurs proches de chez vous qui sont en phase avec une consommation durable au quotidien !

YesWeGreen est désormais notre annuaire de l’éco-consommation !

Cet annuaire est mis à disposition à titre indicatif et n’est pas exhaustif. Basés sur les déclarations de la structure ou d’un tiers, les Espaces INFO->ÉNERGIE ne peuvent garantir la vérification des informations fournies.

À propos de Yes We Green
Yes We Green est une application collaborative qui vous aide à trouver les bonnes adresses locales. Karine Niego, créatrice de l’appli, souhaite favoriser le passage à l’acte chez ses concitoyens.

Site écoconso.fr

Alimentation, déchets, eau, énergie, loisirs, mobilité, tout ce qu’il faut savoir pour consommer durablement sur un seul site : ecoconso.fr

Les loisirs

Posté le 13/03/18

Nuisible, le tourisme de masse ?

Selon l’Organisation Mondiale du Tourisme, le tourisme international est à l’origine de 5 % des émissions de gaz à effet de serre. Les 3/4 sont dus au mode de transport choisi et 21 % au logement. 
Le tourisme de masse utilise les ressources naturelles et énergétiques jusqu’à en priver les populations locales. Dans les pays méditerranéens, au climat plutôt sec, les touristes consomment 440 litres d’eau par jour en moyenne, soit deux fois plus d’eau que la consommation moyenne d’un espagnol [1].

Autre exemple, dans un pays tropical comme la Thaïlande, un parcourt de golf a besoin de 1 500 kg de produits chimiques fertilisant, pesticides et herbicides et monopolise la même quantité d’eau que 60 000 villageois. [2]

Côté économique, si le tourisme est la première activité créatrice d’emploi dans le monde, la richesse n’est pas redistribuée équitablement. Par exemple, 80 % des sommes dépensées dans le cadre d’un voyage « tout compris » bénéficient aux compagnies aériennes, aux hôtels. [3]

L’écotourisme, une solution ?

Faire le choix de l’écotourisme peut réduire en partie ces nuisances. L’écotourisme n’étant qu’un concept – ni label, ni charte pour l’encadrer – il recouvre des pratiques très diverses, pas toujours respectueuses de l’environnement. En Chine, le Comité national chinois pour l’Homme et la Biosphère estime que 11 % [4] des sites touristiques ont été dégradés par de l’écotourisme. Des résultats en totale contradiction avec la définition que donne la société internationale de l’écotourisme (International Ecotourism Society) de cette pratique touristique.

Selon cette agence, « l’écotourisme est une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l’environnement et au bien-être des populations locales ». C’est pourquoi, toujours selon cette définition, une activité ne produisant aucun impact sur l’environnement (ni positif, ni négatif) ne rentre pas dans le champ de l’écotourisme.

Se dépenser sans coûter à l’environnement

Beaucoup d’activités sont possibles, en week-end ou en vacances. Cependant, il n’est pas toujours facile de concilier sport et protection de la nature.

Le classement des sports les plus polluants :

  1. le ski de descente
    La faune et la flore ne s’adaptent pas au modelage incessant des montagnes provoqués par les kilomètres de pistes, le développement des infrastructures électriques gigantesques comme les remontées mécaniques, et le comportement des skieurs. Il est possible de retrouver plus de 30 000 mégots sous une remontée de pylônes.
  2. les sports motorisés
    La formule 1, le karting ou le ski nautique utilisent des hectolitres de carburants mais impactent également les milieux naturels. Pour exemple : 20 litres pour 100 kilomètres de karting, c’est autant de carburant qu’une traversée de la France en voiture pour 2 à 3 heures de ski nautique.
  3. le golf
    Sous la pelouse verte et nette se cache un sport très consommateur d’eau et de produits chimiques. L’irrigation (qui s’effectue 6 mois sur 12) consomme 6 800 m3 par hectare de terrain chaque année. Au total, cette consommation d’eau pourrait subvenir aux besoins d’une ville de 500 000 habitants. [5]
  4. le tir
    À la carabine ou au pistolet, chaque décharge libère 20 grammes de plomb, qui se retrouve dans les sols, l’eau, l’air et le long de la chaîne alimentaire jusqu’au corps humain.
  5. le tennis
    Des balles très nombreuses et difficilement dégradables expliquent la présence de ce sport dans le classement. Les joueurs français en consomment 14 millions par an, qui seront dégradées dans 2 500 ans. La Fédération Française de Tennis récolte les balles usagées pour les revêtements des nouveaux terrains de tennis. Une solution encourageante.

Pour aller plus loin

Sites Internet

Publications

  • Guide sur les pratiques écotouristiques : « Le manuel du voyage responsable 2006 », rédigé par des professionnels du tourisme responsable (en anglais)

Notes

[1] l’eau et le tourisme, e-Journal de l’eau de l’UNESCO, numéro 155
[2] Site des Nations Unies pour le développement
[3] Programme des Nations Unies pour l’Environnement, Economic Impacts of Tourism.
[4] http://www.ecotourisme.info/20100330310/chine-un-ecotourisme-travesti-qui-degrade-lenvironnement.html
[5] Rapport sur la qualité de l’eau et de l’assainissement en France, Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Tome II, annexe 29, pages 79 à 82.