La consommation courante

Posté le 13/03/18

Elle court, elle court… la consommation courante

La consommation courante recouvre nos actes quotidiens d’achat et d’usage de nos biens comme les vêtements, la lessive , les cosmétiques, les produits d’entretien, les meubles, ou encore les fournitures scolaires.

Pour se prémunir du greenwashing – le coup de baguette qui transforme tout en produit respectueux de l’environnement – il est essentiel de se renseigner sur l’ensemble du cycle de vie d’un produit et notamment sa fin de vie et sa capacité à être effectivement recyclé ou incinéré.

Consommer local

La consommation locale n’est pas réservée aux seuls produits alimentaires. Voici une liste non exhaustive de sites Internet listant des entreprises qui produisent en France. La part due aux transports sera certainement réduite par rapport à des biens fabriqués dans des pays certes exotiques, mais aussi et surtout trop loin de leur lieu d’utilisation.

Pour aller plus loin

Le numérique

Posté le 13/03/18

Nous l’utilisons tous les jours à chaque fois que l’on envoie un mail, que l’on consulte son téléphone, que l’on se balade sur la toile et pourtant nous n’appréhendons que très peu les consommations d’énergie induites par le numérique.
Voici quelques pratiques qui pourront vous aider à diminuer l’impact de vos usages.

Quelques ordres de grandeurs

La consommation d’énergie sur le réseau dépend du volume (« taille ») d’information qui transite.
Exemple de volumes :

  •  1 film : 750 Mo – 1 Go
  • 1 clip vidéo – 50 Mo
  • 1 photo – 3 Mo
  • 1 format mp3, fichier musical – 3 Mo
  • 1 mail – 100 ko

Comment faire des économies ?

  • moins faire fonctionner le terminal (ordinateur, téléphone, tablette)
  • moins faire transiter d’informations en taille et en nombre
  • moins consommer d’électricité
  • moins jeter

Les usages d’Internet

  • éviter le streaming
  • préférer le téléchargement (légal) au streaming si on regarde la vidéo au moins 2 fois
  • ne pas regarder la télé sur Internet si on a une télé
  • éviter les films en Haute définition (HD) pour le streaming ou le téléchargement
  • enregistrer des adresses internet dans « mes favoris » ou écrire directement une URL dans la barre de recherche pour diminuer le nombre de requêtes sur Internet
  • limiter le temps passé sur internet
  • préférer une connexion filaire plutôt que sans fil car plus efficace pour transmettre l’information
  • préférer le wifi à la 3G/4G
  • limiter le nombre de clics quand on navigue sur Internet
  • limiter le poids des pièces jointes pour ne pas trop alourdir l’espace de stockage dans les data center donc limiter l’ajout de nouveaux serveurs et limiter les besoins en climatisation
  • envoyer des liens plutôt que des pièces jointes
  • sauvegarder ses photos sur un disque dur plutôt que sur le cloud
  • supprimer les mails inutiles
  • se désabonner des newsletters inutiles
  • limiter le nombre de fois où l’on se connecte à Internet dans la journée et le temps passé
  • limiter le nombre de fois où l’on se connecte à un réseau social dans la journée
  • partager ses fichiers via une clef USB
  • envoyer des photos en basse résolution
  • limiter le temps passer sur les jeux en ligne multijoueurs

Internet – Géant énergivore

Gérer son smartphone / sa tablette

  • diminuer les onglets sur mon ordinateur
  • diminuer les applications ouvertes sur mon smartphone. L’application greenify permet de faire hiberner les applis pour qu’elles arrêtent de solliciter le processeur, la RAM, et surtout la batterie quand vous ne les utilisez pas. Elle est utilisable sur tous les appareils Android.
  • enlever les notifications/push
  • refuser les push quand on installe une nouvelle applications
  • faire le tri : supprimer les applications, les photos, les vidéos non ou plus utilisées,…On gagne ainsi de la mémoire, donc l’appareil reste plus performant plus longtemps, et on gagne ainsi en durée de vie
  • éteindre mon smartphone la nuit : on économise alors de la batterie donc de l’électricité et on augmente la durée de vie de la batterie
  • mettre mon smartphone sur avion la nuit
  • acheter un fairphone car il fait partie d’une filière équitable et que l’on peut changer les pièces soi-même
  • enlever la géolocalisation

Gérer son ordinateur fixe et/ou portable

  • débrancher sa box internet pour économiser de l’électricité. On peut le faire quand on n’est pas là : la journée, pendant les vacances et aussi la nuit, en fonction de ses habitudes. On peut aussi utiliser un programmateur journalier ou hebdomadaire pour la remettre en route quand on rentre chez soi.
  • éteindre complètement son ordinateur. Une multiprise avec interrupteur peut vous y aider.

Pour tous les terminaux

Le logement

Posté le 13/03/18

Comment choisir et agir durable dans son logement pour y être économe en énergie et en eau ? Vous trouverez ici un panel d’outils et de conseils, que vous soyez locataire ou propriétaire, pour réduire vos consommations liées au chauffage, à la ventilation, l’éclairage ou encore l’eau.

Le chauffage

Le chauffage représente en moyenne 60 % des consommations énergétiques totales d’un logement. C’est le principal poste de consommation.

Les éco-gestes sur le chauffage

Les équipements concernés : Chaudière, pompe à chaleur, radiateur électrique, radiateur hydraulique, poêle, plancher chauffant, cheminée.

  • Mettez des thermomètres dans différentes pièces de votre logement. Sinon, comment voulez-vous savoir combien il fait chez vous ?
  • Limitez la température ambiante à 19°C – 20°C dans les pièces de vie (séjour, cuisine) ;
  • La nuit et en cas d’absence de votre logement en hiver, limitez la température à 16°C ou 17°C ;
  • La nuit, fermez les volets (par défaut les rideaux) de toutes les pièces de votre logement ;
  • Enlevez les rideaux ou le mobilier devant vos radiateurs ;
  • Équipez votre logement d’un thermostat d’ambiance programmable ;
  • Équipez vos radiateurs de robinets thermostatiques (si vos radiateurs sont hydrauliques). Pour compléter, voici un article pour comprendre le fonctionnement des robinets thermostatiques ;
  • Dépoussiérez vos radiateurs / convecteurs électriques au moins une fois par an, la poussière peut diminuer leurs performances ;
  • Purgez régulièrement vos radiateurs à eau chaude ;
  • Pensez à faire entretenir annuellement votre chaudière, votre poêle ou votre pompe à chaleur par un professionnel.

La ventilation

La ventilation est le renouvellement de l’air de la pièce en continu. Assurer une bonne ventilation de son logement est essentiel : on évacue les polluants intérieurs et on déshumidifie l’air.

Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) permet donc de lutter contre la pollution de l’air intérieur, contre l’humidité excessive et de faire des économies d’énergie (un air humide est toujours plus difficile à chauffer qu’un air sec) !

La ventilation se distingue de l’aération.

Pourquoi ventiler ?

L’optimisation de la ventilation est indispensable, ce pour trois raisons : préserver un air intérieur de qualité, éviter les dégradations du bâti et limiter les pertes d’air chaud par renouvellement d’air. La ventilation deviendra encore plus cruciale lorsqu’on aura atteint une perméabilité optimale. Plus d’info…

Les facteurs d’un mauvais fonctionnement

  • Une mauvaise étanchéité
  • La vétusté des équipements de ventilation installés
  • Les bouches de ventilation obstruées (par la poussière, par des chiffons, par du ruban adhésif, etc.)

Les éco-gestes sur la ventilation

  • Aérez 5 à 10 minutes par jour en ouvrant les fenêtres (ouvrir les fenêtres pendant un temps n’évacue que le trop-plein d’humidité de façon ponctuelle. Pour éviter la présence d’humidité de manière durable, la solution la plus efficace est d’avoir un système de Ventilation en continu, Mécaniquement Contrôlé – VMC).
  • Si des moisissures deviennent apparentes sur les murs ou sur le plafond, c’est généralement que la pièce renferme un trop plein d’humidité et donc qu’elle n’est pas assez, ou mal ventilée.
  • Si vous avez une VMC simple flux autoréglable (débit fixe) à plusieurs vitesses, pensez à enclencher la vitesse supérieure lorsque vous cuisinez ou que vous vous lavez.
  • Pensez à éteindre votre VMC lorsque vous partez en vacances, sauf si le logement présente des signes d’humidité importants (moisissures, tapisserie décollée…).
  • Si vous avez une VMC simple flux, nettoyez de temps en temps les barrettes de ventilation présentes sur les fenêtres (au moins une fois par an).
  • Dépoussiérez régulièrement les bouches de votre VMC (au moins tous les trois mois). Vous pouvez vérifier leur bon fonctionnement en plaçant un morceau de papier fin devant les bouches (le papier devrait se mettre à bouger).

L’éclairage

L’éclairage est un secteur qui a subi d’importantes transformations ces dernières années avec la disparition des ampoules à incandescence et l’apparition des ampoules basse consommation : les fluocompactes et les LEDs. Cependant, ce poste représente encore 13 % des consommations d’électricité d’un ménage français.

Les éco-gestes sur l’éclairage

  • Changez vos anciennes ampoules pour des ampoules basse consommation et de classe énergétique A(++…). Elles apportent une luminosité équivalente mais consomment beaucoup moins et durent plus longtemps.
  • Les lampes à halogène consomment beaucoup trop d’électricité (même celles dites « éco ». Remplacez-les par des ampoules moins consommatrices, d’autant que le prix des LED a beaucoup baissé et qu’elles sont même garanties plusieurs années, gardez bine vos tickets de caisse !
  • Privilégiez l’éclairage naturel, la lumière du soleil est gratuite ! Ouvrez vos volets et vos rideaux en journée, placez votre bureau ou le fauteuil sur lequel vous lisez à un endroit lumineux.
  • Éteignez systématiquement la lumière lorsque vous sortez d’une pièce, cela doit être un réflexe !

Fiche « Choisir une ampoule »

Les appareils électriques et la cuisson

Les appareils producteurs de froid

La production de froid est la deuxième source de consommation électrique domestique (23 % des consommations électriques hors chauffage et eau chaude).

Les éco-gestes sur les appareils producteurs de froid

  • À l’achat, privilégiez un appareil de classe énergétique A++ voire A+++.
  • Anticipez vos prochains repas : lorsque vous avez un aliment à faire décongeler, placez le dans le réfrigérateur. La fraîcheur qu’il émet rafraîchira naturellement les autres aliments, tout en économisant de l’énergie.
  • Avant de ranger un aliment dans le réfrigérateur ou le congélateur, assurez-vous qu’il ne soit pas encore chaud.
  • Ne surchargez pas votre réfrigérateur ou votre congélateur, l’air doit pouvoir circuler librement entre les aliments.
  • Maintenez la température du réfrigérateur à 4°C, et à -18°C pour le congélateur.
  • Lorsque vous rangez vos courses ou que vous nettoyez vote appareil de froid, ne laissez pas la porte ouverte trop longtemps.
  • Évitez d’avoir plusieurs réfrigérateurs branchés en continu : mieux vaut un seul réfrigérateur bien dimensionné.
  • Dès que du givre apparaît dans le réfrigérateur ou le congélateur, nettoyez-le ! Vous économiserez jusqu’à 50 % de la consommation de votre appareil.
  • Dépoussiérez de temps en temps la grille arrière de vos appareils producteurs de froid (au moins une fois par an).
  • Vérifiez l’étanchéité du joint des appareils : fermez la porte sur une feuille de papier, et retirez la feuille. Si elle glisse facilement, changez le joint (10 % d’économie sur sa consommation) !
  • Si vous le pouvez, évitez d’installer votre réfrigérateur ou votre congélateur près d’une source de chaleur (four, radiateur, fenêtre exposée au soleil,etc.)

Les appareils de lavage

Même si les appareils sont de plus en plus performants, les appareils de lavage représentent près de 15 % des consommations électriques d’un foyer (troisième poste de consommation).

  • À l’achat choisissez un appareil de classe énergétique A++, voire A+++. Attention il existe plusieurs classes : une classe pour l’efficacité de lavage et une classe pour l’essorage.
  • Si vous avez un abonnement heures pleines/heures creuses : programmez vos appareils pour qu’ils fonctionnent en heures creuses, soit avec le retardateur qui se règle directement sur la machine, soit avec un programmateur qui se branche entre la prise et l’appareil.
  • Remplissez toutes vos machines au maximum avant de les mettre en marche.
  • Utilisez les cycles courts à basse température pour votre lave-linge (30°C ou moins) et votre lave-vaisselle (50°C ou moins).
  • Minimisez l’utilisation du sèche-linge (deux fois plus de consommation que le lave-linge). Étendez votre linge le plus souvent possible.
  • Ouvrez la porte du lave-vaisselle avant le cycle « séchage » et laissez sécher la vaisselle à l’air libre, cela permet des économies d’énergie (pensez à aérer votre logement en ouvrant une fenêtre en même temps, pour éviter un trop plein d’humidité, ce geste est donc à éviter en hiver.)
  • Pensez à entretenir votre matériel : détartrez vos machines avec du vinaigre blanc au moins une fois par an et nettoyez fréquemment le filtre du lave-linge et/ou du sèche-linge (au moins tous les trois mois)

L’audiovisuel et le petit électroménager

Le nombre d’appareils électriques a beaucoup augmenté dans les foyers ces dernières années. Les équipements audiovisuels, informatiques et le petit électroménager sont devenus depuis 2008 le poste de consommation électrique le plus important hors chauffage et eau chaude sanitaire, avec 35 % des consommations.

Les éco-gestes sur les appareils électriques

Les appareils concernés : robot de cuisine ; Machine à café ; Fer à repasser ; Télévision ; Box internet ; Ordinateur ; Chargeur de téléphone portable ; Aspirateur ; …

  • Pensez à débrancher vos appareils lorsque la batterie est chargée au maximum (chargeurs de téléphone ou d’ordinateur portable, par exemple), cela évitera de consommer de l’électricité inutilement.
  • Réglez vos appareils électriques (ordinateur, téléphone portable…) pour qu’ils se mettent rapidement en veille
  • Pour supprimer les veilles des appareils, branchez-les sur une multiprise avec interrupteur. Vous n’aurez qu’à appuyer sur l’interrupteur pour éteindre vos appareils simultanément. Après, il suffit de s’organiser pour éteindre la télévision sans éteindre le téléphone !

La cuisson

La cuisson est un poste de consommation à ne pas négliger (environ 7 % de la consommation énergétique totale pour un ménage français).

  • N’ouvrez pas trop souvent le four pour surveiller la cuisson, cela fait partir toute la chaleur déjà produite !
  • Éteignez votre four quelques minutes avant la fin de la cuisson, car de la chaleur est encore présente.
  • Évitez de consommer de l’électricité en faisant décongeler vos aliments au four à micro-ondes. Anticipez plutôt la décongélation à l’air libre ou au réfrigérateur.
  • Le fait d’utiliser un auto-cuiseur vous permet de réduire de moitié votre temps de cuisson, ce qui peut vous faire économiser environ 70 % de consommation d’énergie.
  • Vérifiez régulièrement l’état du joint du four. S’il est usé, il ne garde plus toute la chaleur.
  • Nettoyez fréquemment votre four et votre table de cuisson pour ne pas perdre en efficacité.

Choisir son logement et emménager

Vous visitez un nouveau logement

De nombreux critères entrent en ligne de compte dans le choix d’un logement. Nous vous proposons des critères permettant d’identifier un logement pouvant être « énergivore » et engendrer de grosses factures à l’usage.

Nous avons conçu une check-list pour reconnaître rapidement les éléments importants quand vous regardez les annonces ou téléphonez au propriétaire…

Avant de signer

Pour toute question juridique liée à la location (ou à la vente) d’un bien : contrat de bail, obligations du propriétaire et du locataire, assurances, etc., vous pouvez contacter l’Agence Départementale d’Information sur le Logement (ADIL).


Aménager son nouveau logement

Cette fiche résume les astuces qui pourront vous servir lors de l’emménagement, afin de limiter les gaspillages d’énergie et d’eau.

Comment choisir pour le gaz de ville ?

Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver lorsque l’on parle de facture, de fournisseurs et de kilowattheure !

Comment choisir son fournisseur de gaz ?

Les différents fournisseurs de gaz sur le territoire national

Depuis 2007, Engie (ex-GDF Suez) n’est plus le seul fournisseur national, le marché s’est ouvert et d’autres sont arrivés. En plus des fournisseurs nationaux, il y aussi des fournisseurs publics locaux appelés Entreprises Locales de Distribution (ELD) et présents sur certains territoires comme par exemple Gaz Electricité de Grenoble (GEG).

Les conditions pour changer de fournisseur

Pour changer de fournisseur, c’est gratuit et « sans délai » (compter environ 20 jours pour le transfert de dossier).
 Quelque soit votre contrat/abonnement, vous pouvez à tout moment en souscrire un nouveau. La résiliation de l’ancien contrat est automatique et réalisée entre les fournisseurs, vous n’avez donc rien à faire.

Et vous restez libre : si vous avez opté pour une offre de marché, vous pouvez revenir aux tarifs réglementés quand vous le souhaitez et cette démarche ne nécessite pas de changement de compteur.

Est-ce qu’il faut que je change de fournisseur ?

Des comparateurs vous permettent de comparer différents fournisseurs, en fonction de votre consommation (réelle ou estimée), de votre commune de résidence et de leurs offres. Le mieux est de connaître sa consommation réelle sur une année pour avoir une comparaison plus juste.

Le comparateur le plus neutre à l’heure actuelle est le comparateur du Médiateur de l’Energie, disponible sur le site http://comparateur-offres.energie-info.fr

Choisir son contrat

Les différentes classes de consommation : Base, B0, B1

Cuisson, eau chaude, chauffage, que l’un, que l’autre, tous ensembles ? Le tarif que vous allez choisir va dépendre de vos besoins, des équipements raccordés au gaz et de votre consommation. En résumé, plus votre consommation de gaz est importante, plus l’abonnement proposé coûte cher et plus le coût du kWh consommé est bon marché.

Les tarifs proposés sont les suivants :

  • Le tarif Base correspond à une consommation comprise entre 0 et 1 000 kWh (plutôt adapté pour la cuisson uniquement) ;
  • Le tarif B0 correspond à une consommation comprise entre 1 000 et 6 000 kWh (plutôt adapté pour la cuisson et l’eau chaude sanitaire) ;
  • Le tarif B1 correspond à une consommation comprise entre 6 000 et 30 000 kWh (plutôt adapté pour le chauffage, combiné à l’eau chaude sanitaire et/ou la cuisson) ;

Les différentes offres de contrat gaz : réglementée, de marché et les tarifs sociaux

Un même fournisseur peut vous proposer plusieurs contrats en fonction des différentes offres suivantes :

  • L’ offre au tarif réglementé : le prix est fixé par l’État et un seul fournisseur de gaz, Engie (ex-GDF), peut la proposer. Il s’agit de l’offre historique. Le prix du gaz peut évoluer une fois par mois et impacte votre facture d’énergie.
  • Les offres de marché à prix indexé : le prix varie en fonction de l’évolution du tarif réglementé. Par exemple, un tarif indexé à -4% vous garantira de payer toujours 4% moins cher que le tarif réglementé ; cela veut dire que vous restez soumis aux fluctuations de l’offre au tarif réglementé.
  • Les offres de marché à prix fixe : le prix du gaz est figé pendant une durée déterminée par le contrat : 1 an, 2 ans ou 3 ans. Il s’agit donc d’étudier le bon moment pour souscrire ce type de contrat.
  • Les offres de marché à prix libre : Le prix des offres de marché à prix libre est fixé librement par le fournisseur. L’évolution est définie dans le contrat.

Pas facile de faire son choix ? Tournez-vous vers un comparateur pour étudier la meilleure offre.

Les tarifs sociaux

Les tarifs sociaux existent pour les contrats d’électricité et de gaz naturel. Vous pouvez y avoir droit selon vos revenus.

Pour le gaz naturel, ce tarif s’appelle le Tarif Spécial de Solidarité (TSS). Il s’agit d’une réduction forfaitaire sur le montant de votre facture.

Depuis 2015, ces tarifs doivent vous être automatiquement appliqués par votre fournisseur. Si ce n’est pas le cas et que vous pensez être éligible vous devez contacter ce numéro vert (gratuit) avec votre dernière feuille d’imposition pour connaître la démarche à suivre : 0 800 333 124.

Par exemple : Ma famille est composée de deux adultes et deux enfants. Nos revenus mensuels n’excèdent pas 2 042 € et nous consommons 4 000 kWh par an avec un contrat individuel. Avec le TSS, nous bénéficierons d’une déduction de 117 € sur la facture annuelle.

Vous trouverez plus d’informations sur les tarifs sociaux en suivant ce lien.

En cas de litige : le médiateur de l’énergie

Un litige s’annonce avec votre fournisseur ? Voici la démarche à suivre :
1. Tout d’abord, contactez le service client de votre fournisseur, muni(e) de votre facture.
2. Si ce n’est pas suffisant, écrivez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception.
3. S’il n’y a pas de réponse dans les deux mois qui suivent, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur national de l’énergie (site internet, numéro vert : 0800 112 112)

Lire sa facture

  • L’abonnement, c’est la partie fixe de votre facture. Son montant dépend du tarif choisi (Base, B0 ou B1). Il est révisé chaque année.
  • La consommation c’est la partie variable de votre facture : plus vous consommez plus vous payez. Cette consommation se mesure en m3 dans votre logement (relevés que vous faites sur votre compteur de gaz). Ces m3 sont ensuite convertis en kilowattheures (kWh) sur votre facture.
  • Taxes et contributions : plus d’info…

La Taxe Intérieure sur Consommation de Gaz Naturel (TICGN) est appliquée à la consommation de gaz naturel des particuliers depuis le 1er avril 2014. Elle est perçue pour le compte des Douanes. Elle est ensuite intégrée, en tant que recette, au budget de l’État. Le taux de taxation est de 2,93 €/MWh PCI (2,64 €/MWh PCS) en 2015.

La contribution au Tarif Spécial de Solidarité (CTSSG) permet de financer le Tarif Spécial de Solidarité (TSS). Ce tarif est accordé aux foyers en fonction de leurs revenus. Elle est fixée à 0,2 €/MWh depuis 2014.

La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA), mise en place en 2005 pour l’électricité et le gaz naturel, sert à financer les retraites des employés des Industries Électriques et Gazières (IEG). Pour un consommateur domestique, la CTA représente en moyenne 2% de sa facture de gaz naturel.

La TVA est un impôt direct sur la consommation pour l’Etat. Elle s’applique sur l’abonnement, la consommation et les taxes mais à des taux différents.

Quelles différences entre les relevés et les estimations ?

  • Le relevé de compteur
 : le relevé de compteur est fait par un technicien GrDF (ou un technicien de votre ELD) 1 à 2 fois par an. Ce relevé permet de calculer votre consommation réelle pour fournir une facture reflétant au mieux ce que vous avez consommé.
  • Les estimations
 : a partir des consommations de gaz des années précédentes pour le logement, une estimation est réalisée par le fournisseur puis indiquée sur votre facture. Cette information se veut la plus proche de vos habitudes mais il y a une marge d’erreur. A chaque relevé de compteur, cette marge d’erreur est rectifiée.
  • Le relevé client
 : le client a la possibilité de faire lui-même ses relevés de compteur et de les transmettre au fournisseur. Ainsi, une plus grande précision est réalisée sur la facture suivante.

Le coefficient de conversion : comment connaître sa consommation en kWh à partir du relevé de compteur ?

Le coefficient de conversion permet de transformer des m3 en kWh. Ce coefficient est compris entre 10 et 11, c’est-à-dire que pour 1m3 consommé, on sera facturé entre 10 et 11 kWh.
Pour connaître son coefficient de conversion (hors ELD), il suffit de rentrer son code postal sur ce site internet

Le calcul du coefficient se fait en fonction de :

  • la composition du gaz naturel : elle varie en permanence en fonction de l’origine du gaz naturel (Pays-Bas, mer du Nord, Russie, Algérie) et de sa teneur en azote notamment.
  • l’altitude de votre commune : la pression atmosphérique diminue avec l’altitude, ce qui rend le gaz naturel moins dense (plus léger), il contiendra donc moins d’énergie. Un même gaz aura un coefficient de conversion plus faible d’environ 10% à 1 000 mètres d’altitude qu’au niveau de la mer.
  • la pression de livraison : plus la pression de livraison augmente plus le coefficient de conversion est élevé. Pour du chauffage collectif ou des utilisations professionnelles importantes, la pression de livraison est plus élevée que pour du chauffage individuel ou pour de petits usages professionnels.

Suivre ses consommations

Un suivi régulier de vos consommations de gaz permet d’anticiper le montant de votre prochaine facture et de vérifier les économies d’énergie générées par les actions que vous mettez en place.

Suivi manuel

(avec ce tableau)

  • Nous vous proposons un document où vous pouvez entrer vos relevés de compteur en m3 et la date associée, le tableur calcule pour vous le montant de votre facture annuelle.
  • Une autre solution pour suivre ses consommations : l’Espace INFO>ENERGIE du Rhône et de la Métropole de Lyon anime le défi des Familles à Energie Positive. Ce Défi consiste à suivre ses consommations du mois de décembre au mois d’avril. Le but est de faire des économies par rapport à l’année précédente, sans investissement juste par des écogestes. Ainsi vous suivez de manière ludique vos consommations !

Suivi automatique (ou télérelève) via le compteur Gazpar


Le compteur communicant Gazpar permettra bientôt de faire de la relève à distance et automatiquement. 
Ainsi, les mesures seront facilitées et la facture sera directement établie en fonction des consommations réelles (il n’y aura donc plus d’estimation de consommation). L’évolution de votre consommation sera accessible sur un site dédié.

Pour l’instant, le compteur communicant Gazpar est au stade de l’expérimentation.

Votre logement est-il économe ? Ce document vous permettra de faire une étiquette DPE simplifiée de votre logement et qui laissera peut-être entrevoir des travaux de rénovation.

L’avis du conseiller – Voici quelques notions pour analyser ses consommations :
La consommation moyenne d’un ménage français est de 20 000 kWh/an, tous usages confondus (chauffage, eau chaude, éclairage, cuisine, appareils électriques…) et tout type d’énergie (gaz, électricité, bois…). Ce chiffre reste approximatif et dépend de beaucoup de paramètres (usager économe ou pas, maison énergivore…).

Aller plus loin

Qu’est que le gaz vert ?

Le gaz vert ou offre « compensé carbone », contrairement à l’électricité verte, n’est pas lié à une production d’origine renouvelable. Il est en fait question que le fournisseur fasse un investissement financier dans des projets environnementaux qui compensent les émissions de CO2 liées à l’extraction, l’acheminement et la consommation du gaz naturel. Par exemple, cela peut être un projet de reforestation.

Souscrire une offre gaz vert ou « compensé carbone » est plus cher mais c’est faire un geste pour la planète !

Comment choisir pour l’électricité ?

Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver lorsque l’on parle de facture, de fournisseurs et de kilowattheure !

Comment choisir son fournisseur d’électricité ?

Les différents fournisseurs sur le territoire national

Depuis 2007, EDF n’est plus le seul fournisseur national, le marché s’est ouvert et d’autres sont arrivés. En plus des fournisseurs nationaux, il y aussi des fournisseurs publics locaux, appelés Entreprises Locales de Distribution (ELD), présents sur certains territoires comme par exemple Gaz Electricité de Grenoble (GEG).

Les conditions pour changer de fournisseur

Pour changer de fournisseur, c’est gratuit et « sans délai » (compter environ 20 jours pour le transfert de dossier).
Vous pouvez à tout moment souscrire un nouveau contrat. La résiliation de l’ancien contrat est automatique et réalisée entre les fournisseurs, vous n’avez donc rien à faire. 
Et vous restez libre : si vous avez opté pour une une offre de marché, vous pouvez revenir au tarif réglementé quand vous le souhaitez et cette démarche ne nécessite pas de changement de compteur.

Est-ce qu’il faut que je change de fournisseur ?

Des comparateurs vous permettent de comparer différents fournisseurs, en fonction de votre consommation (réelle ou estimée), de votre commune de résidence et de leurs offres. Le mieux est de connaître sa consommation réelle sur une année pour avoir une comparaison plus juste.

Le comparateur le plus neutre à l’heure actuelle est le comparateur du Médiateur de l’Energie, disponible sur le site http://comparateur-offres.energie-info.fr

Choisir son contrat

Choisir la bonne puissance : 3 – 6 – 9 ou 12 kVA

La puissance souscrite est la puissance maximale autorisée par votre contrat, elle s’exprime en kVA (kilovoltampère). Si cette puissance est dépassée, le disjoncteur du compteur électrique se déclenche.
Le tableau suivant présente des conseils de puissance selon la taille de votre logement, les équipements électriques et le type de chauffage et d’eau chaude sanitaire que vous utilisez :

Surface du logement Équipements Puissance souscrite
< 70m2 Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson 3 kVA
Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson + Chauffage et eau chaude 6 kVA
70m2 – 100m2 Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson 6 kVA
Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson + Chauffage et eau chaude 9 kVA
100 – 150 m2 Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson 9 kVA
Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson + Chauffage et eau chaude 12 kVA

Le prix de l’abonnement augmente en fonction de la puissance que vous allez souscrire. Le changement de puissance souscrite nécessite l’intervention payante d’un technicien (même si l’arrivée du compteur communicant Linky va limiter le coût d’une telle intervention).
Pour analyser votre situation, voici les différents coûts d’abonnement annuels en fonction de la puissance souscrite (chiffres de février 2016 – base de données Pégase) :
>3 kVA : 54,45 € ;
>6 kVA : 88,42 € ;
>9 kVA : 117,2 € ;
>12 kVA : 180,11 €

Les différentes offres de contrat d’électricité, les options et les tarifs sociaux

  • L’ offre au tarif réglementé : le prix est fixé par l’État et un seul fournisseur d’électricité, EDF, peut la proposer. Il s’agit de l’offre historique. Ce tarif varie une fois par an pour l’électricité (en août).
  • Les offres de marché à prix indexés : le prix évolue en même temps que le tarif réglementé. Par exemple, un tarif indexé à -4% vous garantira de payer toujours 4% moins cher que le tarif réglementé ; cela veut dire que vous restez soumis aux fluctuations du tarif réglementé.
  • Les offres de marché à prix fixes : le prix du kilowattheure électrique n’évolue pas pendant la durée du contrat (1 ou 2 ans en général). Comme les abonnements téléphoniques, vous vous engagez sur une durée !
  • Les offres de marché à prix libre : Le prix des offres de marché à prix libre est fixé librement par le fournisseur. L’évolution est définie dans le contrat.

Pas facile de faire son choix ? Tournez-vous vers un comparateur pour étudier la meilleure offre.

Les différentes options

Au sein de chacune de ces grilles tarifaires, vous avez différentes options qui vont faire varier le prix du kWh :

  • Option Base : le prix du kWh électrique est toujours le même au cours de la journée.
  • Option Heures pleines/Heures creuses (HP/HC) : les heures creuses coûtent moins cher et les heures pleines plus cher (légèrement plus cher que le prix du kWh en option Base). Pendant les heures creuses on essaiera donc de faire fonctionner le maximum d’appareils électriques pour optimiser son contrat.
  • Option Tempo (ex-EJP) : cette option n’est disponible que chez EDF et demande un peu plus d’organisation. Trois types de prix (bleu, blanc, rouge) sont définis selon les jours de l’année, avec des heures pleines et des heures creuses pour chaque type de prix, soit 6 tarifs différents.

L’info du conseiller : les options HP/HC et Tempo ont été créées pour inciter les français à décaler leur consommation d’électricité sur des plages horaires moins utilisées et ainsi éviter les pics de consommation. Ces options ne sont avantageuses qu’à partir du moment où un nombre important des appareils électriques du foyer fonctionnent pendant les heures les moins chères (cumulus, lave-vaisselle, lave-linge…).

Le Tarif de Première Nécessité (TPN)

Les tarifs sociaux existent pour les contrats d’électricité et de gaz naturel. Ils sont fonction de vos revenus et doivent être appliqués automatiquement par tous les fournisseurs. Pour l’électricité, ce tarif s’appelle le Tarif de Première Nécessité (TPN).
Il s’agit d’une déduction forfaitaire annuelle appliquée sur votre facture. Elle dépend de la composition de votre foyer et du contrat d’énergie que vous souscrivez. 
Vous trouverez plus d’informations sur les tarifs sociaux en suivant ce lien.

Par exemple : Ma famille est composée de deux adultes et deux enfants. Nos revenus mensuels n’excèdent pas 2 042€ et mon contrat d’électricité est de 6 kVA. Avec le TPN, nous bénéficierons d’une déduction de 131 € sur la facture annuelle.

Les offres vertes, c’est quoi ?

Cela signifie que l’électricité produite provient d’un système de production qui utilise des énergies renouvelables (vent/éolien, soleil/photovoltaïque, eau/hydraulique..). 
Choisir une offre verte signifie que le fournisseur d’énergie achète autant d’électricité d’origine renouvelable que d’électricité que vous consommez.

Remarques du conseiller : Aujourd’hui, seules les garanties d’origine délivrées par Powernext aux fournisseurs vous certifient de la provenance renouvelable de l’électricité. A savoir que souscrire une offre verte ne signifie pas nécessairement que vous allez contribuer au développement des énergies renouvelables. Les fournisseurs font généralement le choix de s’approvisionner en grande majorité en électricité d’origine hydraulique, la plupart des investissements étant déjà amortis. A l’heure actuelle, seul Enercoop décide de n’acheter qu’auprès de producteurs indépendants favorisant ainsi le développement des énergies renouvelables.

En cas de litige : le médiateur de l’énergie

Un litige s’annonce avec votre fournisseur ? Voici la démarche à suivre :
1. Tout d’abord, contactez le service client de votre fournisseur, muni(e) de votre facture.
2. Si ce n’est pas suffisant, écrivez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception (c’est une preuve de votre réclamation, il est donc à conserver).
3. S’il n’y a pas de réponse dans les deux mois qui suivent, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur national de l’énergie (site internet, numéro vert : 0800 112 112)

Lire sa facture

  • L’abonnement, c’est la partie fixe de votre facture. Il va dépendre de la puissance souscrite.
  • La consommation c’est la partie variable de votre facture : plus vous consommez plus vous payez. Le kilowattheure (kWh) est l’unité de mesure de l’énergie, c’est l’unité que vous retrouvez sur votre compteur d’électricité.
  • Les taxes qui vont dépendre de votre consommationLa Contribution au service public de l’électricité (CSPE). Son montant est fixé par les pouvoirs publics. Elle est proportionnelle au volume d’électricité consommée et permet de financer les charges de services publics à savoir :
    > le développement des énergies renouvelables
    > le surcoût de la production de l’électricité dans les zones non connectées au réseau continental
    > le budget de fonctionnement du médiateur de l’énergie
    > la part du tarif social (TPN)
  • Les services auxquels vous auriez pu souscrire

La CSPE représente environ 9 % de notre facture.

La taxe sur la consommation finale de l’électricité (TCFE) est perçue par les communes et les départements et sert à financer une partie des travaux réalisés sur les réseaux électriques. Son montant est proportionnel à l’électricité consommée.
Elle représente environ 6 % de notre facture.

La Contribution tarifaire d’acheminement (CTA) assure le financement partiel du régime de retraite des salariés du transport et de distribution des industries du gaz et de l’électricité. Son montant dépend de l’abonnement. 
Elle représente environ 2 % de notre facture.

La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt direct sur la consommation pour l’Etat. Elle s’applique sur l’abonnement, la consommation et les taxes mais à des taux différents.
Elle représente environ 15 % de notre facture.

Quelles différences entre les relevés et les estimations ?

  • Le relevé de compteur est effectué une ou deux fois par an (selon si vous êtes mensualisé ou non) par un technicien Enedis (ou un technicien de votre ELD). Cette mesure est la plus fiable pour le fournisseur d’énergie. Avec les compteurs Linky, les techniciens peuvent faire des relevés à distance, sans se déplacer.
  • L’estimation est réalisée à partir des consommations des années précédentes. Cette estimation peut être faite sur l’année : vous payez chaque mois la même chose et en fin d’année le fournisseur fait une régularisation. Point positif : votre facture est lissée sur l’année / Point négatif : difficile de savoir si vous consommez plus que prévu… L’estimation peut aussi être faite tous les deux mois. Point positif : vous avez une estimation plus proche de vos consommations réelles sur la période concernée / Point négatif : vous payez plus en hiver…
  • Le relevé client : le client a la possibilité de faire lui-même ses relevés de compteur et de les transmettre au fournisseur. Ainsi, vous ne payez ce que vous consommez.

Suivre et relever ses consommations

Un suivi régulier de vos consommations d’électricité permet d’anticiper le montant de votre prochaine facture et de vérifier les économies d’énergie générées par les actions que vous mettez en place.

Téléchargez cette fiche, elle vous apportera une aide pour relever vos consommations en fonction de votre type de compteur électrique (électromécanique, électronique ou Linky).

Suivi manuel

  • Nous vous proposons un document où vous devez rentrer vos relevés de compteur en kWh et la date associée, le tableur calcule pour vous le montant de votre facture annuelle selon si vous êtes en forfait Heure Plein Heure Creuse ou non: Suivi conso HPHC / Suivi conso Base
  • Une autre solution pour suivre ses consommations : l’Espace Info-Energie du Rhône et de la Métropole de Lyon anime le défi des Familles à Energie Positive. Ce Défi consiste à suivre ses consommations du mois de décembre au mois d’avril. Le but est de faire des économies par rapport à l’année précédente, sans investissement juste par des écogestes. Ainsi vous suivez de manière ludique vos consommations !

Suivi automatique (ou télérelève) via le compteur Linky

Le compteur communicant Linky permet de faire de la relève à distance et automatiquement. 
Ainsi, les mesures sont facilitées et la facture est directement établie en fonction des consommations réelles (il n’y a donc plus d’estimation de consommation). Dans ce cas, votre consommation est accessible sur votre espace Enedis.

Pour plus d’informations sur le compteur Linky, téléchargez la fiche récapitulative présentant son fonctionnement et des éléments de réponse concernant la gestion des données, les ondes émises, le coût…

Votre logement est-il économe ? Ce document vous permettra de faire une étiquette DPE simplifiée de votre logement et laissera peut-être entrevoir des travaux de rénovation.

L’avis du conseiller : Voici quelques notions pour analyser ses consommations :
 La consommation moyenne d’un ménage français est de 27 000 kWh/an, tous usages confondus (chauffage, eau chaude, éclairage, cuisine, appareillages…) et tout type d’énergie (gaz, électricité, bois…). Ce chiffre reste approximatif et dépend de beaucoup de paramètres (usager économe ou pas, maison énergivore…).

Pour aller plus loin

Énergie primaire et énergie finale pour l’électricité

L’énergie finale est celle qui nous est facturée et qui est affichée au compteur.
L’énergie primaire est celle qu’il a fallu pour produire et transporter cette énergie jusqu’à nous.

En France, le coefficient de conversion entre énergie primaire et énergie finale pour l’électricité est de 2,58. Il est calculé en fonction du mix énergétique (proportion entre électricité d’origine nucléaire, renouvelable et fossile) et du rendement des installations (centrales nucléaires, éoliennes, centrales thermiques, panneaux photovoltaïques…). 
Donc pour avoir 1 kWh électrique chez moi, il a fallu en produire 2,58 kWh.

D’où vient l’électricité en France ?

Cette information est disponible sur vos factures d’électricité, il s’agit du mix énergétique.

Les compteurs communicants

Les compteurs d’énergie et d’eau sont progressivement en train d’être remplacés par des compteurs dits « communicants ».

A la différence de nos anciens compteurs (que le distributeur devait relever régulièrement via l’intervention d’un technicien), ces compteurs transmettent automatiquement des informations sur la consommation du logement par télérelève.

  • Le distributeur peut affiner l’équilibre du réseau en connaissant de manière plus précise la consommation des foyers ;
  • Le fournisseur peut ajuster plus rapidement la facturation et diminuer ainsi l’écart entre les estimations et la consommation réelle ;
  • Les éléments de consommation sont plus fins (à la journée par exemple) et permettent à l’Espace INFO-ÉNERGIE d’améliorer sa qualité de conseil sur la maîtrise de vos consommations d’énergie et d’eau ;

Les compteurs communicants existants sur le territoire du Rhône et de la Métropole de Lyon sont :

L’essentiel sur l’énergie

Posté le 15/05/13

Connaissez-vous vraiment l’énergie ? Avez-vous déjà réfléchi à votre consommation et savez-vous comment réduire vos besoins énergétiques ? Les conseillers INFO->ÉNERGIE répondent à vos questions :

Qu’est-ce que l’énergie ?

Définition de l’énergie

En sciences physiques, l’énergie désigne la capacité qu’a un corps ou un système à produire un travail, à fabriquer de la chaleur, de la lumière ou encore générer un mouvement. En économie, on entend également par énergies les matières premières ou phénomènes naturels qui peuvent fournir un travail ou un mouvement.

Les différentes sources d’énergie

On distingue généralement les énergies renouvelables ou durables des énergies non renouvelables dont la plupart sont également des énergies fossiles.

Énergies renouvelables Énergies non-renouvelables
Le vent
(énergie éolienne)
Le gaz naturel
Le soleil
(énergie solaire)
Le pétrole
Le bois et la biomasse Le charbon
(houille)
L’énergie géosolaire
(géothermie de surface)
La tourbe
La radioactivité naturelle
(géothermie profonde)
Les schistes bitumeux
L’énergie gravitationnelle
(énergies hydraulique et maréemotrice)
L’uranimum

Encart : Mesure de l’énergie

L’énergie s’exprime en joules (J) ou en kilowatts-heure (kWh). Attention à ne pas confondre la puissance d’un appareil exprimée en kilowatts (kW) avec la quantité d’énergie produite ou consommée qui se mesure en kilowatts-heure (kWh).

Ainsi la consommation électrique annuelle d’un aspirateur d’une puissance de 1500 W, utilisé 2 heures par semaine durant toute l’année correspond à 1,5 kW x 104 h = 156 kWh. De la même façon, une éolienne d’une puissance de 2 Mégawatts (MW) fonctionnant 2 000 heures durant l’année produit : 2 000 kW x 2 000 h = 4 000 000 kWh, soit 4 gigawatts-heure (GWh) soit la consommation électrique de plus de 1400 foyers.

Pourquoi réduire ses consommations d’énergie ?

Pour des raisons économiques

Les acteurs du secteur de l’énergie s’accordent à dire aujourd’hui que les années à venir seront marquées par une raréfaction des énergies fossiles (pétrole, gaz) qui aura pour conséquence une hausse des prix. En maîtrisant ses consommations, on maîtrise son budget !

Pour préserver le climat

Créé par l’ONU, le Groupe Intergouvernemental sur l’Évolution du Climat (GIEC) qui rassemble 3000 chercheurs mondiaux a publié en 2007 une synthèse des différents groupes de travail sur le changement climatique. Afin de limiter le réchauffement à +2°C, nous devons diviser par 4 nos émissions de gaz à effet de serre.

Pour limiter les dommages sur l’environnement

Quelle que soit la solution choisie pour satisfaire nos besoins, l’énergie utilisée a un impact sur l’environnement. Plus ou moins important et durable, cet impact dépend de la source énergétique utilisée.

Comment réduire ses besoins énergétiques ?

La consommation d’énergie, n’est pas une fin en soi, mais elle est nécessaire pour répondre à des besoins plus ou moins essentiels que nous avons tous : se rendre à son travail, visiter sa famille, chauffer sa maison, s’éclairer pour lire ou pour travailler, échanger par Internet avec des amis, cuisiner un repas pour sa famille.

Avant toute chose il est bon de s’interroger sur ces besoins. Nous le faisons rarement même si un grand nombre de nos choix ont des conséquences à long terme sur notre environnement. On parle alors de sobriété énergétique. Cette démarche consiste à supprimer les gaspillages absurdes et coûteux à tous les niveaux de l’organisation de notre société et dans nos comportements individuels.

Il ne s’agit ni d’austérité ni de rationnement : la sobriété énergétique répond à l’impératif de maîtriser ses besoins énergétiques pour les rendre plus équitables. Elle s’appuie sur la responsabilisation de tous les acteurs, du producteur au consommateur. On peut par exemple partager sa voiture avec d’autres personnes plutôt que d’en avoir une chacun.

L’Espace INFO->ÉNERGIE Rhône-Métropole de Lyon peut vous guider dans vos réflexions sur la sobriété énergétique, et proposent des approches ludiques et conviviales pour comprendre et appliquer au quotidien des gestes simples économes en énergie.

Économiser l’énergie d’accord mais… comment ?

Pour économiser l’énergie, il est possible de diminuer les pertes de rendement dans nos usages en améliorant l’efficacité énergétique de nos bâtiments, de nos moyens de transport et des appareils que nous utilisons.

On peut ainsi réduire d’un facteur 2 à 5 nos consommations d’énergie et de matières premières à l’aide de techniques déjà largement éprouvées. Par exemple en se chauffant avec une chaudière à condensation, qui réduit de 20 à 30 % les consommations de combustibles par rapport à une chaudière des années 1980.

Il s’agit de faire les bons choix dans chaque situation : les conseillers INFO-> ÉNERGIE Rhône-Métropole de Lyon sont à votre disposition pour vous apporter des conseils sur les moyens de réaliser des économies d’énergie.

Produire de l’énergie avec des sources renouvelables, c’est possible ?

Parallèlement aux actions de sobriété et d’efficacité énergétique engagées pour réduire nos besoins et notre consommation énergétique, nous pouvons également développer le recours aux énergies renouvelables issues de ressources naturelles et inépuisables.

On pourra par exemple choisir de se chauffer grâce à des chaudières bois automatiques, à la géothermie etc.. Utiliser les énergies renouvelables, c’est aussi valoriser des ressources locales qui favorisent le développement territorial.

À chaque besoin en énergie correspond une ou plusieurs solutions basées sur les énergies renouvelables. N’hésitez pas à contacter les conseillers INFO ENERGIE les plus proches de chez vous pour vous aider à déterminer le système énergétique le plus adapté à votre situation.

Les gestes économes

Posté le 15/05/13

Sans faire beaucoup d’efforts et sans gros investissement, chacun peut réaliser chez soi des économies d’eau, de chauffage et d’électricité. Petit guide des éco-gestes qui peuvent rapporter gros en matière d’économies d’énergie.

Qu’entend-on par gestes économes ?

On désigne par gestes économes les petits gestes accomplis au quotidien qui permettent sans gros investissement de réaliser des économies substantielles : coupure de la veille sur des appareils électriques, réglage du chauffage, récupération d’eau de pluie… D’apparence banale, ces gestes simples ont de grands effets sur nos consommations d’énergie et d’eau, sur nos factures, et plus globalement sur notre empreinte écologique.

Des gestes simples à adapter progressivement à vos habitudes

Les modes de consommation de l’énergie sont aussi divers que les habitudes de vie dans notre société. Par conséquent, les gestes économes potentiellement accomplis au quotidien seront différents d’un foyer à l’autre. Ils dépendent de votre façon de consommer mais aussi de vos besoins en énergie.

Quelques exemples de gestes économes

Parmi les multiples astuces permettant de réaliser des économies de chauffage, d’eau et d’électricité, chacun pourra en trouver au moins une à mettre en œuvre dans son quotidien :

  • utiliser un thermostat d’ambiance et régler la température du chauffage en dessous de 20°c ;
  • fermer les portes des pièces les moins chauffées ;
  • dépoussiérer les radiateurs pour améliorer leur rendement ;
  • installer des rideaux épais et/ou fermer les volets pour limiter les pertes de chaleur ;
  • utiliser des ampoules basse consommation et éteindre la lumière dans les pièces inoccupées ;
  • couper l’alimentation électrique des appareils en veille…

Pour réaliser des économies d’eau, il est également possible d’installer un économiseur d’eau sur le pommeau de douche, de prendre une douche plutôt qu’un bain ou encore de mettre une chasse d’eau à double vitesse. Sans faire trop d’efforts, vous pourrez vous apercevoir de la différence !

Le saviez-vous ? Les effets de quelques gestes économes

Quelques chiffres sur les effets des gestes économes sur vos consommations d’eau et d’électricité devraient finir de vous convaincre d’entrer dans une logique d’éco-consommation pour réduire vos factures.

  • Baisser son chauffage de 1°C permet d’économiser 7% sur sa facture.
  • Prendre une douche rapide consomme 10 fois moins d’eau qu’un bain.
  • Laver à 30°C consomme 3 fois moins d’énergie qu’à 90°C.

Convaincu ? Pour connaître tous les éco-gestes que vous pourriez mettre en oeuvre dans votre quotidien, n’hésitez pas à contacter un conseiller énergie en région Auvergne – Rhône-Alpes.

Prioriser ses gestes économes pour de meilleurs résultats

Attention il est toutefois difficile de tout mettre en place d’un seul coup ! Mieux vaut identifier quelques actions prioritaires… et ne pas s’attarder sur un geste économe qui vous semble trop difficile à mettre en place.

Encart : Portez la bonne parole dans votre entourage !

Mobilisez vos collègues de travail en utilisant de petits messages de sensibilisation : éteindre mon ordinateur à la pause déjeuner et en partant le soir, éteindre les lumières du bureau, ne pas imprimer inutilement tous les documents, ou imprimer en recto verso etc.. En tant que citoyen, vous pouvez aussi interpeller vos élus pour provoquer des discussions sur les économies d’énergie dans votre commune (éclairage public, tri..)

Pour aller plus loin : Ressources

Découvrez tous les trucs et astuces pour réduire vos consommations d’eau et d’énergie dans le Guide des 100 éco-gestes.

Pour les jeunes : www.mtaterre.fr
L’espace éco-citoyens de l’ADEME : www.ademe.fr/particuliers-eco-citoyens
…et le site de Familles à Energie Positive : www.familles-a-energie-positive.fr

La mobilité

Posté le 15/05/13

L’automobile est longtemps restée le moyen de transport privilégié pour les déplacements, qu’ils soient courts ou longs, urbains, sur route ou encore autoroute. Aujourd’hui, de nombreuses alternatives existent pour lutter contre les dépenses d’énergie et répondre aux besoins de mobilité durable.

Qu’est ce que La mobilité durable ?

Au sens premier, la mobilité désigne la « propriété, [le] caractère de ce qui est susceptible de mouvement, de ce qui peut se mouvoir ou être mû, changer de place, de fonction » (définition du dictionnaire Larousse). La liberté de mouvement est donc au cœur de la notion de mobilité.

Au-delà de cette définition générique, la mobilité durable considère l’ensemble des solutions de déplacement qui intègrent les enjeux environnementaux, sociaux et sociétaux du développement durable.

Un pas vers l’éco-mobilité : connaître/ expérimenter/ communiquer

De la prise de conscience à la sensibilisation de votre entourage en passant par l’expérimentation, différents niveaux d’action sont permis pour s’engager dans l’éco-mobilité et limiter sa consommation d’énergie lors des déplacements.

Connaître le coût de sa mobilité et les alternatives

Souvent sous-estimée, l’évaluation des coûts liés aux déplacements en voiture est parfois un élément déclencheur conduisant vers la mobilité durable. Le coût réel de la voiture doit être comparé aux coûts des nouveaux services à la mobilité, souvent méconnus (prix des transports en commun, de la réservation d’une voiture en auto-partage, de l’emprunt d’un vélo en libre service…).

Des alternatives existent en effet pour limiter les trajets réalisés en voiture : vélos en libre service, centres de télétravail, conférences téléphoniques, services de covoiturage, voiture en auto-partage, le partage de voiture, les pédibus et vélobus …

Expérimenter l’éco-mobilité

Les occasions de tester les moyens d’éco-mobilité et d’expérimenter les transports alternatifs ne manquent pas : le temps d’une journée lors du « challenge mobilité Auvergne – Rhône-Alpes » en Juin ou lors des évènements organisés pendant la semaine européenne de la mobilité comme l’opération « star sans ma voiture » dans la Loire ou encore le défi mobilité de l’opération nationale « Familles à énergie positive »…

Pour poursuivre son action sur le long terme, il est ensuite possible :

  • d’orienter ses pratiques de mobilité vers des modes doux (vélo, marche à pied) et d’adapter sa conduite automobile (pratiquer l’éco-conduite, respecter le code de la rue…) ;
  • d’organiser et limiter ses besoins en déplacements : planifier ses déplacements c’est la garantie d’une mobilité choisie et adaptée au déplacement.

Par exemple, préférer le tram à la voiture individuelle en zone urbaine est pertinent pour éviter le risque d’embouteillage élevé à certaine période de la journée et limiter les émissions de particules pour préserver la qualité de l’air.

Communiquer sur la mobilité durable

Si vous êtes déjà engagé dans une démarche individuelle d’éco-mobilité, vous pouvez encore agir pour favoriser les déplacements durables en communiquant auprès de votre entourage :

  • échange entre voyageurs pour se motiver mutuellement et cerner les contraintes, anticiper les blocages, comprendre pour lever les freins au changement.
  • communication sur les offres de transport que vous connaissez pour donner un cadre structurant, rassurant, riche en informations réelles, pertinentes et visant à un accompagnement concret au plus près des besoins des personnes,
  • partage de vos pratiques de mobilité alternative pour participer à cette nouvelle culture de la mobilité durable.

Réduire ses dépenses d’énergie dans les transports

Chaque profil de mobilité nécessite des moyens de déplacement durable adaptés. Si vous souhaitez faire des économies d’énergie et agir en faveur du développement durable, le conseil EIE Mobilité pourra vous proposer des solutions de mobilité durable adaptées à vos besoins de déplacements.

Ainsi, deux types de démarches s’offrent à vous pour entrer dans une logique de mobilité durable :

  • modifier vos habitudes de mobilité :
    • limiter vos besoins en déplacements,
    • utiliser les modes de transports doux (vélo, marche à pied, transports en commun, covoiturage),
    • pratiquer la multi-modalité,
    • anticiper vos déplacements pour choisir le mode de transport le plus adapté,
    • partager votre voiture personnelle,
    • utiliser les nouveaux services à la mobilité (voitures en auto-partage, vélos en libre service…),
    • utiliser les parkings relais aux abords des grandes agglomérations…
  • s’appuyer sur des technologies respectueuses de l’environnement :
    • avoir au maximum recours aux technologies qui utilisent l’énergie humaine,
    • augmenter les solutions alternatives (triporteurs/ transports par cable…),
    • augmenter les solutions électriques (vélo électrique/ scooters/ voiture en utilisant une source d’électricité 100 % renouvelable),
    • baisser de la consommation des nouveaux véhicules (proche de 2L/100 km),
    • intégrer le carburant issu de ressources renouvelables, …
    • innover et rechercher des moyens de déplacements performants et sobres en énergie (vélos solaires, traction animale…).

Pour obtenir nos conseils en mobilité durable, n’hésitez pas à contacter l’un des services INFO->ÉNERGIE à votre disposition en région Auvergne – Rhône-Alpes.

Pour aller plus loin : Ressources

La réglementation thermique 2012

Posté le 15/05/13

Applicable à toutes les constructions neuves depuis le 1er janvier 2013, la réglementation thermique 2012 (dite RT 2012) vise à réduire la consommation d’énergie des bâtiments et ainsi limiter les émissions de gaz à effets de serre. Explication des moyens à mettre en oeuvre en matière de construction et résultats attendus.

Qu’est-ce que la RT 2012 ?

La réglementation thermique 2012 (RT 2012) définit les exigences relatives à la performance énergétique des bâtiments neufs, des extensions et surélévations de bâtiments existants. Après la RT 2005, cette nouvelle réglementation thermique élaborée dans le cadre du Grenelle de l’environnement a pour objectif de réduire la consommation énergétique des bâtiments. Elle est applicable à tous les permis de construire déposés depuis le 1er janvier 2013 pour la construction de bâtiments neufs. Attention, la réglementation thermique applicables aux bâtiments existants est différente de la RT 2012.

Exigences fixées par la RT 2012

Mesure de la performance énergétique du bâti

La RT 2012 définit 3 coefficients pour mesurer la performance énergétique des bâtiments : le Bbio, le Cep et le Tic.

Le Bbio ou Besoin bioclimatique conventionnel
Le Bbio mesure les besoins liés au chauffage, à la climatisation et à l’éclairage. Un Bbio performant s’obtient en optimisant le bâti indépendamment des systèmes énergétiques mis en oeuvre : prise en compte de l’orientation et de la disposition des baies ou fenêtres afin de favoriser les apports solaires en hiver tout en s’en protégeant en été, travail sur l’éclairage, limitation des déperditions thermiques grâce à la compacité des volumes et une bonne isolation des parois opaques (murs, dalle et toiture) et des baies.

Le Cep ou coefficient de Consommation conventionnelle d’énergie primaire
Le Cep porte sur les consommations annuelles ramenées au m2 de surface réglementaire liées aux cinq usages suivants : chauffage, climatisation s’il y a lieu, eau chaude sanitaire, éclairage, et auxiliaires tels que les pompes et les ventilateurs.

Le Tic ou Température intérieure conventionnelle
Le Tic caractérise la Température intérieure conventionnelle en période de forte chaleur. Sa limitation vise à assurer un bon niveau de confort en été et à éviter les surchauffes sans qu’il soit nécessaire de climatiser.

Contrôle des valeurs lors d’une étude thermique

Les valeurs maximales autorisées par la RT 2012 pour chacun de ces coefficients sont fixées régionalement et vérifiées lors de la réalisation d’une étude thermique par un bureau d’étude thermique. Nous sommes à votre disposition pour vous informer sur les modes de calcul de ces coefficients et vous aider à construire une habitation conforme à la RT 2012.

Construire une maison conforme à la RT 2012

Pour mener à bien la réalisation d’une habitation conforme à la RT 2012, Vous pouvez :

1. gérer seul votre projet de construction : plan, achat du terrain, choix des entreprises et coordination des différents intervenants sur le chantier

2. vous faire aider par un professionnel (maître d’œuvre ou architecte) avec qui vous définirez par contrat l’ampleur de sa mission (de la conception à la livraison par exemple). Il pourra vous aider dans le choix des entreprises et assurez la coordination des différents intervenants.

3. opter pour un contrat de construction de maison individuelle (CCMI) vous permettant d’avoir un seul interlocuteur de la signature du contrat à la livraison.

La conception du bâti

Lors de la conception du bâtiment, il faudra prévoir :

  • un système de ventilation performant (simple flux, double flux…),
  • le traitement des ponts thermiques
  • la mise en oeuvre d’un système d’étanchéité à l’air du bâtiment,
  • une surface totale des baies au moins égale à 1/6 de la surface habitable,
  • le recours aux énergies renouvelables (EnR),
  • l’installation de protections solaires dans les chambres (volets ou stores extérieurs),
  • un dispositif de mesure ou d’estimation des différentes consommations d’énergie.

Le suivi des travaux

Lors de l’exécution des travaux de construction, vous devrez également veiller à une bonne coordination entre les différents corps de métier afin de limiter les fuites d’air (par exemple, qualité d’exécution dans la pose des portes et fenêtres) et vous assurer de la bonne mise en oeuvre du système de ventilation. À l’achèvement des travaux, un test d’étanchéité à l’air devra être réalisé pour vérifier la qualité de la construction et la prise en compte des obligations de la RT 2012.

Comment financer un projet de construction RT 2012?

Le respect de la réglementation thermique 2012 est obligatoire pour toutes les constructions neuves à compter du 1er janvier 2013. Au niveau national, il n’y a pas d’aide spécifique pour la construction neuve, excepté le prêt à taux zéro aidé par l’Etat (ou PTZ+). Des aides locales peuvent être accordées selon les communes en région Auvergne – Rhône-Alpes. N’hésitez pas à contacter votre Espace Info énergie pour en savoir plus sur le sujet.

Pour aller plus loin:

  1. Fiche « Construire un logement neuf – Comprendre la RT 2012 »
  2. http://www.rt-batiment.fr/batiments-neufs/reglementation-thermique-2012/presentation.html
  3. http://www.anil.org/fileadmin/ANIL/Editions_grand_public/serie_scenario_logement/PTZ.pdf

L’isolation

Posté le 15/05/13

Étape essentielle dans la construction et la rénovation de l’habitat, l’isolation permet d’assurer le confort intérieur des occupants de la maison. Quels sont les éléments à isoler et comment faire le bon choix parmi les différentes techniques et matériaux ?

Isoler sa maison pour obtenir un meilleur confort thermique et acoustique

Avant tout, l’isolation permet d’assurer le confort thermique de ses occupants en diminuant les pertes de chaleur en hiver tout en limitant les excès de température en été. L’isolation peut également contribuer à réduire le niveau de bruit dans l’habitation.

Une bonne isolation traite au mieux les ponts thermiques (fuites ou pénétrations de chaleur) et améliore l’étanchéité à l’air du bâti (réduction des fuites d’air non maîtrisées), ce qui implique de prévoir un système de ventilation efficace.

Une maison bien isolée consomme moins d’énergie et contribue donc à limiter les pollutions induites par le système de chauffage (CO2, déchets nucléaires, autres polluants atmosphériques type NOx ou SO2). Cela permet aussi de diminuer vos factures énergétiques. En effet, l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas !

Quelle isolation dans l’habitation ?

LES ÉLÉMENTS DE BÂTI À ISOLER

Parce qu’elles constituent les principales sources de déperditions de chaleur, les zones de la maison à isoler prioritairement sont la toiture, les murs, les portes et fenêtres, et enfin les planchers bas.

  Source : Guide ADEME Isoler son logement (03/2013).

Isolation des murs

On distingue 2 grands types d’isolation des murs : l’isolation intérieure et l’isolation extérieure. Plus facile à mettre en œuvre, l’isolation par l’intérieur revient en général moins cher qu’une isolation par l’extérieur. En revanche, isoler par l’extérieur s’avérera plus opportun et performant dans le cas où le revêtement extérieur est dégradé et se prête architecturalement à ce type de modification.

L’isolation peut aussi être de type répartie. Dans ce cas, le principe constructif choisi pour le gros œuvre participe lui-même à l’isolation sans besoin d’isolant supplémentaire (cas  des constructions à ossature bois, briques alvéolaires, bétons cellulaires..). Enfin, l’isolation peut être de type mixte (par l’intérieur et l’extérieur à la fois).

En fonction du mode constructif et du type de mur (béton, pierre, pisé,etc.), des précautions particulières doivent être prises en compte concernant la variation de comportements des matériaux face à l’humidité. Voici quelques clés pour choisir un isolant adapté au type de mur.

Isolation de la toiture

Une toiture sur combles perdus est généralement isolée par l’intérieur (plancher des combles ou plafond du dernier niveau).

Une toiture-terrasse nécessite une isolation par l’extérieur. Celle-ci peut notamment être complétée à l’occasion d’une reprise d’étanchéité.

Pour ce qui est des combles habitables, on peut isoler entre les éléments de charpente, en complétant par l’intérieur. On peut aussi isoler par l’extérieur (technique du « sarking » généralement possible en cas de reprise de couverture). Quel que soit le cas de figure, pensez à protéger l’isolant des éventuelles pénétrations d’humidité par la pose d’un film sous toiture (pare-pluie) côté extérieur et d’un frein-vapeur côté intérieur.

 

Source : Guide ADEME Isoler son logement (03/2013)

Isolation des planchers bas

Pour renforcer l’isolation des planchers bas dans le neuf, on interviendra entre la dalle et la chape. En rénovation, l’isolation du sol pourra être réalisée par le dessous en cas de vide sanitaire accessible ou plafond de cave ou par le dessus mais engendre, dans ce cas, d’importants travaux à évaluer dès le lancement du projet d’isolation.

Source : Guide ADEME Isoler son logement (03/2013)

Choisir un isolant adapté

On peut trouver à présent une grande variété d’isolants se distinguant par leur nature (polystyrènes expansé ou extrudé, laine de verre, laine de roche, fibres de bois, ouate de cellulose, chanvre..) et leur présentation (vrac, panneaux…).

Voici quelques clés pour faire un choix d’isolant éclairé :
Télécharger la fiche sur les choix d’isolation
Télécharger la fiche sur l’isolation et l’humidité dans les parois
Télécharger la fiche sur le confort d’été et déphasage

Se lancer dans l’isolation de son logement

Estimer la performance énergétique de son habitation

Fourni à la fois à la livraison d’un bâtiment neuf et à la vente ou location d’un logement existant, le diagnostic de performance énergétique (DPE) indique la quantité d’énergie consommée par un bâtiment et évalue ses émissions de gaz à effet de serre. Dans l’existant, les résultats de cette étude pourront vous conduire à envisager l’isolation de votre habitat afin de réaliser d’importantes économies d’énergie.

Avant les travaux, la réalisation d’un bilan thermique par un bureau d’études peut vous permettre d’identifier encore plus précisément l’état initial du logement en matière d’isolation, et d’estimer les niveaux de performance que différents scénarii de travaux permettrons d’atteindre.

Choisir une performance énergétique à atteindre et définir les travaux d’isolation associés

Dans l’existant, une réglementation thermique spécifique impose des niveaux de performance minimum pour chaque poste de travaux. Ces niveaux sont toutefois peu exigeants et ne donnent pas droit à des aides financières. En effet, pour avoir accès aux aides financières, le respect d’un niveau de performance est imposé et il est plus exigeant que celui de la règlementation. Contactez-nous pour connaître les critères à respecter.

On peut généralement adopter deux démarches différentes mais non incompatibles :

Une démarche de performance globale adaptée au cas où l’on est amené à réaliser plusieurs travaux. La réalisation d’un diagnostic peut être intéressante dans ce cas pour préciser et prioriser les travaux à effectuer. Un calcul réglementaire peut permettre également de valider l’obtention de labels de performances HPE ou BBC Rénovation, donnant droit dans certaines conditions à des avantages fiscaux. •

Une démarche poste par poste adaptée si l’on ne peut se consacrer dans un premier temps qu’à un poste de travaux. L’idée est de pouvoir choisir des matériaux d’isolation suffisamment performants et compatibles avec une performance globale au terme de travaux qui pourront être réalisés plus tard.

Se faire accompagner avant de réaliser les travaux d’isolation

Compte tenu de la diversité des configurations possibles, nous vous invitons à prendre rendez-vous avec un conseiller énergie qui pourra vous aider dans votre projet d’isolation et vous renseigner sur les techniques et matériaux d’isolation les plus adaptés à votre situation.

Nous pouvons notamment vous apporter informations et conseils sur : •

  • les travaux d’isolation à réaliser en priorité,
  • les professionnels compétents pour réaliser des diagnostics énergétiques et vos travaux d’isolation, •
  • les aides au financement disponibles en région Auvergne –  Rhône-Alpes.

Notre conseil est neutre, indépendant de tout intérêt commercial et gratuit. Il peut s’effectuer par téléphone ou lors d’un rendez-vous en agence.

> Pour aller plus loin : ressources utiles

Télécharger la fiche sur les choix d’isolation
Télécharger la fiche sur l’isolation et l’humidité dans les parois
Télécharger le guide des matériaux isolants

Livre :
L’isolation thermique écologique (auteur : Jean-Pierre Oliva)

La ventilation

Posté le 15/05/13

Dans une habitation, la ventilation occupe plusieurs fonctions : remplacer l’air intérieur «vicié» par de l’air « neuf », satisfaire les besoins en oxygène des occupants, évacuer la vapeur d’eau accumulée dans l’air, limiter la pollution intérieure et améliorer le confort en éliminant les odeurs, fumées et autres polluants.

Pourquoi installer une ventilation ?

Dans un milieu clos, les pollutions intérieures et extérieures s’accumulent et interagissent entre elles, créant ainsi d’autres polluants tels certains composés organiques volatils (COV) ou de très fines particules. L’air que nous respirons peut ainsi avoir des effets négatifs sur le confort et la santé des habitants, de la simple gêne au développement de pathologies comme les allergies respiratoires. De plus, la ventilation générale et permanente est une obligation légale depuis 1969 pour tous les logements. Cette obligation est reprise dans l’arrêté du 24 mars 1982 et dans le règlement sanitaire départemental.

Les différents systèmes de ventilation dans l’habitat

Pour assainir l’air intérieur de l’habitation, il convient donc de choisir un système de ventilation performant et adapté à son logement.

La ventilation naturelle

La ventilation naturelle d’un logement ne nécessite pas l’utilisation de ventilateur. Son principe de fonctionnement est basé sur le tirage thermique. On place des orifices d’aération en partie basse et haute. L’air chaud étant plus léger que l’air froid, il se créé un mouvement d’air. L’air chaud vicié est évacué par les grilles en partie haute alors que l’air neuf rentre dans le logement par les grilles en partie basse. Ces systèmes ne sont plus utilisés de nos jours car le flux d’air n’est pas contrôlé et varie grandement selon les conditions climatiques.

La ventilation mécanique répartie V.M.R.

La ventilation mécanique répartie est composée d’entrée d’air dans les pièces de vie (salon, chambres) et de plusieurs extracteurs d’air dans les pièces humides (cuisine, salle de bain, WC). Ces systèmes sont moins utilisés de nos jours car ils nécessitent l’utilisation de plusieurs extracteurs d’air. Ils sont donc plus consommateurs d’électricité qu’une ventilation mécanique contrôlée. Bien souvent, on les réserve à la rénovation lorsque l’installation d’un système plus performant n’est pas possible.

La ventilation mécanique contrôlée (VMC) simple flux

La ventilation mécanique contrôlée simple flux est constituée d’entrée d’air dans les pièces de vie (salon, chambres) et de bouche d’extraction dans les pièces humides (cuisine salle de bain, WC). L’extraction d’air est effectuée par un seul extracteur. Il existe plusieurs types de VMC simple flux :

  • la VMC simple flux auto-réglable : ce système délivre un flux d’air constant et ne tient pas compte du nombre d’occupant ou des conditions climatiques et atmosphériques.
  • la VMC simple flux hygroréglable : le flux d’air n’est pas constant : il est optimisé en fonction de l’humidité intérieure. Ce système minimise la quantité d’air neuf à renouveler, tout en assurant une bonne qualité de l’air intérieur.

 

(Illustration : Guide ADEME, Un air sain chez soi)

La VMC double flux

Un système de ventilation double flux avec échangeur permet le renouvellement d’air à haut débit permanent, une répartition homogène de l’air entrant chaud ou froid, une récupération de la chaleur sur l’air sortant, une filtration de l’air entrant.

Il est particulièrement adapté aux logements à occupation forte ou stable dans le temps, et/ou dans les zones polluées ou bruyantes. Dans ce système, l’extraction mais aussi l’entrée d’air est mécanisée. L’air est filtré et les débits contrôlés.

(Illustration : Guide ADEME, Un air sain chez soi)

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter notre fiche VMC double flux et notre Aide au choix de devis : VMC double flux

Quelques conseils pour faire votre choix de ventilation

Quand vous réalisez des travaux d’isolation et de remplacement de menuiseries de votre logement, la réglementation thermique « bâtiment existant » vous impose de conserver les grilles d’aération existantes, sauf si vous faites installer un autre système de ventilation.

Type de ventilation Avantages Inconvénients
VMC simple flux auto-réglable
  • débit d’air entrant constant avec des entrées d’air acoustiques,
  • diminution des nuisances sonores extérieures
  •  ne prend pas en compte l’humidité intérieure
VMC simple flux hygro-réglable
  • débit d’air entrant variable en fonction de l’humidité, donc de l’occupation et des activités,
  • économies d’énergie par rapport à la précédente VMC simple flux autoréglable avec entrées d’air acoustiques,
  • diminution des nuisances sonores extérieures
  • système plus coûteux à l’achat qu’une VMC simple flux auto-réglable,
  • conçue pour réagir à l’humidité, pas d’efficacité supplémentaire pour les polluants chimiques.
VMC double flux
  • économies d’énergie par récupération de calories,
  • filtration de l’air entrant,
  • sensation de courant d’air froid supprimée,
  • isolation acoustique du dehors,
  • préchauffage ou rafraîchissement de l’air entrant.
  • système le plus coûteux à l’achat,
  • bruit des bouches d’insufflation en particulier dans les chambres en cas de mauvaise conception.

Recommandations pour l’entretien d’un système de ventilation

Quel que soit le système de ventilation choisi, veillez à ne pas obstruer les entrées d’air et à entretenir régulièrement votre installation. La qualité de l’air que vous respirez en dépend ! Le nettoyage des bouches d’entrée d’air et d’extraction pour les ventilations simple flux – ou des filtres dans le cas d’une ventilation double flux – est requis deux fois par an. Pour cela il est nécessaire de prévoir un accès facile aux bouches d’entrée d’air et aux filtres.

Pour faciliter la circulation de l’air, le cheminement des réseaux de ventilation doit être le plus simple et le plus rectiligne possible afin de limiter les zones de condensation en cas d’arrêt du système de ventilation, la consommation d’énergie du ou des ventilateur(s) et le bruit dans les gaines. Pour optimiser un système de ventilation, l’air entrant peut être préchauffé par un système de captage passif de la chaleur (puits climatiques, serres solaires, véranda et mur trombe) ou des capteurs à air. On peut, de la même manière, rafraîchir l’air entrant par le biais d’un puits climatique.

Contacter un Espace Info Energie pour obtenir des informations complémentaires sur les systèmes de ventilation auprès d’un conseiller.

>> Pour aller plus loin : Ressources
Le guide ADEME « Un air sain chez soi »
Fiche « VMC double flux »
Aide au choix de devis : VMC double flux