FAQ – Énergies renouvelables

Le chauffage au bois : quel système ? Quel combustible ?

Le chauffage au bois a de nombreux avantages. En plus d’être écologique, de provenance locale, il peut s’adapter à de nombreuses configurations. Cependant, il y a quelques principes importants à connaitre.

Lorsqu’on parle de chauffage au bois, il faut distinguer deux types d’appareil :

  • les appareils indépendants, tels que les poêles et les inserts qui permettent de chauffer principalement la pièce dans laquelle ils sont situés. Ils sont suffisants pour des maisons bien isolées ou des appartements. Mais pour un logement ayant des besoins de chauffage plus importants, on aura besoin d’un appareil de chauffage complémentaire. Ils procurent le plaisir et la convivialité du feu chez soi, tout en ayant une performance bien supérieure aux cheminées d’antan.
  • Les chaudières. Associées à un système de chauffage central, tels que des radiateurs ou un plancher chauffant, elles permettent de chauffer l’ensemble des pièces de la maison.Il y a également deux types de combustibles :
  • Les bûches, bien connues, sont plus économiques mais nécessitent de la manutention. Important ! Il est recommandé d’acheter des bûches bien sèches chez un fournisseur labellisé.
  • Les granulés permettent d’utiliser des appareils automatiques. Réglables, programmables,
    ces appareils permettent de disposer d’une autonomie importante : un à 3 jours pour un poêle, et jusqu’à plusieurs mois pour une chaudière. Ils offrent un confort comparable aux appareils conventionnels au gaz ou au fioul.

Le bois n’émet quasiment pas de CO2. Il est donc très favorable au climat. D’autre part, un appareil récent et bien entretenu aura des émissions de poussières et autres polluants très limitées.

Photovoltaïque, vente et autoconsommation, quels tarifs d'achat ?

Le photovoltaïque permet de produire de l‘électricité à partie de l’énergie solaire.

Si vous installez des panneaux photovoltaïques sur votre toit, vous pouvez bénéficier d’une aide d’état sous la forme d’un tarif d’achat. Cette aide dépend de la puissance de votre installation, et du mode de valorisation de l’électricité choisi.

Vous pouvez par exemple choisir la vente de la totalité de l’électricité produite. Dans ce cas-là vous vendez la totalité de votre production à un tarif d’achat fixe pendant vingt ans. Vous pouvez aussi opter pour l’autoconsommation avec vente du surplus. Dans ce cas-là vous autoconsommez une partie de l’électricité qui vous permet de faire une économie sur votre facture. Vous vendez aussi le surplus à un tarif d’achat fixe pendant vingt ans, et vous bénéficiez d’une prime à l’investissement.

Pour plus d’informations sur le photovoltaïque, et sur les conditions pour obtenir ces aides, rendez-vous dans votre Espace INFO-ÉNERGIE,  ou sur le site internet www.photovoltaique.info

N’oubliez pas, pour faire baisser vos factures énergétiques, l’installation de panneaux photovoltaïques n’est pas forcément le premier poste de travaux à privilégier.

Est-ce qu'une pompe à chaleur est une bonne idée ?

La pompe à chaleur ou PAC capte la chaleur dans un endroit pour la restituer dans un autre. La majorité des pompes à chaleur fonctionnent à l’électricité.

Pour savoir si recourir à une pompe à chaleur est une bonne idée, il faut s’intéresser au coefficient de performance (COP). Il s’agit de la valeur qui caractérise le rendement d’une PAC. C’est l’énergie restituée, utile, divisée par l’énergie consommée. Par exemple, une PAC qui a un COP de 3, pour 1kWh d’électricité consommé, en donnera 3 sous forme de chaleur utile pour le chauffage et l’eau chaude. Autrement dit 300% de rendement ! La valeur annoncée par les fabricants est souvent supérieure à cette valeur.

Comparée aux autres systèmes de chauffage qui ne captent pas d’énergie mais ne font qu’en consommer, et dont le rendement se situe autour de 1, la PAC semble une bonne idée. Mais il y a d’autres critères à prendre en compte :

  • le prix de l’énergie : l’électricité est la plus chère. Si on a une pompe à chaleur avec un COP de 3, et qu’on trouve une énergie 3 fois moins chère comme le bois par exemple, financièrement cela revient au même à l’utilisation.
  • Le COP n’est pas fixe ! Il varie continuellement et peut être très mauvais. Le COP annoncé par les fabricants est toujours mesuré dans des conditions précises qui sont loin de la réalité. En effet, plus il y a d’écart entre la source de captage de la chaleur et le lieu à chauffer, moins le COP est bon ! Ainsi, si on capte la chaleur dans l’air extérieur, ce qui est courant, le COP va varier en fonction de la météo. Plus il fera froid, moins il sera bon.
  • Attention également à l’isolation de la maison et aux émetteurs de chaleur : une PAC est bien plus indiquée pour chauffer l’eau à 35°C d’un plancher chauffant dans une maison bien isolée, que l’eau de vieux radiateurs devant monter à plus de 60° dans une maison ancienne.

En conclusion, une PAC n’est pas toujours la bonne idée. Pour en être sûr, contactez-nous au 04 37 48 25 90.

Quelles sont les démarches pour monter un projet hydraulique ?

Démarches administratives

  • Si le site bénéficie d’un droit d’eau fondé en titre, c’est à dire s’il est présent sur une carte de Cassini, vous n’avez pas à demander d’autorisation administrative d’utilisation de l’énergie hydraulique. Il est possible de trouver des cartes de Cassini en ligne mais il est difficile d’identifier les petites étoiles signifiant les droits d’eau, mieux vaut s’en procurer une ou venir consulter celle qui se trouve dans nos locaux.
  • Si ce n’est pas le cas, il faudra alors demander une autorisation d’exploitation de l’eau. C’est une autorisation renouvelable tous les 30 ans et les délais d’instruction sont compris entre 2 et 5 ans. Ce dossier comprend 3 parties (production d’énergie, environnement/pêche, règlement d’eau). Dans le Rhône, ce dossier est à déposer auprès de l’instance en charge de la police de l’eau c’est-à-dire la DDAF (245 r Garibaldi-69003 LYON-04 72 61 38 38)

Concernant les démarches de raccordement afin de bénéficier de l’achat de l’électricité, le contrat peut comporter plusieurs tarifs qui dépendent de la saison et des heures de production (kWh hydraulique acheté plus cher quand il y a de fortes consommations) : ce sont les composantes. Un contrat peut en comporter de 1 à 5. Cas particulier : si la puissance de l’installation est inférieure à 36 kVA, elles peut bénéficier d’un contrat de 15 ans et le tarif d’achat est égal au tarif de vente du courant au « tarif bleu » si l’installation est dans un bâtiment ayant ce type d’abonnement.

Technique

Pour définir le potentiel d’un site, on évalue la puissance récupérable d’un site : P= 7xQxH (H est le débit en m3/s et H la hauteur de chute en m et P est exprimé en kW). Pour obtenir des données de débit notamment, il est possible de s’adresser à des propriétaires d’installations en amont ou aval (en adaptant en fonction de la distance et des affluents).

Qui contacter en cas de litiges ?

En cas de problème rencontré avec une entreprise de travaux, contactez la :

Direction Départementale de la Protection des Populations du Rhône (DDPP)
245 rue Garibaldi – 69422 LYON CEDEX 03
Téléphone : 04 72 61 37 00 – Télécopie : 04 72 61 37 24 – Mail :

  • Accueil du public : de 9h à 12h et de 14h à 16h
  • Accueil téléphonique : du lundi au vendredi de 8h30 à 12h et de 14h à 17h
  • Accueil spécialisé des consommateurs (litiges de consommation) : Mardi de 9h à 12h et jeudi de 14h à 16h

La DDPP est la représentation locale de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). Pour davantage d’informations au sujet de leurs missions, vous pouvez consulter la page de présentation du service.