Le logement

Comment choisir et agir durable dans son logement pour y être économe en énergie et en eau ?

Vous trouverez ici un panel d’outils et de conseils qui permettent de réduire la consommation d’énergie et d’eau chez soi, qu’on soit locataire ou propriétaire, en agissant sur :

Le chauffage

Le chauffage représente en moyenne 62 % des consommations énergétiques totales du foyer. C’est le principal poste de consommation, donc le principal gisement d’économies d’énergie.

Dans cette rubrique, vous trouverez un panel d’éco-gestes permettant de réduire les consommations de chauffage avec pas ou peu d’investissements ainsi que des informations sur les chauffages d’appoint.

Les équipements concernés

Chaudière, pompe à chaleur, radiateur électrique, radiateur hydraulique, poêle, plancher chauffant, cheminée.

Les éco-gestes sur le chauffage

  • En premier lieu, procurez-vous un thermomètre que vous mettrez dans les différentes pièces de votre logement ! Sinon, comment voulez-vous savoir combien il fait chez vous ?
  • Lorsque vous occupez votre logement en hiver, limitez la température ambiante à 19°C – 20°C dans les pièces de vie (séjour, cuisine).
  • La nuit et en cas d’absence de votre logement en hiver, limitez la température à 16°C ou 17°C. L’idée reçue « je ne baisse pas la température quand je m’absente parce que je vais plus consommer pour revenir à 20°C » est fausse ! Un degré de moins c’est 7 % d’économies d’énergie !
  • La nuit, fermez les volets (par défaut les rideaux) de toutes les pièces de votre logement pour limiter les déperditions de chaleur.
  • Enlevez les rideaux ou le mobilier présents devant vos radiateurs pour ne pas gêner la distribution de chaleur : vous voulez chauffer votre pièce ou vos rideaux ?
  • Équipez votre logement d’un thermostat d’ambiance programmable : vous pourrez ainsi régler la température automatiquement selon vos absences et pendant la nuit ;
  • Placez des panneaux réfléchissants derrière les radiateurs sur les murs non isolés. En installant des panneaux réfléchissant derrière les radiateurs placés sur des murs non isolés, vous pouvez améliorer la performance de vos radiateurs de 5 à 10 %. Ces panneaux permettent de renvoyer la chaleur émise dans la pièce au lieu qu’elle ne se dissipe dans le mur froid. Attention, ces panneaux ne sont pas utiles sur des murs isolés, ils peuvent même créer des problèmes de condensation entre le mur et le panneau.
  • Équipez vos radiateurs de robinets thermostatiques (si vos radiateurs sont hydrauliques) : ceux-ci permettent de réguler plus finement la température (notamment dans les chambres), contrairement à un robinet classique.

Et pour compléter, voici un article pour comprendre le fonctionnement des robinets thermostatiques.

L’entretien

  • Dépoussiérer vos radiateurs / convecteurs électriques au moins une fois par an, la poussière peut diminuer leurs performances.
  • Purgez régulièrement vos radiateurs à eau chaude.
  • Pensez à faire entretenir annuellement votre chaudière, votre poêle ou votre pompe à chaleur par un professionnel.

Le chauffage d’appoint

Voici un comparatif

Nos fiches téléchargeables

La ventilation

La ventilation est le renouvellement de l’air de la pièce en continu. Assurer une bonne ventilation de son logement est essentiel : on évacue les polluants intérieurs et on déshumidifie l’air.

Une ventilation mécanique contrôlée (VMC) permet donc de lutter contre la pollution de l’air intérieur, contre l’humidité excessive et de faire des économies d’énergie (un air humide est toujours plus difficile à chauffer qu’un air sec) !

La ventilation se distingue de l’aération.

Les équipements concernés

Fenêtres ; Grilles de ventilation ; Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC)

Pourquoi ventiler ?

L’optimisation de la ventilation est indispensable, ce pour trois raisons : préserver un air intérieur de qualité, éviter les dégradations du bâti et limiter les pertes d’air chaud par renouvellement d’air. La ventilation deviendra encore plus cruciale lorsqu’on aura atteint une perméabilité optimale. Plus d’info…

Les facteurs d’un mauvais fonctionnement

  • Une mauvaise étanchéité
  • La vétusté des équipements de ventilation installés
  • Les bouches de ventilation obstruées (par la poussière, par des chiffons, par du ruban adhésif, etc.)

Les éco-gestes sur la ventilation

  • Dans l’absolu, aérer 5 à 10 minutes par jour en ouvrant les fenêtres n’est pas nécessaire si votre ventilation mécanique contrôlée fonctionne bien ! Ouvrir les fenêtres pendant un temps n’évacue que le trop-plein d’humidité de façon ponctuelle. Pour éviter la présence d’humidité de manière durable, la solution la plus efficace est d’avoir un système de Ventilation en continu, Mécaniquement Contrôlé (« VMC »).
  • Si des moisissures deviennent apparentes sur les murs ou sur le plafond, c’est généralement que la pièce renferme un trop plein d’humidité et donc qu’elle n’est pas assez, ou mal ventilée.
  • Si vous avez une VMC simple flux autoréglable (débit fixe) à plusieurs vitesses, pensez à enclencher la vitesse supérieure lorsque vous cuisinez ou que vous vous lavez.
  • Pensez à éteindre votre VMC lorsque vous partez en vacances, sauf si le logement présente des signes d’humidité importants (moisissures, tapisserie décollée…).

L’entretien

  • Si vous avez une VMC simple flux, nettoyez de temps en temps les barrettes de ventilation présentes sur les fenêtres (au moins une fois par an).
  • Dépoussiérez régulièrement les bouches de votre VMC (au moins tous les trois mois). Vous pouvez vérifier leur bon fonctionnement en plaçant un morceau de papier fin devant les bouches (le papier devrait se mettre à bouger).

L’éclairage

L’éclairage est un secteur qui a subi d’importantes transformations ces dernières années avec la disparition des ampoules à incandescence et l’apparition des ampoules basse consommation : les fluocompactes et les LEDs.

Cependant, ce poste représente encore 13 % des consommations d’électricité d’un ménage français.

Les équipements concernés

Les ampoules ; les lampes

Les éco-gestes sur l’éclairage

  • Finis les stocks d’ampoules dans un tiroir, les nouvelles ampoules (LEDs et fluocompactes) durent beaucoup plus longtemps et sont même garanties 3 voire 5 ans, gardez bien vos tickets de caisse !
  • Changez vos ampoules pour des ampoules basse consommation et de classe énergétique A(++…). Elles consomment moins, durent plus longtemps et apportent une luminosité équivalente.
  • Les lampes à halogène consomment beaucoup trop d’électricité, même les ampoules halogène dites « éco ». Remplacez-les par des ampoules moins consommatrices.
  • Privilégiez l’éclairage naturel, la lumière du soleil est gratuite ! Ouvrez vos volets et vos rideaux en journée, placez votre bureau à un endroit lumineux.
  • Éteignez systématiquement la lumière lorsque vous sortez d’une pièce, cela doit être un réflexe !

L’entretien

  • Dépoussiérez régulièrement vos ampoules pour qu’elles ne perdent pas en efficacité.
  • Ne jetez pas vos ampoules usées à la poubelle mais dans un centre de tri (grande surface ou déchetterie).

Comprendre une étiquette et ses logos

Les appareils électriques et la cuisson

Les appareils producteurs de froid

La production de froid est la deuxième source de consommation électrique domestique (23 % des consommations électriques hors chauffage et eau chaude).

Les équipements concernés

Réfrigérateur  Congélateur : Combiné ; Réfrigérateur américain

Les éco-gestes sur les appareils producteurs de froid

  • À l’achat, privilégiez un appareil de classe énergétique A++ voire A+++.
  • Anticipez vos prochains repas : lorsque vous avez un aliment à faire décongeler, placez le dans le réfrigérateur. La fraîcheur qu’il émet rafraîchira naturellement les autres aliments, tout en économisant de l’énergie.
  • Avant de ranger un aliment dans le réfrigérateur ou le congélateur, assurez-vous qu’il ne soit pas encore chaud.
  • Ne surchargez pas votre réfrigérateur ou votre congélateur, l’air doit pouvoir circuler librement entre les aliments.
  • Maintenez la température du réfrigérateur à 4°C, et à -18°C pour le congélateur.
  • Pensez à organiser les zones de votre réfrigérateur en fonction du type d’aliment :
    La zone la plus froide (entre 0°C et 4°C) pour les aliments les plus fragiles (viande / poisson cru, charcuterie, fromage au lait cru, fruits de mer…). Cette zone se trouve généralement en bas du réfrigérateur ;
    La zone fraîche (environ 4°C) pour les viandes / poissons cuits, fromages à pâte cuite, yaourts, crème fraîche, plats cuisinés… Cette zone se trouve généralement au milieu du réfrigérateur ;
    Le bac à légumes (entre 4°C et 6°C) : pour les fruits et légumes frais ;
    La porte (environ 6°C) : pour les œufs, le beurre, les condiments…
  • Lorsque vous rangez vos courses ou que vous nettoyez vote appareil de froid, ne laissez pas la porte ouverte trop longtemps.
  • Évitez d’avoir plusieurs réfrigérateurs branchés en continu : mieux vaut un seul réfrigérateur bien dimensionné.

L’entretien

  • Dès que du givre apparaît dans le réfrigérateur ou le congélateur, nettoyez-le ! Vous économiserez jusqu’à 50 % de la consommation de votre appareil.
  • Dépoussiérez de temps en temps la grille arrière de vos appareils producteurs de froid (au moins une fois par an).
  • Vérifiez l’étanchéité du joint des appareils : fermez la porte sur une feuille de papier, et retirez la feuille. Si elle glisse facilement, changez le joint (10 % d’économie sur sa consommation) !

Les appareils de lavage

Même si les appareils sont de plus en plus performants, les appareils de lavage représentent près de 15 % des consommations électriques d’un foyer (troisième poste de consommation).

Les équipements concernés

Lave-linge ; Sèche-linge ; Lave-vaisselle

Les éco-gestes sur les appareils de lavage

  • À l’achat choisissez un appareil de classe énergétique A++, voire A+++. Attention il existe plusieurs classes : une classe pour l’efficacité de lavage et une classe pour l’essorage.
  • Programmez vos appareils pour qu’ils fonctionnent en heures creuses (soit avec le retardateur qui se règle directement sur la machine, soit avec un programmateur qui se branche entre la prise et l’appareil).
  • Remplissez toutes vos machines au maximum avant de les mettre en marche.
  • Utilisez les cycles courts à basse température pour votre lave-linge (30°C ou moins) et votre lave-vaisselle (50°C ou moins).
  • Évitez (ou du moins minimisez) l’utilisation du sèche-linge (deux fois plus de consommation que le lave-linge). Étendez votre linge le plus souvent possible.
  • Ouvrez la porte du lave-vaisselle avant le cycle « séchage » et laissez sécher la vaisselle à l’air libre, cela permet des économies d’énergie (pensez à aérer votre logement en ouvrant une fenêtre en même temps, pour éviter un trop plein d’humidité, ce geste est donc à éviter en hiver.)

L’entretien

  • Détartrez vos machines avec du vinaigre blanc au moins une fois par an.
  • Nettoyez fréquemment le filtre du lave-linge et / ou du sèche-linge (au moins tous les trois mois).

L’audiovisuel et le petit électroménager

Le nombre d’appareils électriques a beaucoup augmenté dans les foyers ces dernières années. Les équipements audiovisuels, informatiques et le petit électroménager sont devenus depuis 2008 le poste de consommation électrique le plus important hors chauffage et eau chaude sanitaire, avec 35 % des consommations.

Les équipements concernés

Robot de cuisine ; Machine à café ; Fer à repasser ; Télévision ; Box internet ; Ordinateur ; Chargeur de téléphone portable ; Aspirateur ; …

Les éco-gestes sur les appareils électriques

  • Éteignez la télévision lorsque vous ne la regardez pas. Cela fait une présence, c’est sûr, mais cela fait aussi une consommation inutile. Pour la présence, préférez la radio : c’est beaucoup moins consommateur !
  • Pensez à débrancher vos appareils électriques lorsque vous ne les utilisez pas ou que la batterie est chargée au maximum (chargeurs de téléphone ou d’ordinateur portable, par exemple), cela évitera de consommer de l’électricité inutilement.
  • Pour supprimer les veilles des appareils, branchez-les sur une multiprise avec interrupteur. Vous n’aurez qu’à appuyer sur l’interrupteur pour éteindre vos appareils simultanément. Après, il suffit de s’organiser pour éteindre la télévision sans éteindre le téléphone !
  • Réglez vos appareils électriques (ordinateur, téléphone portable…) pour qu’ils se mettent rapidement en veille (au bout de 2 minutes par exemple). Pensez également à la mise en veille prolongée, qui économise beaucoup plus d’énergie !
  • Évitez d’installer des télévisions dans les chambres, la multiplication des appareils électriques entraine une augmentation des consommations.

La cuisson

La cuisson est un poste de consommation à ne pas négliger (environ 7 % de la consommation énergétique totale pour un ménage français).

Les équipements concernés

Four ; Micro-ondes ; Plaques électriques ; Table à gaz

Les éco-gestes sur la cuisson

  • N’ouvrez pas trop souvent le four pour surveiller la cuisson, cela fait partir toute la chaleur déjà produite !
  • Éteignez votre four quelques minutes avant la fin de la cuisson, car de la chaleur est encore présente.
  • Évitez de consommer de l’électricité en faisant décongeler vos aliments au four à micro-ondes. Anticipez plutôt la décongélation à l’air libre ou au réfrigérateur.
  • Utilisez des casseroles à fonds plats, de taille adaptée à la plaque électrique ou à la table à gaz, ainsi qu’au volume à cuire.
  • Le fait d’utiliser un auto-cuiseur vous permet de réduire de moitié votre temps de cuisson, ce qui peut vous faire économiser environ 70 % de consommation d’énergie.

L’entretien

  • Vérifiez régulièrement l’état du joint du four. S’il est usé, il ne garde plus toute la chaleur.
  • Nettoyez fréquemment votre four et votre table de cuisson pour ne pas perdre en efficacité.

L’eau

De nombreuses solutions existent pour faire des économies d’eau, elles peuvent être réalisées facilement et permettent d’économiser sur les factures d’eau et d’énergie !

Les équipements concernés

Robinets ; Douchettes ; Ballon d’eau chaude

Réaliser des économies d’eau

Toutes les infos ici.

Suivre ses consommations d’eau

Un suivi régulier de vos consommations d’eau permet d’anticiper le montant de votre prochaine facture et de vérifier les mètres cubes économisés suite aux actions que vous mettez en place.

Le compteur d’eau
Votre compteur peut se situer à l’extérieur du logement (le plus souvent quand on habite une maison) ou à l’intérieur (en général dans les toilettes ou la salle de bain).

Suivi manuel (avec ce tableau)
Relevez les chiffres sur fond noir (m3) (une relève mensuelle est suffisante)

Vous pouvez ensuite noter vos relevés dans le tableau ci-dessous. Ne remplissez le tableau qu’avec vos relevés et allez ensuite sur l’onglet « consommations »

Suivi automatique (ou télérelève)
De plus en plus de compteurs d’eau permettent de faire de la télé-relève automatique (compteurs communicants). Ces compteurs communicants sont en phase d’expérimentation à l’heure actuelle.

Ainsi, les mesures sont facilitées (de nombreux compteurs d’eau sont difficiles d’accès) et la facture est directement établie en fonction des consommations réelles (il n’y a donc plus d’estimation de consommation). Dans ce cas, votre consommation est accessible sur le site internet de votre distributeur d’eau via un espace client sécurisé.

Liens utiles pour suivre vos consommations d’eau

Utiliser de l’eau de pluie pour certains usages

La récupération de l’eau de pluie et son usage à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments est réglementée par l’arrêté du 21 août 2008. Dans le cadre de cet arrêté, les seuls usages autorisés sont :

  • Usages extérieurs (arrosage, lavage des véhicules, etc.) ;
  • Alimentation des chasses d’eau de WC et lavage des sols ;
  • À titre expérimental, lavage du linge, sous réserve d’un traitement adapté de l’eau de pluie ;
  • Usages professionnels et industriels, à l’exception de ceux requérant l’usage d’une eau potable.

Stocker l’eau de pluie : quelle cuve pour quelle quantité ?

Évaluer ses besoins en fonction des utilisations envisagées (toilettes, lavage extérieur, jardin…) permet de dimensionner au mieux son système de récupération d’eau.

Estimer vos besoins et votre potentiel de récupération : Fiche « récupération de l’eau de pluie ».

Différents types de cuves existent :

  • Les cuves extérieures  : installées près de la descente de gouttière, ces cuves de faible capacité sont destinées à un usage extérieur. Elles sont vidangées en hiver pour éviter le gel et doivent être équipées d’un couvercle verrouillable pour protéger l’eau des UV et par souci de sécurité (risque de noyade). La gamme va de la simple bassine à des cuves plus esthétiques.
  • Les cuves enterrées : elles sont en général destinées aux stockages importants à usage domestique. Outre l’absence d’impact visuel, l’intérêt de cette solution est que l’eau est conservée à l’abri de la lumière et à la température du sol. Cela évite le développement bactérien et le risque de gel. Elles doivent être placées à proximité de la maison, en général entre 2 et 10 m et être équipées d’une trappe de visite.

Les aides financières


Des collectivités dont certaines pionnières en matière de récupération d’eau pluviale proposent des subventions financières pour encourager la démarche. La ville de Lorient a par exemple inauguré un dispositif d’incitation dès 2002. Il repose sur l’achat groupé de cuves pour des usages extérieurs. Les deux modèles proposés, d’une capacité de 300 et 1 300 litres, sont ensuite revendus à prix réduit, respectivement 30 et 100 euros.

De l’eau potable dans nos toilettes ?

20 % de l’eau potable utilisée dans les ménages français l’est dans les toilettes. Si l’utilisation d’eau de pluie pour les sanitaires s’avère complexe, l’installation de toilettes sèches est une solution intéressante.

Les toilettes sèches ne requièrent aucune utilisation d’eau. Plusieurs systèmes existent (à compost / à séparation, etc.) pouvant convenir aux différentes contraintes d’usage ou de bâtiment. Elles conviennent aux ménages disposant d’une zone de compostage (jardin par exemple). Vous pouvez les construire vous-même ou les acheter telles quelles.

Dans certaines zones non raccordées au tout à l’égout, des municipalités peuvent faire le choix des toilettes sèches. Dans le Grand Lyon, le Parc de Parilly est pourvu d’une toilette sèche depuis 2011.

Le nettoyage et l’entretien

Comment faire des économies d’énergie durables pendant le ménage ?

Voici quelques astuces à faire au moins tous les ans, classées par ordre d’importance (de la plus importante à la moins importante) :

  • Nettoyage des joints des fenêtres : si vous avez des petits courants d’air, cela vous permet souvent de les limiter. Pensez à les remplacer s’ils sont trop détériorés
  • Nettoyage des grilles d’entrée d’air et d’extraction de la ventilation : ça renouvelle l’air et permet de le déshumidifier ! Voir notre paragraphe sur la ventilation.
  • Nettoyage des radiateurs / convecteurs : et oui, si vos radiateurs sont poussiéreux, vous n’allez pas pouvoir bien chauffer votre logement !
  • Nettoyage de la grille arrière et des joints du réfrigérateur : c’est le deuxième poste de consommation en électricité. Faites en sorte que le froid reste bien à l’intérieur du frigo ! Et pensez au dégivrage régulier : c’est 30% d’économies !
  • Nettoyage des joints du four et du micro-ondes : cela paraît évident non ? la chaleur doit rester dans le four !
  • Nettoyage des ampoules et des abat-jours : si vous avez de la poussière, cela éclaire moins et vous avez tendance à allumer d’autres lampes.

Vous trouverez également des outils vous permettant de faire le point sur les consommations énergétiques dans un logement :

Le kWh, quésaco ? Pour bien débuter dans les économies d’énergie

Le kilowattheure (kWh) est tout simplement une unité pour compter l’énergie, au même titre que les litres de fioul, les m3 de gaz ou les stères de bois. Cette unité de mesure est nécessaire pour comparer ce qui est comparable… Histoire de ne pas prendre des choux pour des carottes !

On retrouve cette unité sur notre compteur d’électricité et sur nos factures de gaz. Mais aussi sur les étiquettes énergie du diagnostic de performance énergétique (DPE) qu’on nous remet lorsqu’on achète ou loue un bien immobilier. Cette étiquette correspond à une consommation en kWh/m2/an.

Comment savoir s’il vaut mieux consommer 1 000 litres de fioul ou 20 m3 de gaz pour se chauffer ?



Rien de plus simple, on ramène tout au kWh !
Les équivalences sont résumées dans le tableau suivant :

Unité usuelle par type d’énergie Nombre de kWh (sur PCI*) moyen**
1 litre de fioul 10 kWh
1 m3 de gaz naturel 10 kWh
1 kg de granulés de bois 4,5 kWh
1 kg de plaquettes forestières 3,6 kWh
1 kg de bûches (20% d’humidité) 4 kWh***
1 kg de bûches (50% d’humidité) 2,3 kWh***
1 stère de bois bûche (25% d’humidité) 1 600 kWh***
1 kg de propane 12,8 kWh
1 kg de butane 12,7 kWh

*PCI : pouvoir calorifique
**Les valeurs peuvent légèrement varier selon l’humidité du bois, la provenance des hydrocarbures ou bien l’altitude
***Le nombre de kWh dépend également des essences de bois utilisées

Comment calculer des kWh ?
Le kWh est construite selon la formule suivante :
 Énergie (kWh) = Puissance (kW) x Temps (h)

Par exemple, je passe l’aspirateur pendant une demi-heure (0,5h) et ce dernier fait 1 600 W (soit 1,6 kW). J’ai donc dépensé au total 1,6 x 0,5 = 0,8 kWh

Ainsi, lorsqu’on fait des économies d’énergies, il faut prêter une attention particulière aussi bien à la puissance des appareils (en W) qu’au temps d’utilisation (en heure) !





Exercice pour ceux qui aiment les calculs :
Qu’est-ce qui consomme le plus : un four de 2 000 W allumé pendant 2h ou un four de 1 250 W allumé pendant trois heures et 12 minutes ?


Tic tac tic tac… La réponse est : c’est pareil ! 
2 kW x 2 h = 4 kWh et 1,25 kW x 3,2 h = 4 kWh également !

Choisir son logement et emménager

Vous visitez un nouveau logement

De nombreux critères entrent en ligne de compte dans le choix d’un logement. Nous vous proposons des critères permettant d’identifier un logement pouvant être « énergivore » et engendrer de grosses factures à l’usage.

Nous avons conçu une check-list pour reconnaître rapidement les éléments importants quand vous regardez les annonces ou téléphonez au propriétaire…

Avant de signer

Pour toute question juridique liée à la location (ou à la vente) d’un bien : contrat de bail, obligations du propriétaire et du locataire, assurances, etc., vous pouvez contacter l’Agence Départementale d’Information sur le Logement (ADIL).


Aménager son nouveau logement

Cette fiche résume les astuces qui pourront vous servir lors de l’emménagement, afin de limiter les gaspillages d’énergie et d’eau.

Choisir son éclairage

Pour finir, nous savons que choisir les ampoules adéquates à son logement peut très vite devenir un vrai calvaire, c’est pourquoi la rubrique « éclairage » a pour objectif d’éclairer votre lanterne.

Enfin, voici des conseils sur le choix d’un fournisseur d’énergie, sur la compréhension des factures et sur le suivi des consommations :

Comment choisir pour le gaz de ville ?

Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver lorsque l’on parle de facture, de fournisseurs et de kilowattheure !

En résumé :

  • je choisis un CONTRAT (chez un fournisseur) :
    – un abonnement (montant mensuel)
    – une classe de consommation (base – B0 – B1)
    -un tarif (règlementé – indexé – fixe – de marché)
  • je peux maîtriser ma CONSOMMATION :
    – en kilowattheure (le prix est fonction du contrat)
  • je dois payer des TAXES :
    – TICGN, CTSSG, CTA, TVA

Comment choisir son fournisseur de gaz ?

Les différents fournisseurs de gaz sur le territoire national

Depuis 2007, Engie (ex-GDF Suez) n’est plus le seul fournisseur national, le marché s’est ouvert et d’autres sont arrivés. En plus des fournisseurs nationaux, il y aussi des fournisseurs publics locaux appelés Entreprises Locales de Distribution (ELD) et présents sur certains territoires comme par exemple Gaz Electricité de Grenoble (GEG).

Les conditions pour changer de fournisseur

Pour changer de fournisseur, c’est gratuit et « sans délai » (compter environ 20 jours pour le transfert de dossier).
 Quelque soit votre contrat/abonnement, vous pouvez à tout moment en souscrire un nouveau. La résiliation de l’ancien contrat est automatique et réalisée entre les fournisseurs, vous n’avez donc rien à faire.

Et vous restez libre : si vous avez opté pour une offre de marché, vous pouvez revenir aux tarifs réglementés quand vous le souhaitez et cette démarche ne nécessite pas de changement de compteur.

Est-ce qu’il faut que je change de fournisseur ?

Des comparateurs vous permettent de comparer différents fournisseurs, en fonction de votre consommation (réelle ou estimée), de votre commune de résidence et de leurs offres. Le mieux est de connaître sa consommation réelle sur une année pour avoir une comparaison plus juste.

Le comparateur le plus neutre à l’heure actuelle est le comparateur du Médiateur de l’Energie, disponible sur le site http://comparateur-offres.energie-info.fr

Choisir son contrat

Les différentes classes de consommation : Base, B0, B1

Cuisson, eau chaude, chauffage, que l’un, que l’autre, tous ensembles ? Le tarif que vous allez choisir va dépendre de vos besoins, des équipements raccordés au gaz et de votre consommation. En résumé, plus votre consommation de gaz est importante, plus l’abonnement proposé coûte cher et plus le coût du kWh consommé est bon marché.

Les tarifs proposés sont les suivants :

  • Le tarif Base correspond à une consommation comprise entre 0 et 1 000 kWh (plutôt adapté pour la cuisson uniquement) ;
  • Le tarif B0 correspond à une consommation comprise entre 1 000 et 6 000 kWh (plutôt adapté pour la cuisson et l’eau chaude sanitaire) ;
  • Le tarif B1 correspond à une consommation comprise entre 6 000 et 30 000 kWh (plutôt adapté pour le chauffage, combiné à l’eau chaude sanitaire et/ou la cuisson) ;

Les différentes offres de contrat gaz : réglementée, de marché et les tarifs sociaux

Un même fournisseur peut vous proposer plusieurs contrats en fonction des différentes offres suivantes :

  • L’ offre au tarif réglementé : le prix est fixé par l’État et un seul fournisseur de gaz, Engie (ex-GDF), peut la proposer. Il s’agit de l’offre historique. Le prix du gaz peut évoluer une fois par mois et impacte votre facture d’énergie.
  • Les offres de marché à prix indexé : le prix varie en fonction de l’évolution du tarif réglementé. Par exemple, un tarif indexé à -4% vous garantira de payer toujours 4% moins cher que le tarif réglementé ; cela veut dire que vous restez soumis aux fluctuations de l’offre au tarif réglementé.
  • Les offres de marché à prix fixe : le prix du gaz est figé pendant une durée déterminée par le contrat : 1 an, 2 ans ou 3 ans. Il s’agit donc d’étudier le bon moment pour souscrire ce type de contrat.
  • Les offres de marché à prix libre : Le prix des offres de marché à prix libre est fixé librement par le fournisseur. L’évolution est définie dans le contrat.

Pas facile de faire son choix ? Tournez-vous vers un comparateur pour étudier la meilleure offre.

Les tarifs sociaux

Les tarifs sociaux existent pour les contrats d’électricité et de gaz naturel. Vous pouvez y avoir droit selon vos revenus.

Pour le gaz naturel, ce tarif s’appelle le Tarif Spécial de Solidarité (TSS). Il s’agit d’une réduction forfaitaire sur le montant de votre facture.

Depuis 2015, ces tarifs doivent vous être automatiquement appliqués par votre fournisseur. Si ce n’est pas le cas et que vous pensez être éligible vous devez contacter ce numéro vert (gratuit) avec votre dernière feuille d’imposition pour connaître la démarche à suivre : 0 800 333 124.

Par exemple : Ma famille est composée de deux adultes et deux enfants. Nos revenus mensuels n’excèdent pas 2 042 € et nous consommons 4 000 kWh par an avec un contrat individuel. Avec le TSS, nous bénéficierons d’une déduction de 117 € sur la facture annuelle.

Vous trouverez plus d’informations sur les tarifs sociaux en suivant ce lien.

En cas de litige : le médiateur de l’énergie

Un litige s’annonce avec votre fournisseur ? Voici la démarche à suivre :
1. Tout d’abord, contactez le service client de votre fournisseur, muni(e) de votre facture.
2. Si ce n’est pas suffisant, écrivez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception.
3. S’il n’y a pas de réponse dans les deux mois qui suivent, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur national de l’énergie (site internet, numéro vert : 0800 112 112)

Lire sa facture

Qu’est-ce que je paie ?

  • L’abonnement, c’est la partie fixe de votre facture. Son montant dépend du tarif choisi (Base, B0 ou B1). Il est révisé chaque année.
  • La consommation c’est la partie variable de votre facture : plus vous consommez plus vous payez. Cette consommation se mesure en m3 dans votre logement (relevés que vous faites sur votre compteur de gaz). Ces m3 sont ensuite convertis en kilowattheures (kWh) sur votre facture.
  • Taxes et contributions : plus d’info…

La Taxe Intérieure sur Consommation de Gaz Naturel (TICGN) est appliquée à la consommation de gaz naturel des particuliers depuis le 1er avril 2014. Elle est perçue pour le compte des Douanes. Elle est ensuite intégrée, en tant que recette, au budget de l’État. Le taux de taxation est de 2,93 €/MWh PCI (2,64 €/MWh PCS) en 2015.

La contribution au Tarif Spécial de Solidarité (CTSSG) permet de financer le Tarif Spécial de Solidarité (TSS). Ce tarif est accordé aux foyers en fonction de leurs revenus. Elle est fixée à 0,2 €/MWh depuis 2014.

La Contribution Tarifaire d’Acheminement (CTA), mise en place en 2005 pour l’électricité et le gaz naturel, sert à financer les retraites des employés des Industries Électriques et Gazières (IEG). Pour un consommateur domestique, la CTA représente en moyenne 2% de sa facture de gaz naturel.

La TVA est un impôt direct sur la consommation pour l’Etat. Elle s’applique sur l’abonnement, la consommation et les taxes mais à des taux différents.

Quelles différences entre les relevés et les estimations ?

Le relevé de compteur

Le relevé de compteur est fait par un technicien GrDF (ou un technicien de votre ELD) 1 à 2 fois par an. Ce relevé permet de calculer votre consommation réelle pour fournir une facture reflétant au mieux ce que vous avez consommé.

Les estimations

À partir des consommations de gaz des années précédentes pour le logement, une estimation est réalisée par le fournisseur puis indiquée sur votre facture. Cette information se veut la plus proche de vos habitudes mais il y a une marge d’erreur. A chaque relevé de compteur, cette marge d’erreur est rectifiée.

Le relevé client

Le client a la possibilité de faire lui-même ses relevés de compteur et de les transmettre au fournisseur. Ainsi, une plus grande précision est réalisée sur la facture suivante.

Le coefficient de conversion : comment connaître sa consommation en kWh à partir du relevé de compteur ?

Le coefficient de conversion permet de transformer des m3 en kWh. Ce coefficient est compris entre 10 et 11, c’est-à-dire que pour 1m3 consommé, on sera facturé entre 10 et 11 kWh.
Pour connaître son coefficient de conversion (hors ELD), il suffit de rentrer son code postal sur ce site internet

Le calcul du coefficient se fait en fonction de :

  • la composition du gaz naturel : elle varie en permanence en fonction de l’origine du gaz naturel (Pays-Bas, mer du Nord, Russie, Algérie) et de sa teneur en azote notamment.
  • l’altitude de votre commune : la pression atmosphérique diminue avec l’altitude, ce qui rend le gaz naturel moins dense (plus léger), il contiendra donc moins d’énergie. Un même gaz aura un coefficient de conversion plus faible d’environ 10% à 1 000 mètres d’altitude qu’au niveau de la mer.
  • la pression de livraison : plus la pression de livraison augmente plus le coefficient de conversion est élevé. Pour du chauffage collectif ou des utilisations professionnelles importantes, la pression de livraison est plus élevée que pour du chauffage individuel ou pour de petits usages professionnels.

Suivre ses consommations

Un suivi régulier de vos consommations de gaz permet d’anticiper le montant de votre prochaine facture et de vérifier les économies d’énergie générées par les actions que vous mettez en place.

Suivi manuel (avec ce tableau)

  • Nous vous proposons un document où vous pouvez entrer vos relevés de compteur en m3 et la date associée, le tableur calcule pour vous le montant de votre facture annuelle.
  • Une autre solution pour suivre ses consommations : l’Espace INFO>ENERGIE du Rhône et de la Métropole de Lyon anime le défi des Familles à Energie Positive. Ce Défi consiste à suivre ses consommations du mois de décembre au mois d’avril. Le but est de faire des économies par rapport à l’année précédente, sans investissement juste par des écogestes. Ainsi vous suivez de manière ludique vos consommations !

Suivi automatique (ou télérelève) via le compteur Gazpar


Le compteur communicant Gazpar permettra bientôt de faire de la relève à distance et automatiquement. 
Ainsi, les mesures seront facilitées et la facture sera directement établie en fonction des consommations réelles (il n’y aura donc plus d’estimation de consommation). L’évolution de votre consommation sera accessible sur un site dédié.

Pour l’instant, le compteur communicant Gazpar est au stade de l’expérimentation.

Votre logement est-il économe ? Ce document vous permettra de faire une étiquette DPE simplifiée de votre logement et qui laissera peut-être entrevoir des travaux de rénovation.

L’avis du conseiller – Voici quelques notions pour analyser ses consommations :
La consommation moyenne d’un ménage français est de 20 000 kWh/an, tous usages confondus (chauffage, eau chaude, éclairage, cuisine, appareils électriques…) et tout type d’énergie (gaz, électricité, bois…). Ce chiffre reste approximatif et dépend de beaucoup de paramètres (usager économe ou pas, maison énergivore…).

Aller plus loin

Qu’est que le gaz vert ?

Le gaz vert ou offre « compensé carbone », contrairement à l’électricité verte, n’est pas lié à une production d’origine renouvelable. Il est en fait question que le fournisseur fasse un investissement financier dans des projets environnementaux qui compensent les émissions de CO2 liées à l’extraction, l’acheminement et la consommation du gaz naturel. Par exemple, cela peut être un projet de reforestation.

Souscrire une offre gaz vert ou « compensé carbone » est plus cher mais c’est faire un geste pour la planète !

Comment choisir pour l’électricité ?

Il n’est pas toujours évident de s’y retrouver lorsque l’on parle de facture, de fournisseurs et de kilowattheure !

En résumé :

  • je choisis un CONTRAT (chez un fournisseur) :
    – un abonnement (montant mensuel)
    – une puissance souscrite (3 – 6 – 9 – 12 kVA)
    -un tarif (règlementé – indexé – fixe – de marché)
  • je peux maîtriser ma CONSOMMATION :
    – en kilowattheure (le prix est fonction du contrat)
  • je dois payer des TAXES :
    – TICGN, CTSSG, CTA, TVA

Comment choisir son fournisseur d’électricité ?

Les différents fournisseurs sur le territoire national

Depuis 2007, EDF n’est plus le seul fournisseur national, le marché s’est ouvert et d’autres sont arrivés. En plus des fournisseurs nationaux, il y aussi des fournisseurs publics locaux, appelés Entreprises Locales de Distribution (ELD), présents sur certains territoires comme par exemple Gaz Electricité de Grenoble (GEG).

Les conditions pour changer de fournisseur

Pour changer de fournisseur, c’est gratuit et « sans délai » (compter environ 20 jours pour le transfert de dossier).
Vous pouvez à tout moment souscrire un nouveau contrat. La résiliation de l’ancien contrat est automatique et réalisée entre les fournisseurs, vous n’avez donc rien à faire. 
Et vous restez libre : si vous avez opté pour une une offre de marché, vous pouvez revenir au tarif réglementé quand vous le souhaitez et cette démarche ne nécessite pas de changement de compteur.

Est-ce qu’il faut que je change de fournisseur ?

Des comparateurs vous permettent de comparer différents fournisseurs, en fonction de votre consommation (réelle ou estimée), de votre commune de résidence et de leurs offres. Le mieux est de connaître sa consommation réelle sur une année pour avoir une comparaison plus juste.

Le comparateur le plus neutre à l’heure actuelle est le comparateur du Médiateur de l’Energie, disponible sur le site http://comparateur-offres.energie-info.fr

Choisir son contrat

Choisir la bonne puissance : 3 – 6 – 9 ou 12 kVA

La puissance souscrite est la puissance maximale autorisée par votre contrat, elle s’exprime en kVA (kilovoltampère). Si cette puissance est dépassée, le disjoncteur du compteur électrique se déclenche.
Le tableau suivant présente des conseils de puissance selon la taille de votre logement, les équipements électriques et le type de chauffage et d’eau chaude sanitaire que vous utilisez :

Surface du logement Équipements Puissance souscrite
< 70m2 Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson 3 kVA
Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson + Chauffage et eau chaude 6 kVA
70m2 – 100m2 Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson 6 kVA
Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson + Chauffage et eau chaude 9 kVA
100 – 150 m2 Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson 9 kVA
Lave-linge, Informatique, TV, Hi-fi, Cuisson + Chauffage et eau chaude 12 kVA

Le prix de l’abonnement augmente en fonction de la puissance que vous allez souscrire. Le changement de puissance souscrite nécessite l’intervention payante d’un technicien (même si l’arrivée du compteur communicant Linky va limiter le coût d’une telle intervention).
Pour analyser votre situation, voici les différents coûts d’abonnement annuels en fonction de la puissance souscrite (chiffres de février 2016 – base de données Pégase) :
>3 kVA : 54,45 € ;
>6 kVA : 88,42 € ;
>9 kVA : 117,2 € ;
>12 kVA : 180,11 €

Les différentes offres de contrat d’électricité, les options et les tarifs sociaux

  • L’ offre au tarif réglementé : le prix est fixé par l’État et un seul fournisseur d’électricité, EDF, peut la proposer. Il s’agit de l’offre historique. Ce tarif varie une fois par an pour l’électricité (en août).
  • Les offres de marché à prix indexés : le prix évolue en même temps que le tarif réglementé. Par exemple, un tarif indexé à -4% vous garantira de payer toujours 4% moins cher que le tarif réglementé ; cela veut dire que vous restez soumis aux fluctuations du tarif réglementé.
  • Les offres de marché à prix fixes : le prix du kilowattheure électrique n’évolue pas pendant la durée du contrat (1 ou 2 ans en général). Comme les abonnements téléphoniques, vous vous engagez sur une durée !
  • Les offres de marché à prix libre : Le prix des offres de marché à prix libre est fixé librement par le fournisseur. L’évolution est définie dans le contrat.

Pas facile de faire son choix ? Tournez-vous vers un comparateur pour étudier la meilleure offre.

Les différentes options

Au sein de chacune de ces grilles tarifaires, vous avez différentes options qui vont faire varier le prix du kWh :

  • Option Base : le prix du kWh électrique est toujours le même au cours de la journée.
  • Option Heures pleines/Heures creuses (HP/HC) : les heures creuses coûtent moins cher et les heures pleines plus cher (légèrement plus cher que le prix du kWh en option Base). Pendant les heures creuses on essaiera donc de faire fonctionner le maximum d’appareils électriques pour optimiser son contrat.
  • Option Tempo (ex-EJP) : cette option n’est disponible que chez EDF et demande un peu plus d’organisation. Trois types de prix (bleu, blanc, rouge) sont définis selon les jours de l’année, avec des heures pleines et des heures creuses pour chaque type de prix, soit 6 tarifs différents.

L’info du conseiller : les options HP/HC et Tempo ont été créées pour inciter les français à décaler leur consommation d’électricité sur des plages horaires moins utilisées et ainsi éviter les pics de consommation. Ces options ne sont avantageuses qu’à partir du moment où un nombre important des appareils électriques du foyer fonctionnent pendant les heures les moins chères (cumulus, lave-vaisselle, lave-linge…).

Le Tarif de Première Nécessité (TPN)

Les tarifs sociaux existent pour les contrats d’électricité et de gaz naturel. Ils sont fonction de vos revenus et doivent être appliqués automatiquement par tous les fournisseurs. Pour l’électricité, ce tarif s’appelle le Tarif de Première Nécessité (TPN).
Il s’agit d’une déduction forfaitaire annuelle appliquée sur votre facture. Elle dépend de la composition de votre foyer et du contrat d’énergie que vous souscrivez. 
Vous trouverez plus d’informations sur les tarifs sociaux en suivant ce lien.

Par exemple : Ma famille est composée de deux adultes et deux enfants. Nos revenus mensuels n’excèdent pas 2 042€ et mon contrat d’électricité est de 6 kVA. Avec le TPN, nous bénéficierons d’une déduction de 131 € sur la facture annuelle.

Les offres vertes, c’est quoi ?

Cela signifie que l’électricité produite provient d’un système de production qui utilise des énergies renouvelables (vent/éolien, soleil/photovoltaïque, eau/hydraulique..). 
Choisir une offre verte signifie que le fournisseur d’énergie achète autant d’électricité d’origine renouvelable que d’électricité que vous consommez.

Remarques du conseiller : Aujourd’hui, seules les garanties d’origine délivrées par Powernext aux fournisseurs vous certifient de la provenance renouvelable de l’électricité. A savoir que souscrire une offre verte ne signifie pas nécessairement que vous allez contribuer au développement des énergies renouvelables. Les fournisseurs font généralement le choix de s’approvisionner en grande majorité en électricité d’origine hydraulique, la plupart des investissements étant déjà amortis. A l’heure actuelle, seul Enercoop décide de n’acheter qu’auprès de producteurs indépendants favorisant ainsi le développement des énergies renouvelables.

En cas de litige : le médiateur de l’énergie

Un litige s’annonce avec votre fournisseur ? Voici la démarche à suivre :
1. Tout d’abord, contactez le service client de votre fournisseur, muni(e) de votre facture.
2. Si ce n’est pas suffisant, écrivez-lui une lettre recommandée avec accusé de réception (c’est une preuve de votre réclamation, il est donc à conserver).
3. S’il n’y a pas de réponse dans les deux mois qui suivent, vous pouvez saisir gratuitement le médiateur national de l’énergie (site internet, numéro vert : 0800 112 112)

Lire sa facture

Qu’est-ce que je paie ?

  • L’abonnement, c’est la partie fixe de votre facture. Il va dépendre de la puissance souscrite.
  • La consommation c’est la partie variable de votre facture : plus vous consommez plus vous payez. Le kilowattheure (kWh) est l’unité de mesure de l’énergie, c’est l’unité que vous retrouvez sur votre compteur d’électricité.
  • Les taxes qui vont dépendre de votre consommationLa Contribution au service public de l’électricité (CSPE). Son montant est fixé par les pouvoirs publics. Elle est proportionnelle au volume d’électricité consommée et permet de financer les charges de services publics à savoir :
    > le développement des énergies renouvelables
    > le surcoût de la production de l’électricité dans les zones non connectées au réseau continental
    > le budget de fonctionnement du médiateur de l’énergie
    > la part du tarif social (TPN)

La CSPE représente environ 9 % de notre facture.

La taxe sur la consommation finale de l’électricité (TCFE) est perçue par les communes et les départements et sert à financer une partie des travaux réalisés sur les réseaux électriques. Son montant est proportionnel à l’électricité consommée.
Elle représente environ 6 % de notre facture.

La Contribution tarifaire d’acheminement (CTA) assure le financement partiel du régime de retraite des salariés du transport et de distribution des industries du gaz et de l’électricité. Son montant dépend de l’abonnement. 
Elle représente environ 2 % de notre facture.

La Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) est un impôt direct sur la consommation pour l’Etat. Elle s’applique sur l’abonnement, la consommation et les taxes mais à des taux différents.
Elle représente environ 15 % de notre facture.

  • Les services auxquels vous auriez pu souscrire

Quelles différences entre les relevés et les estimations ?

  • Le relevé de compteur est effectué une ou deux fois par an (selon si vous êtes mensualisé ou non) par un technicien Enedis (ou un technicien de votre ELD). Cette mesure est la plus fiable pour le fournisseur d’énergie. Avec les compteurs Linky, les techniciens peuvent faire des relevés à distance, sans se déplacer.
  • L’estimation est réalisée à partir des consommations des années précédentes. Cette estimation peut être faite sur l’année : vous payez chaque mois la même chose et en fin d’année le fournisseur fait une régularisation. Point positif : votre facture est lissée sur l’année / Point négatif : difficile de savoir si vous consommez plus que prévu… L’estimation peut aussi être faite tous les deux mois. Point positif : vous avez une estimation plus proche de vos consommations réelles sur la période concernée / Point négatif : vous payez plus en hiver…
  • Le relevé client : le client a la possibilité de faire lui-même ses relevés de compteur et de les transmettre au fournisseur. Ainsi, vous ne payez ce que vous consommez.

Suivre et relever ses consommations

Un suivi régulier de vos consommations d’électricité permet d’anticiper le montant de votre prochaine facture et de vérifier les économies d’énergie générées par les actions que vous mettez en place.

Téléchargez cette fiche, elle vous apportera une aide pour relever vos consommations en fonction de votre type de compteur électrique (électromécanique, électronique ou Linky).

Suivi manuel

  • Nous vous proposons un document où vous devez rentrer vos relevés de compteur en kWh et la date associée, le tableur calcule pour vous le montant de votre facture annuelle selon si vous êtes en forfait Heure Plein Heure Creuse ou non: Suivi conso HPHC / Suivi conso Base
  • Une autre solution pour suivre ses consommations : l’Espace Info-Energie du Rhône et de la Métropole de Lyon anime le défi des Familles à Energie Positive. Ce Défi consiste à suivre ses consommations du mois de décembre au mois d’avril. Le but est de faire des économies par rapport à l’année précédente, sans investissement juste par des écogestes. Ainsi vous suivez de manière ludique vos consommations !

Suivi automatique (ou télérelève) via le compteur Linky

Le compteur communicant Linky permet de faire de la relève à distance et automatiquement. 
Ainsi, les mesures sont facilitées et la facture est directement établie en fonction des consommations réelles (il n’y a donc plus d’estimation de consommation). Dans ce cas, votre consommation est accessible sur votre espace Enedis.

Pour plus d’informations sur le compteur Linky, téléchargez la fiche récapitulative présentant son fonctionnement et des éléments de réponse concernant la gestion des données, les ondes émises, le coût…

Votre logement est-il économe ? Ce document vous permettra de faire une étiquette DPE simplifiée de votre logement et laissera peut-être entrevoir des travaux de rénovation.

L’avis du conseiller : Voici quelques notions pour analyser ses consommations :
 La consommation moyenne d’un ménage français est de 27 000 kWh/an, tous usages confondus (chauffage, eau chaude, éclairage, cuisine, appareillages…) et tout type d’énergie (gaz, électricité, bois…). Ce chiffre reste approximatif et dépend de beaucoup de paramètres (usager économe ou pas, maison énergivore…).

Pour aller plus loin

Énergie primaire et énergie finale pour l’électricité

L’énergie finale est celle qui nous est facturée et qui est affichée au compteur.
L’énergie primaire est celle qu’il a fallu pour produire et transporter cette énergie jusqu’à nous.

En France, le coefficient de conversion entre énergie primaire et énergie finale pour l’électricité est de 2,58. Il est calculé en fonction du mix énergétique (proportion entre électricité d’origine nucléaire, renouvelable et fossile) et du rendement des installations (centrales nucléaires, éoliennes, centrales thermiques, panneaux photovoltaïques…). 
Donc pour avoir 1 kWh électrique chez moi, il a fallu en produire 2,58 kWh.

D’où vient l’électricité en France ?
Cette information est disponible sur vos factures d’électricité, il s’agit du mix énergétique.

Les factures d’énergie et d’eau

Vous venez de recevoir votre facture et vous avez des questions ou des incompréhensions ?

Comprendre ses factures d’électricité

Pour comprendre ses factures d’électricité, nous vous invitons à consulter le paragraphe « Comment lire sa facture » dans la partie « Comment choisir pour l’électricité » plus haut.

Comprendre ses factures de gaz

Pour comprendre ses factures de gaz, nous vous invitons à consulter le paragraphe « Comment lire sa facture » dans la partie « Comment choisir pour le gaz » plus haut

Comprendre ses factures d’eau

Pour comprendre ses factures d’eau, nous vous invitons à consulter le paragraphe « Comment lire sa facture » dans la partie « L’eau » plus haut.

Les compteurs communicants

Les compteurs d’énergie et d’eau sont progressivement en train d’être remplacés par des compteurs dits « communicants ».

A la différence de nos anciens compteurs (que le distributeur devait relever régulièrement via l’intervention d’un technicien), ces compteurs transmettent automatiquement des informations sur la consommation du logement par télérelève.

Ainsi :

  • Le distributeur peut affiner l’équilibre du réseau en connaissant de manière plus précise la consommation des foyers ;
  • Le fournisseur peut ajuster plus rapidement la facturation et diminuer ainsi l’écart entre les estimations et la consommation réelle ;
  • Les éléments de consommation sont plus fins (à la journée par exemple) et permettent à l’Espace Info-energie d’améliorer sa qualité de conseil sur la maîtrise de vos consommations d’énergie et d’eau ;

Les compteurs communicants existants sur le territoire du Rhône et de la Métropole de Lyon sont :

  • Linky pour l’électricité
 : voici une fiche récapitulative qui présente le fonctionnement du compteur Linky et des éléments de réponse concernant la gestion des données, les ondes émises, le coût…
  • Gazpar pour le gaz : voir plus haut
 / fiche récapitulative
  • Pour l’eau : voir plus haut

Suivre ses consommations

Suivre ses consommations, c’est primordial ! Cela permet de pouvoir situer ses consommations et de ne pas avoir de surprise lorsque l’on reçoit sa facture d’énergie ou d’eau.

Pour plus d’infos se référer aux parties plus haut « l’eau », « comment choisir pour l’électricité ? », et « comment choisir pour le gaz ? ».