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La valeur verte des logements, ou quand performance énergétique rime avec valorisation du patrimoine

20 novembre 2017

Améliorer la performance énergétique des logements participe à la compétitivité sur le marché immobilier de ces biens.

Les Notaires de France viennent de mettre à jour une étude sur la valeur verte des logements dans le but de chiffrer l’impact de l’étiquette énergie d’un logement sur son prix de vente. D’année en année, le constat des notaires se précise et devient toujours plus visible. Cette étude montre en effet que la "valeur verte" d’un logement est une donnée bien réelle, nécessaire à prendre en considération pour estimer le retour sur investissement des travaux d’économie d’énergie entrepris.

Au regard de cette étude, il apparaît qu’un logement classé A-B se vend plus cher qu’un logement classé D : jusqu’à 13 % plus cher pour une maison et 19 % plus cher pour un appartement, selon les régions. Un logement performant d’un point de vue thermique permet donc d’être mieux placé sur le marché de l’immobilier. A l’échelle de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ces chiffres sont respectivement de +11% et +10%.

La valeur verte

La valeur verte est définie, dans le cadre de cette étude, comme l’augmentation de la valeur engendrée par la meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien immobilier par rapport à un autre, toutes choses égales par ailleurs.

La classe D sur l’étiquette énergie du DPE est aujourd’hui considérée comme le niveau moyen des logements ; elle sert donc de base pour cette étude et les variations constatées se font par rapport à cette classe.

La valeur verte des maisons

Ainsi une maison étiquetée F ou G a tendance à se vendre 18% moins cher qu’un logement en classe A-B en Auvergne-Rhône-Alpes. A l’inverse, un logement avec une étiquette A ou B aurait tendance à se vendre 11% plus cher qu’un logement classé D (dans la limite de l’information disponible dans les bases notariales).

La valeur verte des appartements

Même constat que pour les maisons. La carte ci-dessous montre qu’en Auvergne-Rhône-Alpes, un appartement dont l’étiquette énergie est A-B a tendance à se vendre 10% plus cher qu’un appartement classé D (dans la limite de l’information disponible dans les bases notariales).

Le risque de l’inaction

Cette étude révèle également que ne rien faire ne ferait qu’aggraver la situation. En 2015, lors de la précédente étude portant sur les transactions de 2011-2012, les logements classés en E, F ou G se vendaient au même prix qu’un logement classé en D. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas ! Vendre un logement classé en E pourrait dévaluer son prix de 3%. 
Une dévaluation qui pourrait même atteindre 7% pour une étiquette F ou G. Il est donc indispensable d’envisager et d’engager la rénovation de ces bâtiments qui représentent près de 40% des logements.

Plus d’information

Pour tous renseignements complémentaires sur le sujet, si vous êtes en cours d’achat d’un bien immobilier et que vous voulez comprendre le contenu du DPE, estimer le gain potentiel de la rénovation et le coût des travaux et connaître les aides financières pour la rénovation, n’hésitez pas à nous contacter.

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